Patients : la (s)lame de fond signée Grand Corps Malade
La première fois que j'ai entendu parler de slam, c'était en 1998, grâce au cinéma ( euh, un peu comme d'habitude en fait) , et au très bon film éponyme de Marc Levin qui s'interessait à la vie du slameur Saul Williams, avec ce dernier, star du slam aux USA, et qui tenait le rôle principal dans ce beau film, largement inspiré de sa propre vie. 
Avec beaucoup d'humour ("Ah oui, pour tous les ringards d'entre vous qui n'ont jamais été tétraplégiques, sachez que manger seul pour un tétra est aussi facile que de voler pour un homme valide ), de pudeur et de sensibilité, le slameur nous permet de faire connaissance avec les aides-soignantes, les infirmières et l'ensemble du personnel médical, et surtout, avec les autres patients. Les handicapés, quelquefois de naissance, mais le plus souvent par accident toujours cruel, mais quelquefois temporaires (les tétra dits "incomplets"), quelquefois définitifs.
Et, c'est là que ce livre prend toute son ampleur. Parce qu'on pouvait s'attendre à quelque chose de glauque, de larmoyant, alors qu'au contraire, l'auteur fait montre outre un humour presque constant beaucoup de respect et d'admiration pour ceux qui peuplent ce genre d'établissement.
Si Grand Corps Malade a mis 15 ans pour revenir sur cette expérience humaine unique et douloureuse et physiquement et psychiquement. , c'est qu'il l'a attendu avant de l'aborder de façon la plus sereine possible. Pendant quelques temps il est tétraplégique, mais il finira par retrouver l'usage de ses membres et sa mobilité, même s'il en conserve encore aujourd'hui quelques importantes séquelles, il a récupéré ce qui est le plus important lorsqu'on entame ce combat : l'autonomie.
Grand Corps Malade est ressorti de cette épreuve avec un vrai amour pour la vie et une envie de la croquer à pleine dent, et d'apprécier pleinement le moindre petit moment banal, comme seuls les grand respacés de terribles épreuves peuvent le faire.
On pourrait presque lui reprocher parfois de ne pas mettre assez de sentiment, d'être un peu trop clinique dans son approche des choses mais c'est justement cette distance et cette maturité qui font toute la force du récit, et les derniers chapitres où l'on apprend un peu ce que sont devenus certains de ces patients sont vraiment bouleversants.
J'aimais déjà bien l'homme et l'artiste, avec ce Patients, j'ai découvert une autre facette de Grand Corps Malade, qui me le rend définitivement estimable à tous points de vue...
Grand Corps Malade - Inch'Allah - Clip
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