Baz'art  : Des films, des livres...
16 août 2011

7 secrets culturels inavouables....

honteCela fait tout juste 4 mois que je suis entré dans ce vaste monde qu'est la blogosphère, et j'ai déjà attrapé un petit quelque chose dont j'aurais pu tout à fait me passer, j'ai nommé le tag.

Mais comme la personne qui m'a inoculé ce virus (ou plutôt le Kréativ Blogger) n'est autre que My Little discoveries dont j'apprécie beaucoup le blog et la personne, je m'y prête de bonne grace, en détournant juste ce qu'il faut le principe.kreative

Puisqu'il faut, selon la règle, dévoiler 7 secrets inavouables sur soi, je vais donc vous les confier (je ne vois pas trop qui cela peut intéresser, mais bon, on a dit qu'on jouait le jeu), mais en ciblant ces secrets uniquement sur ceux en rapport avec le cinéma, les livres ou la musique. Sans plus attendre, je vous livre donc ces 7 secrets culturels :

 -1. En 1992, alors que je n'avais pas tout à fait 16 ans, un film faisait sensation sur les écrans noirs, et surtout émoustillait énormément l'adolescent boutonneux que j'étais alors.  Ce film, c'est bien sûr Basic Instinct dont j'avais tant entendu parler, et notamment cette fameuse scène de l'interrogatoire. J'avais  ainsi bien envie d'aller le voir sur grand écran, histoire de ressentir des frissons puissance mille. Le problème, c'est que le film était interdit aux moins de 16 ans, (d'où ma précision du début sur l'âge, tout le monde suit?). Finalement, j'y vais avec mon meilleur ami de l'époque, lui aussi assez obnubilé par Sharon Stone, et à notre grand soulagement, le caissier du cinéma ne nous demande pas notre pièce d'identité. Hélas, nous n'avons jamais pu voir le film; l'ami en question faisant une grave crise de conscience pendant les bandes annonces, et refusant soudainement de désobéir à sa  mère extrêmement catho et stricte  qui le lui avait formellement interdit d'y aller. Cet ami ayant assez rapidement après viré sa cuti, je ne pense pas que, s'il a eu l'occasion de voir le film ensuite, Sharon Stone croisant les jambes l'ait un tant soit peu excité!!!

 hervé - 2. Comme vous avez du vous en rendre compte, j'aime la variété française, pour ne pas dire la bonne grosse variétoche comme on dit péjorativement, de la plus  ( Calogéro, Julien Clerc) à la moins Pierre Bachelet, Françis Lalanne)avouable. Mais quand même, accompagner sa mère et sa soeur, lorsqu'on a 20 ans, à un concert d'Hervé Villard au Cirque d'hiver, un dimanche de janvier, entouré de têtes blanches dont la moyenne d'âge ne  va pas en dessous de 75 ans, ca fout sacrément les jetons et grosse déprime pour le restant de l'hiver..

  - 3. Jouer les vantards pour épater une fille qui nous plait, on l'a tous fait. Mais lorsque la fille en question se dit être folle du livre Belle du seigneur, dont on n'a personnellement jamais réussi à dépasser les 3 pages; forcément, si on veut jouer les fiers à bras, on va lui dire que nous aussi:"on est complètement toqué de ce bouquin". Le problème est que, lorsque la fille en question tient absolument à savoir ce qui m'a plu dans ce livre  et que je suis  alors incapable de citer le nom du personnage principal ( Solal, j'ai vérifié depuis), forcément le ballon de baudruche se dégonfle devant les yeux effarés de la demoiselle en question...

 - 4. Pleurer au cinéma, je suis un de ceux qui adore cela. Et parfois, je suis atrocement déçu lorsqu'un mélo choristesn'arrive pas à m'arracher la moindre larme. Le problème est qu'il m'arrive aussi de pleurer devant des comédies françaises à potentiel dramatique  pourtant fort limité. Ben quoi, vous ne pleurez pas vous dans Les choristes, lorsqu à la fin Gérard Jugnot  quitte l'internat, et que  tous les enfants se mettent à lui  chanter   à la fenêtre : "vois sous ton chemin" ? Comment ca, non? Et dans Podium, alors, lorsque Poelvorde/ Cloclo, pour reconquérir sa belle, massacre sa prestation télévisuelle et chante "Ma préférence" de Julien Clerc qu'elle adore et qu'il déteste, vous n'avez pas versé votre petite larmichette? Non plus? Bon, ben, j'abandonne alors ))

5. Mais, je vous rassure, rire au cinéma, ca m'arrive aussi, mais parfois à mauvais escient. J'ai un souvenir assez précis d'être allé dans mon cinéma de quartier voir le film La Crise de Coline Serreau,d'ailleurs la même année que Basic Instinct et avec le même pote. Avant la projection du film, le cinéma célébrait je ne sais plus quoi, et avait offert une coupe de champagne à chacun d'entre nous. Résultat des courses: comme je supportais (supporte) mal l'alcool, j'étais pas dans mon état normal, et nous avons ri pratiquement pendant tout le film, et pas trés discrètement, au grand dam des autres spectateurs ( qui avaient pourtant bu aussi, je pense). Comme j'ai conseillé ce film, "hilarant comme c'est pas permis", à tout le monde autour de moi et qu'ils n'ont pas  forcément partagé mon enthousiame, j'ai voulu revoir le film quelques années après, et je vous le confirme : le champagne y était bien pour quelque chose.

