Rentrée littéraire 2026 : Autobiographie de mon corps de Lize Spit : au plus profond de l'âme et de la chair..
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« Cette tendance au bousillage, cette haine de mon propre corps, c’est peut-être une manière de me rattraper à tes yeux, une réaction à l’insoutenabilité de vivre sans égratignures à côté de ton existence abîmée, douloureuse, une sorte de rééquilibrage - tu vois, moi aussi je fais ça, moi aussi je me démolis un peu, regarde, tu n’es pas la seule. Peut-être que mon bousillage, mon agitation auto-destructrice, équivaut à la force avec laquelle j’aurais voulu te secourir, peut-être que ce sont de toutes petites tentatives de sauvetage en interne que je n’ai finalement pas osé mener pour de vrai. »
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La jeune et brillante écrivaine flamande Lize Spit dont on avait particulièrement apprécié le Disgrace il y a quelques années, quitte pour cette fois la fiction pour écrire les derniers mois de sa mère atteinte d’un cancer.
Elle peut enfin mettre des mots sur les rapports difficiles avec sa mère , mais aussi sur son corps à elle qui semble avoir exprimé par des maux multiples cette impossibilité de communiquer.
400 pages pour narrer la maladie incurable de sa mère, son enfance entre deux parents alcooliques, la vie de diabétique, et toutes les blessures mal cicatrisées de l'enfance, les insignifiantes comme les irréversibles et ce qu'on en fait avec cela lorsqu'on arrive à la trentaine.
Comment les corps vivent envers et contre tout, comment on encaisse en restant debout?
Pour Lize Spit, la réponse passe par l'écriture et c'est brut, vrai, douloureux. Lize Spit donne ici un récit très personnel, elle parle de la maladie de sa mère en la mettant en parallèle avec son rapport à son corps.
C’est très différent de ce qu’elle a fait précédemment mais c’est toujours aussi bien écrit, aussi juste, aussi intelligent.
Ce récit bouleversé. Il est dur à lire - tant au niveau des sujets abordés que de la densité du contenu - mais c'est une œuvre pleinement littéraire touchant le lecteur au plus profond de son âme et de sa chair .
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Il y a chez Lize Spit une dissociation entre elle et son corps . Elle analyse le déclin de sa mère, le passé comme son propre corps comme si elle était à l’extérieur. Comme l’anatomie de Lize Spit et sa mère faite au scalpel. Elle aime le comparer au film Anatomie d’une chute de Justine Triet qui était une anatomie au scalpel d’un couple.
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