Baz'art  : Des films, des livres...
9 décembre 2011

Les séparés: Quand Juju magnifie les poèmes d'amour

juju Tiens, sans le faire vraiment exprès, voilà que mon billet du jour fait un parrallèle à celui d'hier. Après Une séparation, voici  que je vais parler des séparés, bref encore une histoire de gens qui ne vivent plus ensemble, comme quoi c'est un thème éternel dans l'art, quelque soit son mode d'expression.

Ici, l'oeuvre dont je veux parler a eu moins de renommée que le film iranien sorti cette année, et c'est normal, puisqu'il s'agit du nouveau volet de ma rubrique les trésors cachés de la chanson française, et que si ce morceau avait été vendu par des milliers d'auditeurs, eh ben, le trésor ne serait pas vraiment caché.

Bref, à l'origine, cette chanson Les séparés de l'immense Julien Clerc n' en est pas une  (de chanson, bravo à ceux qui suivent), mais un poème datant du 18ème siècle, et écrit par une poétesse, une certaine  Marceline DESBORDES-VALMORE, à l'oeuvre abondante, mais plutot inconnue du grand public.

Un jour Bertrand de Labbey l'agent de Julien, lui fait découvrir le poème « Les séparés ». Julien tombe sous le charme et composera une mélodie et l'interprétera dans l'album intitulé "Julien" qui sort en 1997.

 Le poème en lui même, le voici:

Les séparés

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre.
Les beaux étés sans toi, c'est l'amour sans flambeau.
J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre,
Et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau.
N'écris pas!

N'écris pas. N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes.
Ne demande qu'à Dieu...qu'à toi, si je t'aimais!
Au fond de ton absence écouter que tu m'aimes,
C'est entendre le ciel sans y monter jamais.
N'écris pas!

N'écris pas. Je te crains ; j'ai peur de ma mémoire ;
Elle a gardé ta voix qui m'appelle souvent.
Ne montre pas l'eau vive à qui ne peut la boire.
Une chère écriture est un portrait vivant.
N'écris pas!

 Ces quelques vers sont déja d'une grâce et d'une justesse éblouissante, mais mis superbement en musique par Juju lui même (qui  est un vrai grand compositeur,  et qui a toujours mis lui même les mots des plus grands paroliers d'Etienne Roda Jil, Jean Loup Dabadie, et Carla Bruni... cherchez l'erreur :o) et porté par la voix, non moins superbe, et reconnaissable à tous de notre Juju national, toujours aussi fringuant à 49 ans ( à l'époque de la chanson) ou à 63 ( actuellement).

Mais arretons de parler de choses qui fachent (le temps qui passe) et écoutons, si vous le voulez bien, cette illustration parfaite qu'un poème oublié peut devenir une grande chanson, même si un peu oubliée elle aussi.  Et promis, demain, je ne parle pas du livre Dan Franck Une séparation que j'ai lu aussi, vous risquerez de saturer quelque peu...


Julien Clerc - Les Séparés

Commentaires
F
Mais de rien, tout le plaisir à été pour moi en écoutant ce superbe poème mit en musique. C'est vraiment agréable un réveil en douceur. Bien sûr à bientôt je vais revenir :o)
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F
Bonjour,<br /> <br /> <br /> <br /> Vous avez tout à fait raison, c'est bien l'amour sans flambeau, je connais par coeur, pas la peine de vérifier... j'ai du faire un malheureux copier coller, faudra que je sois plus vigilant... merci beaucoup... à bientot
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F
Bonjour, très beau poème mais ...<br /> <br /> N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre.<br /> <br /> Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau....................ce n'est pas la nuit sans flambeau, mais L'AMOUR sans flambeau, c'était juste un petit rectificatif, merci pour votre superbe blog.
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M
J'adore ! <br /> <br /> Je rouge ça vraiment magnifique de reprendre comme ça un vieux poème et de le faire renaître à travers une chanson. Surtout que le résultat est extrêmement réussi. <br /> <br /> Merci pour cette découverte car j'ignorais l'origine du texte et j'apprécie encore plus le résultat. :)
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V
Sympa. Je suis pas spécialement fan de Clerc mais la musique est belle et les paroles également. Merci pour cette découverte car j'avoue que je ne connaissais pas.
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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

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 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

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Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

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 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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