6. Lorsque j'étais  à Paris, j'avais tout un tas de bon plans pour aller voir des spectacles, soit gratuits, soit à tarifs trés interessant. J'ai ainsi pu voir tout un tas de très bon spectacles, et aussi d'autres un peu moins réussis...j'ai notamment en mémoire "un truc" qui se jouait dans un petit théatre du 19èe arrondissement, une sorte de pièce trés trés contemporaine, à l'histoire totalement sans queue ni tête,  mais traversée par quelques fulgurances, notamment un lapin géant tout bleu qui se masturbait frénétiquement devant nous... Nous? oui, moi et.....ma mère que j'avais eu la bonne idée d'inviter à cette pièce... cela étant, voir la tête de ma moman ( plutot catho de gauche) devant les prouesses du lapin était un spectacle à lui tout seul !!!

van cauvelaert7. Lorsque j'avais 20 ans, j'avais un auteur de romans préféré, dont je lisais tous les livres et que je conseillais à tout le monde: Didier Van Cauvelaert, prix Goncourt 1994 pour Un aller simple. Personnellement, c'est surtout son roman avec son roman La vie interdite, qui m'avait tellement fait pleurer que j'avais porté cet auteur aux nues. Quelques années et des livres de plus en plus ésotérico- ridiculo plus tard (Cloner le christ, tout le programme est dans le titre), la crédibilité de cet auteur est descendue en flèche, et la mienne comme prescripteur de romans, par la même occasion.

Désolé, My discoveries, je ne joue le jeu qu'à moitié, car je ne citerais pas à la suite 7 autres blogueurs pour qu'ils fassent la même chose de leur côté (j'aurais vraiment du mal à trouver des blogeurs qui n'ont pas encore été taggés), mais j'espère quand même que tu apprécieras le mal que je me suis donné pour répondre à ce tag , et accessoirement le vôtre pour être allés au bout de ce post, si vous y êtes parvenus )))

 

Commentaires
M
Très joli post. Bien d'accord avec vous pour Les choristes et Podium. De même, pour Cauveleart et sa vie interdite (son meilleur !). Comme je crois avoir 6 ans de plus que vous, Basic Instinct au ciné c'était quand même très très bien…<br /> <br /> Bonne journée
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M
J'aime bien Van Cauveleart, tant que cela reste de la fiction, après chacun a le droit de penser ce qu'il veut, le croyances sont bien personnelles.
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F
concernant la pièce avec le lapin bleu, les autres spectateurs avaient l'air d'apprécier...comme quoi<br /> et sur dvc ( à ne pas confondre avec jcvd), je pense qu'il a du perdre pas mal de fidèles avec ce genre de prise de positions quand meme...et en gagner d'autres aussi
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P
Ton post m'a beaucoup amusé surtout la partie avec le lapin bleu :) Et je constate que nous avons un point commun : Van Cauwelaert qui était un de mes auteurs favoris avant son trip mystique. Et j'ajoute que tu n'es pas le seul à aimer Hervé Villard ;)
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F
tu rigoles bien, pour les autres, je sais pas trop:o)... <br /> ma copine pourrait te le dire : je suis plutôt avare en compliments d'habitude, donc si je t'en fais, c'est que je les pense...bonne journée à toi aussi
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LE FESTIVAL DU FILM DE LAMA DÉVOILE SA PROGRAMMATION !
 

 

Cette année encore, pour sa 32ème édition, le Festival du Film de Lama vous propose une programmation qui ravira petits comme grands, faisant une belle part aux œuvres présentées au Festival de Cannes avec des films venus du monde entier. Comme l'indique la devise du festival, rendez-vous aux "Chroniques d'un village monde" !
 
Le festival s'ouvrira sur le film de Sarah Arnols L'espèce explosive, présentée à la Quinzaine des Cinéastes cette année et mené par Alexis Manenti, Ella Rumpf et Vincent Dedienne.
 
Pour continuer sur cette lancée cannoise, le festival aura l'honneur de vous présenter La vie d'une femme de Charline Bourgeois-Tacquet mais aussi Notre Salut (Prix du Scénario - Festival de Cannes 2026) d'Emmanuel Marre, Minotaure (Grand Prix de Cannes 2026) de Andreï Zviaguintsev, La Bola Negra (Prix de la mise en scène - Festival de Cannes 2026) de Javier Calo et Javier Ambrossi ou encore Histoires de la nuit de Léa Mysius.
 

Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

 

 

Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.

 

Le festival rendra aussi hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dans L’avventura ou Le désert rouge.

DE L'ÉCRIT À L'ÉCRAN MONTELIMAR FILM FESTIVAL 15 ème édition

DU VENDREDI 18 AU JEUDI 24 SEPTEMBRE 2026- Montélimar


Le festival De l'écrit à l'écran revient en septembre 2026 pour sa quinzième édition.
Véritable temps fort de l'action culturelle menée par l'association éponyme, le festival conjugue au présent cinéma et littérature, crée des ponts inter-culturels et interartistiques stimulants et enrichissants. Il s'articule autour de 3 axes fondamentaux: ce qui s’écrit, ce qui se dit et ce qui se pense, sur la toile comme au-delà, et les met en lumière. En 2025, le festival a accueilli plus de 147 invités, organisé 140 événements dont 89 séances de cinéma et réuni plus de 33 000 spectateurs.

De l'écrit à l'écran - Cinéma Festival - Montélimar - 2024 | De L'écrit à l'écran

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