Baz'art  : Des films, des livres...
30 octobre 2014

Pride, le feel good movie anglais qui fait sacrément du bien!!

 pride-filmVous l'avez vu hier avec mon absence exceptionnelle de sélection de la semaine, on assiste à un petit coup de moins bien après deux mois vraiment très bons pour les sorties ciné, et du coup, j'en profite pour revenir sur les films de septembre-octobre dont j'ai pas encore parlé et qui ont beaucoup plu à Michel et à moi.

C'est notamment le cas de "Pride", ce film qui  a été un des rares rayons de soleil d'une sélection cannoise bien sombre, et  dont il vous tarde de vous en dire quelques mots, même si il ne doit plus jouer beaucoup dans les salles.

Mais si vous l'avez raté en salles, il ne faudra pas le rater en DVD tant "Pride" est un feel good movie à la fois optimiste et intelligent qui fait croire en l'être humain; une oeuvre vraiment euphorisante dont les valeurs positives de tolérance et de solidarité font quand même (Le documentaire La cour de babel m'avait un peu produit le même effet) sacrément du bien à une époque actuelle qui aurait quand même, sans faire trop du café du commerce, tendance à virer  au cynisme et à l'individualisme.

Pride retrouve la verve du cinéma anglais que j'aime tant et dont je déplorais un peu la disparition au profit d'oeuvres sociales un peu trop noire à mon gout, ce cinéma qui a créé deux trois chefs d'oeuvres tels que "Les virtuoses", "Full Monty", "Billy Elliot". Un  cinéma social pronant la solidarité et le courage malgré les épreuves qui ici nous renvoie vers une histoire réelle qui semble pourtant trop belle pour être authentique.

On est ici en 1984, dans les années Thatcher, les mineurs en grève du Pays de Galles reçoivent le soutien inattendu et incongru d'un groupe de militants gays et lesbiens.

Cette histoire de groupe d'activistes  gays londoniens qui décide de venir en soutien à des mineurs en grève et porte son choix sur un village minier du fin fond du Pays de Galles était une histoire tombée dans l'oubli qui ressort grâce au scénariste Stephen Beresford et le réalisateur Matthew Warchus (homme de théâtre à qui ont doit un seul long métrage de cinéma, le pas bon du tout "Sympathico" avec Sharon Stone et Richard Gere  il y a 20 ans déja)

Le réalisateur revisite ainsi avec beaucoup d'habileté l'Angleterre thatchérienne des années 80, avec sa brutalité, son conformisme oppressant mais aussi les rebelles qu'elle a formé en opposition, animé d'une fougue et d'une conviction qui semble avoir un peu disparu de nos jours.

Tout autant qu'un portrait de groupe d'une cause évidemment à 100% estimable, ce film nous montre également, mais sans que jamais cela soit lénifiant comment se déroule un  combat politique et syndical et notamment, comment on peut utiliser les moyens de communication les plus efficaces  pour faire entendre  son combat au plus grand nombre.

Car en dehors de son coté "feel good movie" qui donne le sourire et véhicule une bonne humeur communicative, Pride narre une histoire de combats, une croisée d’événements historiques : celui des mineurs, des homosexuels, des relations avec leurs parents, des agressions, mais toujours avec la bonne humeur et la legereté qui nous réconcilie  un peu avec l'humanité, certainement un peu trop rapidement (on imagine pas que l'histoire s'est déroulée de façon de cette facçon, mais on adhère totalement aux messages véhiculés par ce film, tellement salutaire lorsque l'air du temps est aussi peu reluisant.

Et je laisserais le mot de la fin pour vous convaincre définitivement de voir ce film à mon cher acolyte Michel pour qui "Pride est un très ,très bon film, doté d'un bon scénario, de  formidables acteurs comme seul le cinéma anglais sait en trouver, mise en scène  au service du film,humour et émotion et surtout une histoire vraie incroyable. Bref,  un feel-good movie qui parle de Thatcher ,de grève de mineurs au pays  de Galles,de SIDA dont tu sors avec la banane il n’y a que les Anglais pour  réussir un truc pareil, je prédis le césar du meilleur film étranger à un cheveu  de Mommy et de Gone Girl".....

