EVIL DEAD BURN de Sébastien Vaniček : et ça continue en gore et en gore
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Mais pourquoi, pourquoi il y a -t- il toujours un neuneu, ici le petit-fils d'un grand-père démonologue à ses heures, qui découvre ce qu'il ne faudrait jamais découvrir, et qui dit ou fait ce qu'il ne faudrait jamais dire ou faire ? Tout simplement parce que sinon, la franchise " Evel Dead " n'aurait jamais existé.
Or donc, dans une belle maison gothique éloignée de tout, un jeune homme réveille une " Deadite " au fond du lac tout près. Et c'est bien connu, le ou la Deadite a le réveil difficile, surtout pour les autres.
Saut de lit ou plutôt saut du lac en putréfaction, un prélude impressionnant avec canne à pêche meurtrière, lac en ébullition et viande bouillie pour nous mettre en jambe, comme pour nous avertir qu' ensuite : " ... ça continue en gore et en gore , c'est que le début d'accord, d'accord...".
Bon donc accrochez-vous car la démone originelle en contaminant le fils aîné d'une bien belle famille américaine va semer le cahos dans la sinistre et décatie demeure familiale.
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Résurrection sanglante, puis huis-clos domestique dans lequel le père, le fils, la fille, la mère la grand-mère et la bru ( française) vont devoir se défendre ensemble de chacun d'entre eux.
Tous les coups et tous les instruments sont permis. Un appui-tête qui n'a jamais aussi bien porté son nom et sa fonction, une débrousailleuse qui ne débrousaille pas que de la broussaille, un stylo de luxe ( genre Sheaffer ou Montblanc ) pour cotton tige ou même dentier très contaminant.
Pour info, le Deadite, à l'instar du zombie, vampire ou autre lycantrope, transmet sa méchanceté ( euphémisme ) par le sang et la salive, les autres fluides corporels n'ont pas encore été observés.
En bref, le petit frenchie de Noisy-le-Grand, Sébastien Vaniček, déjà réalisateur d'un Vermine d'excellente mémoire, qui a servi de belle carte de visite à l'international et son scénariste Florent Bernard- lui remarqué au cinéma pour un film à des années lumière du cinéma de genre, - sont partis jouer dans la cour des grands à Hollywood pour s'attaquer avec une belle énergie gore à la franchise " Evel Dead ".
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Le travail est sérieux, sanglant, gluant, démembrant et bourré d'effet spéciaux étonnants et rigolos au service d'une mise en scène toujours surprenante.
Et si le sous-texte de violences domestiques et familiales est assez finement et opportunément évoqué, sur la fin le scénario tire tout de même un peu à la ligne. Les dix dernières minutes finales, qui usent d'effets spéciaux un peu cheap, ne sont pas les plus réussies d'un film qu'on conseillera avant tout aux vrais amateurs du genre...
EVIL DEAD BURN de Sébastien Vaniček, depuis le 8 juillet au cinéma
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