Les braconniers : CALLAN WINK ou le nature writing à son meilleur
Avoir une famille, c’est ce qui donne de la consistance aux années.
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Le bonheur naît parfois de moments d’une grande simplicité. Comme lors de cette soirée dans une tente de trappeur. La lumière et la chaleur mouvantes d’un feu de bois dansent sur les pages d’un livre tenu entre quatre mains. Dans l’air se mêlent les odeurs de pluie, de fumée de bois, d’ortie et de nos corps sereins. Dehors, les bruits de la nuit nous emportent doucement jusqu’aux vallées du Montana…
Nous sommes dans les grands espaces américains - le Yellowstone - 2 frères vivent en quasi autarcie mais sont rattrapés par les dettes, poussés à la compromission par la misère. Une tension est établie dès la première page - le danger vient autant de la nature puissante que des tempéraments des personnages.
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Ce qu'il faut en penser...
On est subjugués par le nouveau roman de Callan Wink , Les Braconniers, un must to be de nature writing.
Comme dans les meilleurs romans du genre, la nature y est immense, magnifique, jamais idéalisée.
Elle devient le reflet des personnages : rude, silencieuse, indifférente parfois, profondément vivante surtout.
La violence des hommes et de la société viendra perturber cet équilibre aussi beau que précaire. Une fraternité de sang devenant aussi imprévisible que les éléments, oscillant entre tendresse, respect et rivalité.
Loin du rêve américain, Callan Wink raconte avec une mélancolie discrète, des vallées oubliées, la survie et la solitude des existences précaires.
Une œuvre âpre et habitée. dans laquelle les personnages avancent entre survie et attachement, entre solitude et liens ténus. Un roman où les grands espaces révèlent autant la splendeur du vivant que la vulnérabilité humaine.
Un récit qui à la fois assombrit l’esprit et réchauffe le cœur.
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Les braconniers de Callan Wink
Parution 30 avril chez Albin Michel
La vallée tout entière était noyée de fumée, et les couchers de soleil d’un rouge apocalyptique.
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