[CRITIQUE] SANGUINE, le body horror à la sauce féminine et française continue sa mue !
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Margot débute son internat aux urgences, où elle peine à s’adapter. Très vite, elle fait face à des patients de son âge aux symptômes inexpliqués, et observe sur son propre corps des manifestations de plus en plus inquiétantes.
Comme tout bon film de genre qui se respecte, le premier long métrage de Marion Le Corroller joue autant sur l’horreur viscérale que sur une angoisse profondément générationnelle.
Derrière ces images, le film explore en effet la pression du travail, l’épuisement et la nécessité de s’adapter pour survivre. La réalisatrice qui a travaillé dans la finance avant de se lancer dans la réalisation sait ce que pression au travail veut dire, et utilise le genre pour l'aborder avec distance et rage.
Dans la droite lignée de Grave et de The Substance, le body horror français continue son ascension, pour notre plus grand plaisir.
Certes, comparé aux films de Julia Ducournau ou Coralie Fargeat, le film donne parfois l'impression de tourner à vide et de privilégier la forme et l'outrance au récit qui se perd un peu en route mais le film touche par son énergie, son coté jusqu'au boutisme et l'implication de ses jeunes comédiens Mara Taquin et Kim Higelin en tête.
On notera la musique originale signée Rob, qui accompagne efficacement ce montage stylisé et très nerveux.
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Sanguines- à voir actuellement en salles
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