Rencontres de la photographie :" Nous ne sommes pas seuls. Images extraterrestres », des rencontres du 3e type à Arles?
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À Arles, l’historien Philippe Baudouin a coordonné l'exposition « Nous ne sommes pas seuls. Images extraterrestres ».
Très singulière exposition que celle là qui ose ce que le sujet autorise rarement : regarder les images d’ovnis comme des objets d’art, et non comme des preuves d’une vie au delà de nos frontières.
Une enquête tout ce qu’il y a de plus sérieuse sur les « images extraterrestres » !
Des Canaries au Brésil, en passant bien sûr par les Etats-Unis, le commissaire d’exposition a rassemblé un étonnant corpus de clichés évoquant les « phénomènes aérospatiaux non identifiés ».
Fragments de vies décalées et parfois mystérieuses. Dans cette expo collective, on questionne l’existence d’une vie extraterrestre à travers la photographie.
Des apparitions d’engins, des lumières suspectes, des formes énigmatiques, à travers les époques et le monde. On retrouve aussi des séries plus artistiques :
Objets célestes d’Erik Bullot, un hommage ironique aux fausses photos d’ovni, ou encore les superbes photos cinématographiques de Sacha Goldberger réalisées en 2016 à Los Angeles et qui font écho à l’esthétique des films américains.
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Y croire ou pas ? Ce n’est pas vraiment la question qu’il souhaite aborder. La première chose qui l’ait frappé, c’est « la beauté qui se dégage de ces histoires. Avant d’être des phénomènes énigmatiques, les ovnis sont avant tout des objets plastiques », rappelle-t-il.
On s’attardera ainsi sur les séries de Douglas Curran qui a sillonné les États-Unis et le Canada à la recherche de passionnés d’ovnis. Résultat : des portraits de personnages atypiques dans leur quotidien décalé. Tout comme la série très pop et folklorique du photographe brésilien Guy Christ sur les membres de la communauté "La Vallée de l’Aube" au Brésil. Munies d’un dôme, en cigare, en forme de chapeau, les soucoupes volantes passent subrepticement devant les objectifs.
Clichés d’hurluberlus ou de scientifiques, récits sidérants ou sidérés, le parcours est porté par des panneaux très documentés qui embarquent le visiteur dans un questionnement sur le statut de la photographie comme « preuve visuelle », pour de bien étonnantes Rencontres d’Arles du troisième type.
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« Nous ne sommes pas seuls. Images extraterrestres » est à voir à l’espace Croisière, dans le cadre du festival des Rencontres d’Arles, jusqu’au 4 octobre 2026.
Catalogue : O.V.N.I., une histoire photographique (Hoëbeke), à paraître en octobre 2026.
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