Critique La vie en relief : Jacques Henri Lartigue, le secret le mieux gardé de la photographie
« “Depuis que je suis petit, j’ai une espèce de maladie : toutes les choses qui m’émerveillent s’en vont sans que ma mémoire les garde suffisamment”
Paris, 1903. A l’âge de 9 ans, Jacques commence à emprunter l’appareil photo stéréoscopique de son père, qui photographie le relief. Dès lors et pendant 25 ans, il capture tout ce qu’il aime, en trois dimensions et en amateur, uniquement pour son plaisir et celui de ses proches.
Une plongée inédite en 3D relief dans la jeunesse du photographe Jacques Henri Lartigue, témoin de la Belle Époque, la Première guerre mondiale, les Années folles, l’invention de l’aviation et de l’automobile.
/image%2F1371318%2F20260819%2Fob_0555b9_lvr-affiche-web.jpg)
Jacques Henri Lartigue, ou le secret le mieux gardé de la photographie, a enfin un documentaire rien que pour lui.
Le photographe inconnu le plus célèbre du XXème siècle est né avec une cuillère d'argent dans la bouche et un appareil photo dans les mains.
Fils de famille fortuné, le garçonnet découvre très tôt la photographie stéréoscopique, il commence à immortaliser en relief la vie autour de lui, c'est à dire l'existence dorée des très riches et très oisifs jeunes gens de son monde.
/image%2F1371318%2F20260819%2Fob_af3e1c_5-jacques-henri-lartigue-minist.jpg)
Photographe éclairé mais amateur, ne montrant jamais ses clichés, se rêvant peintre et illustrant parfaitement la maxime, " nul n'est prophète en son pays ", il devient célèbre du jour au lendemain, à près de soixante-dix ans grâce à un jeune conservateur du MOMA qui tombe par hasard sur ses premières photographies.
Témoin de son temps, toute sa vie Lartigue, photographe de l'avant-garde, capte le mouvement perpétuel du siècle. Aviation, automobiles, loisirs, voyage, sport, il devient, d'abord pour son plaisir, puis pour le notre, le photographe de la rapidité.
/image%2F1371318%2F20260819%2Fob_bdc13f_1-jacques-henri-lartigue-minist.jpg)
Émerveillement et mémoire qui flanche, passion pour la vie et blessure secrète devant l’impermanence des choses, il n’en faut pas plus à Lartigue pour glaner et collectionner dès l’âge de huit ans et pendant quatre-vingts ans ces milliers d’instants fugitifs.
Ce n’est qu’en 1963 que Jacques Henri Lartigue – qui a déjà soixante-neuf ans – expose pour la première fois au Museum of Modern Art de New York quarante-trois des quelque 100 000 clichés réalisés au cours de sa vie. Poésie, douceur et douleur, le documentaire de Denis Gaubert est une mine d'informations et surtout un plaisir des yeux. Une traversée du siècle dans un noir et blanc de toute beauté.
/image%2F1371318%2F20260819%2Fob_320deb_3-jacques-henri-lartigue-minist.jpg)
La Vie en relief : Jacques-Henri Lartigue de Denis Gaubert, au cinéma le 16 septembre 2026.
/image%2F1371318%2F20260204%2Fob_515b1d_1000063170.jpg)
/image%2F1371318%2F20260810%2Fob_56a39c_unnamed-4.jpg)
/image%2F1371318%2F20260722%2Fob_ab5943_250529-deae-visuel-2026-insta.jpg)
/image%2F1371318%2F20260624%2Fob_3687e4_2026-ffi-affiche-a4-portrait-210x297-b.jpg)