Si je ne mettrais pas forcément ma main à couper pour sa prédiction finale, je suis totalement d'accord avec lui sur le fond de sa pensée et comme lui vous encourage vivement à voir ce Pride, un des meilleurs feels good movie du cinéma britannique!!

Pride - Bande annonce VOST

Commentaires
A
Qu'est ce qu'il m'a fait du bien ce film là ! Je n'en avais pas entendu parler, je l'ai proposé à mon amie car il correspondait niveau horaire, pour une fois le hasard a très bien fait les choses, j'en garde un très beau souvenir !
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T
Ah je suis d'accord, j'aime bien Philippe Royer, ses remarques restent pertinentes et je ne trouve pas qu'il se la pète comme certains dans l'émission. Par contre, j'ai du mal avec les autres chroniqueurs, soit leurs propos sont vides, soit ils sont prétentieux. Après comme tu le dis, hélas, il y a trop peu d'émissions sur la culture, surtout sur le ciné, c'est d'une tristesse...<br /> <br /> Je te rassure : sur ce blog, tu ne parais pas du tout prétentieux :) <br /> <br /> J'ai cherc
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B
ah pour moi le cercle c'est la seule émission de liberté de critiques sur la culture à la télé donc rien que pour ca je prends ... c'est même la seule émission dont je regarde tous les numéros même si je suis pas toujours d'accord avec eux, un Philippe Royer par exemple est génial pour ses analyses de scène de film et je reverais d'être invité comme blogueur invité ( je me dis toujours pourquoi lui et pas moi? :o))...<br /> <br /> après c'est vrai qu'il parait que je suis un peu bobo sur les bords- selon notamment mon acolyte de blog même si je trouve qu'on donne cette appellation à tout le monde :o) enfin c'est un autre débat.. <br /> <br /> Revenons à nous moutons : concernant le nombre d'entrées du film j'ai pas réussi à trouver donc si ca se trouve tu as raison...c'est vrai qu'il a été commenté un peu partout et le film est resté longtemps sur Lyon quand je l'ai vu la salle était pleine mais le grand public n'a pas du vraiment le voir c'est sur...
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T
C'est vrai que tu as raison, après, grâce à l'énergie que dégage le film, disons qu'on peut oublier ce petit défaut :o <br /> <br /> Pffff Le Cercle, je ne supporte pas cette émission de bobos ! <br /> <br /> En France, il a vraiment remporté du succès ? J'ai l'impression qu'à part le cercle des cinéphiles personne n'a vu ce film (après peut-être que je me trompe).
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B
oui mais l'évolution des personnages secondaires- je pense aux jeunes motards du village- est quand même un peu trop survolée: ils passent très vite d'une vraie homophobie à une sympathie énorme pour la communauté juste avec une phrase qui les fait changer d'avis...et le personnage de Bil Nighty par exemple aurait pu etre un peu plus fouillé..mais bon je chipote je sais... j'avais vu les journalistes de l'émission du Cercle descendre littérallement le film juste avant que je n'aille le voir et franchement ils ont joué les snobinards car c'était pas mérité du tout...le film a eu un beau succès mais aurait pu encore mérité de rencontrer plus de monde... c'est tellement 150 fois supérieur au bon dieu!!
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Le festival rendra aussi hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dans L’avventura ou Le désert rouge.

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Véritable temps fort de l'action culturelle menée par l'association éponyme, le festival conjugue au présent cinéma et littérature, crée des ponts inter-culturels et interartistiques stimulants et enrichissants. Il s'articule autour de 3 axes fondamentaux: ce qui s’écrit, ce qui se dit et ce qui se pense, sur la toile comme au-delà, et les met en lumière. En 2025, le festival a accueilli plus de 147 invités, organisé 140 événements dont 89 séances de cinéma et réuni plus de 33 000 spectateurs.

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