Baz'art  : Des films, des livres...
14 avril 2012

30°Couleurs: Antilles, ma douleur

30deg_couleurC'est amusant comme un réalisateur peut parfois casser la baraque avec un premier film et retomber totalement dans l'anonymat avec son second.

C'est le cas avec le comédien Lucien Jean Baptiste, qui avait connu un très beau succès public et critique avec sa toute première réalisation, Ma première étoile, l'histoire d'une famille d'antillais qui découvrait les joies du sport d'hiver : frais, sans prétention, souvent amusant, le film touchait par son efficacité et sa sympathie.

Du coup, Lucien Jean Baptiste a certainement voulu reproduire, pour faire son second opus, le même cocktail que pour son premier film, en continuant à parler de ce qu'il connait le mieux, la communauté antillaise,mais en ciblant ce coup ci son film autour d'un historien antillais ayant réussi en métropole, et qui se voit contraint de revenir dans sa Martinique natale, après 30 ans d'exil, pour aller au chevet de sa mère mourante.

En racontant ce synopsis, on se dit déjà que Lucien Jean Baptiste reprend une recette un peu éculée du retour au source (le30-couleur-2012-22623-1027481502 même sujet que le très récent Young Adult, mais traité bien différement), mais on pense qu'il va y insuffler suffisament de tendresse et d'humour pour rendre l'ensemble fort agréable, un peu comme il avait pu le faire dans son premier film.

Hélas, on doit bien vite déchanter, tant le comédien cinéaste accumule les situations prévisibles et les personnages stéréotypés : tout se déroule comme on l'attend dès les premières minutes du film, et surtout, le trait est trop lourdement appuyé : les martiniquais apparaissent comme des gentils naifs ruraux, dont les seul plaisirs sont de boire du punch, de défiler déguisé en grande fofolle, et de jouer aux sorciers vaudoux.

Et l'intrigue n'en finit plus de s'emmeler les pinceaux dans des séquences carnavalesques ni drôles ni bien foutues, ou alors dans des blagues à répetition  peu convaincantes (la confusion entre le héros et Lilian Thuram, qui ne se ressemblent pourtant pas du tout), tant et si bien que le dénouement tout aussi convenu que le reste, apparait comme un soulagement.

Ce qui est certain, c'est que je ne suis hélas pas le seul à avoir moins aimé ce film que le précédent, même si la plupart des spectacteurs de Ma première étoile ne ne sont meme pas donnés la peine d'aller voir le film.

Pour ma part, alors que je l'ai vu  la semaine même de sa sortie, on était deux dans la salle. Bon, en même temps, j'imagine que le film a surtout été vu par la communauté antillaise de France, et sur Lyon, elle est peu représentée, mais même eux n'ont pas du trouver leur compte devant cette tambouille. On attend donc de voir le prochain opus de Monsieur Jean Baptiste voir si son premier film était un feu de paille ou non.

Commentaires
F
oui tu m'avais prévenu en plus que c'était pas terrible...le titre fait référence à un programme de machine non...une des seules expressions avec le mot couleur dedans...j'imagine que c pour dire que le personnage va revenir essoré de son voyage
Répondre
A
Je suis allée le voir par hasard car c'était le seul film à l'heure où j'étais allée au ciné. Je te rejoins ds ta critique, et sur tous les points.<br /> <br /> En +, mais c'est quoi ce titre ??
Répondre
F
au bout de 15 jours, meme les ciné de Paris ne le passaient plus du tout...c quand meme un flop de chez flop terrible...ca fait meme un peu de peine pour le réal, fort sympathique au demeurant...
Répondre
P
En fin de compte les places que tu m'avais envoyé n'ont pas servi car il n'y avait plus qu'une séance à 11 h du mat' ! Je l'ai proposé à ma sœur qui habite une ville (pas un trou paumé) mais le film ne se jouait plus non plus ! En même temps, vu ta critique, je ne regrette pas ! ^^
Répondre
F
@ djahann:: auh oui niveau caricature, celui la est bien pire à mon sens<br /> <br /> @mydiscoveries : en meme temps je pense pas qu'il aurait joué à Bristol celui la :o)
Répondre
Qui sommes-nous ?

 

Webzine crée en 2010, composé d'une dizaine de rédacteurs qui partagent  la même envie : transmettre notre passion de la culture sous toutes ses formes : critiques cinéma, de littérature adulte et jeunesse, critiques de pièces de théâtre, concert , expositions, musique, interviews et portraits d'artistes, comptes rendus de spectacles,  tests de jeu de société., couverture de festivals de cinéma ou de musique...

Visiteurs
Depuis la création 8 329 197
Chris Isaak en concert à Paris et à Lyon

 

 
Au cours de ses quarante ans de carrière, CHRIS ISAAK, chanteur et acteur, plusieurs fois disque de platine et nominé aux Grammy Awards, s'est produit dans le monde entier avec les membres de son groupe de longue date, Silvertone. Sa discographie et sa filmographie comprennent treize albums studio acclamés par la critique, douze singles en tête des charts et plusieurs films, tels que Le Silence des agneaux, Twin Peaks : Fire Walk With MeThat Thing You Do ! Son travail l'a également amené à travailler dans les coulisses, en créant la musique de plusieurs bandes originales de films, notamment Eyes Wide ShutTrue RomanceWild at Heart et Blue Velvet
 
Son méga tube "Wicked Game" a dépassé le milliard de streams sur Spotify.
 
En concert le 29 juin à Lyon (Amphithéâtre) et le 2 juillet à Boulogne-Billancourt (La Seine Musicale)

Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

 

 

Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.

 

Le festival rendra aussi hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dans L’avventura ou Le désert rouge.

Drôlement bien, Festival d'Humour en 2027 à Lyon

 

DRÔLEMENT BIEN, LE FESTIVAL D’HUMOUR NÉ À BESANÇON, ANNONCE SON EXPANSION NATIONALE ET S’INSTALLE À LYON

Après trois éditions couronnées de succès qui ont fait rayonner la capitale comtoise, le festival d’humour Drôlement Bien lance sa première édition lyonnaise du 14 au 17 janvier 2027, confirmant son statut de référence nationale.

Pour cette édition inaugurale à Lyon, Drôlement Bien investira 9 salles et proposera une programmation riche de 35 à 40 spectacles, fidèle à son ADN de festival social et accessible : « Rire ensemble, c’est Drôlement Bien!"

Festival Drôlement Bien - le festival pour rire

Nous contacter

Une adresse mail : philippehugot9@gmail.com 

Newsletter
168 abonnés