Pour-Contre : La Fin d’Oak Street : un dino rassasiant ou indigeste?
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Deux gros films étaient de sortie hier dans les salles de cinéma français et à la fois deux longs métrages qui ont divisé les deux chroniqueurs ciné de Baz'art..
Commençons par ces chroniques opposées avec la fin d'Oak Street, blockbuster de cette mi août, le revival très 80s de David Robert Mitchell avec plein de petites bestioles au programme.
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Dans l’Amérique paisible du début des années 1980, les habitants d’Oak Street sont tout à leur fête de quartier : barbecue, courses en sac. C’est à peine s’ils remarquent un étron monumental et la pousse accélérée d’étranges arbres, disparus depuis des millions d’années. Ce sont pourtant les prémices d’un mystérieux événement cosmique qui téléporte Oak Street dans la préhistoire !
La famille Platt se réveille, privée d’électricité et d’eau courante. ar les fenêtres, ils voient des dinosaures rôder sur les pelouses, en quête de nourriture. Impossible de prendre la fuite. Toutes les routes sont bloquées par une falaise, un mur de forêt, etc. Comme si leur zone pavillonnaire était sous cloche. Dès lors, il faut se serrer les coudes pour survivre.
Dans Jurassic Park, de Steven Spielberg, l’expérience consistait à plonger des passionnés de paléontologie dans un parc animalier rempli de dinosaures ressuscités par la science. La Fin d’Oak Street inverse avec maestria ce postulat : que se passe-t-il quand on lâche dans un quartier pavillonnaire une horde de ptérodactyles, tyrannosaures, allosaures ou stégosaures affamés ?
Révélé par It Follows, thriller horrifique et métaphorique sur une entité vindicative sexuellement transmissible, le réalisateur américain David Robert Mitchell m'avait un peu laissé sur le bas coté avec le récit surréaliste Under the Silver Lake, sorte de La La Land noir, portrait d’un Los Angeles qui aurait basculé du côté obscur. Avec La Fin d’Oak Street, le cinéaste de 51 ans revient en force avec un film de commande qui a visiblement eu du mal à se monter et rend un superbe hommage aux films d’horreur familiaux de son enfance (Poltergeist) et aux classiques de Spielberg.
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Le tour de force de La Fin d’Oak Street est de mêler avec brio aventure fantastique familiale tout droit venue des années 1980 et mise en scène toujours brillamment lancinante de David Robert Mitchell.
En jouant avec les zooms, en multipliant les plans à double focale, David Robert Mitchell adopte ici un style proche du cinéma de la fin des années 70 et du début des années 80 pour un film à l’ancienne qui irrigue un charme fou d'une nostalgie qui fait du bien.
Le résultat étant un blockbuster d'auteur sans doute imparfait mais sacrément plaisant et aux effets spéciaux sacrément réussis
Un divertissement à l’ancienne faussement spielbergien mais qui est franchement jubilatoire de bout en bout avec des moments trash, de l’humour, de l’émotion, le tout, fait rare, sur 1h40 seulement.
Philippe H
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Où :
Un lotissement plein de pimpante maisons au gazon bien entretenu, remplies de familles américaines bien nourries, un papa au chômage sera un plus...
Qui :
Une famille américaine ( voir ci-dessus ), un ado au réactions désespérément crétines, des parents se demandant toutes les dix minutes au sont passés leurs chères têtes blondes alors que le danger rode et qu'il y a des éclaires partout, et un chien fidèle qui est le mammifère plus intelligent de la famille.
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Quand :
1982, époque bénie et libérale, coiffures improbables, jeans poutre apparente, voitures rutilante pour les parents et vtt sautillant pour les enfants. ( ref, E.T , les Gonnies et la quatrième dimension, Stranger thing, liste non exhaustive ).
Quoi et pourquoi :
Survivre coûte que coûte aux élément perturbateurs très, très carnivores à crocs, à langues fourchues et/ou à écailles, volants, rampants et/ou courrant très vite....
Explication :
Boucle spacio-temporel versus livreur de pizza.
Intention :
Faire très peur et surprendre...
( voir ci- dessous )
Impression :
" déjà vu ", à prononcer avec l'accent américain. Bourré d’incohérences et de faux raccords (une jambe cassée vite guérie, une boucle temporelle ayant bon dos), La Fin d’Oak Street n’est pas crédible une seule seconde..
Conclusion :
Le résultat, même pas digne d’un honnête film de série B, est très éloigné des grands frissons des Dents de la mer ou de Jurrasic Park. Mais que diable sont venus faire McGregor et Attaway dans cette galère ?
Ce que j'en pense : RIEN ! Et c'est la plus gentille chose que je peux dire à ce sujet!!
Michelio
De David Robert Mitchell. Avec Anne Hathaway, Ewan McGregor, Maisy Stella... Durée: 1h39. Sortie le12 août 2026
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