Baz'art  : Des films, des livres...
9 juin 2016

J'ai enfin vu ces 8 Salopards, et ...j'ai bien pris mon pied!!

  

LES 8 SALOPARDS_FOURREAU_DVD_3D

 

Je l’avais dit lors de sa sortie en salles, ce n'est pas parce que j'avais  à ma grande surprise beaucoup aimé le précédent film de Quintine que j'attendais avec une impatience démesurée le nouvel opus du Prix Lumière 2013 sorti en salles la toute première semaine de cette année 2016.

Et du coup j’avais laissé Michel aller en salles et chroniquer  ces 8 Salopards,  et si il n’avait pas boudé son plaisir, contrairement à d’autres fans du cinéaste bien tièdes devant cette livraison 2016 du maitre il avait  reproché qu’il manquait au film  une touche politique, philosophique, voir moraliste bref une sorte d’âme à ce qui aurait pu être pour lui un grand film..... 

Le film étant sorti en DVD depuis le 23 mai 2016 chez M 6 vidéo j’ai pu rattraper le coup et voir enfin des huit salopards, et franchement même si l’édition Blu Ray rendrait plus justice au formidable travail esthétique de Monsieur Tarantino – le film Tourné en Ultra-Panavision 70 mm, un procédé abandonné depuis 1966,  d’autant plus que j’ai vu le film sur un tout petit lecteur DVD portable, quel sacrilège!-  je n’ai pas boudé mon plaisir devant ce très jouissif jeu de massacre, parfaitement dans la lignée du cinéma tarantinesque…

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J’avais peur que les éléments que j’avais glané sur le film (: huis clos de 2h50, pas mal d'hémoglobine dans un final 100% gore, des personnages tous plus antipathiques les uns que les autres, et pas beaucoup de fond.) soient un poil trop rédhibitoires pour moi, mais finalement ils ne ternissent que très peu la jubilation que l’on ressent devant ce cinéma à la fois érudit  (on sent certaines références et que l’histoire a été très probablement inspiré par ses lectures  mais si on ne connait pas ses références, cela n’est pas gênant une seconde pour le plaisir de spectateur) et instinctif à la fois…

Comme le disait Michel dans sa chronique, ce diable de Tarantino adore le cinoche et les spectateurs, alors, il joue au cinéaste avec nous, Tarantino ce sacré salopard manipule le spectateur : on rit, on tremble, on se cache les yeux, on applaudit, on en redemande comme au guignol et

Comme toujours chez Monsieur Tarantino, ça chique, ça parle, ça digresse, ça logorrhées, et en ensuite ça crache, ça manipule, ça entube, ça tranche, ça perfore, ça hématémèse, ça émascule et puis ça compte les points sur les doigts d’une main poisseuse de sang.

les-huit-salopards

Et cette œuvre formidable est également, illuminée par une image tout bonnement somptueuse avec ce choix, gonflé pour un film qui se passe quasiment en huis clos, en  très large panorama –bon je l’ai à peine deviné sur mon petit lecteur mais quand même) :o)

Et on n’oubliera pas de citer la  sublime partition musicale du grand Ennio Morricone  qui ponctue de fort belle façon  les rares pauses de ce virtuose  jeu de joutes verbales typique du cinéma tarantinesque. 

 Concernant le manque de fond stigmatisé par Michel et d’autres, j’ai trouvé au contraire que ces 8 salopards, s’enrichit d’un film aux fonds politiques et historiques, notamment sur l’histoire des Noirs américains après la guerre de Sécession (déjà abordé dans Django Unchained) ou celui des femmes, bref des thématiques  plus profondes que celles abordées dans ses premières oeuvres.

Bref, ce très beau et très sanglant  huis clos dans le Wyoming  entouré de neige et de blizzard me fait de plus en plus aimer le cinéma du sieur Quentin, que j’avais un peu honteusement éreinté dès les premiers mois de ce blog.

 Côté suppléments, dans le DVD on doit se contenter seulement d’un petit module baptisé « Le Grand 8 de Tarantino » qui présente  très succinctement le film (5 minutes on est dans la featurette superficielle et superflue hélas) et un second, plus interessant et un peu plus dense introduit par Samuel L. Jackson, revient sur l’utilisation du Panavision (7’30). Là encore pour les bonus préférer la version Blu Ray….

Commentaires
T
Un de mes coups de coeur de l'année, du grand Tarantino ! Il y a pour moi tout : des interprétations grandioses (petit coup de coeur pour Goggins et Jennifer Jason Leigh), un film magnifique esthétiquement, un propos justement politique bien présent, un mélange réussi entre le cinéma et le théâtre, une écriture maîtrisée et des personnages complexes.
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A
Je l'ai beaucoup aimé et je le trouve très orienté politiquement voir un peu misanthrope. Réjouissant !!
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B
Merci pour ce billet enjoué qui donne envie de le voir sur grand écran! Par contre s'agit-il de la guerre de session ou de sécession?
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LE FESTIVAL DU FILM DE LAMA DÉVOILE SA PROGRAMMATION !
 

 

Cette année encore, pour sa 32ème édition, le Festival du Film de Lama vous propose une programmation qui ravira petits comme grands, faisant une belle part aux œuvres présentées au Festival de Cannes avec des films venus du monde entier. Comme l'indique la devise du festival, rendez-vous aux "Chroniques d'un village monde" !
 
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Pour continuer sur cette lancée cannoise, le festival aura l'honneur de vous présenter La vie d'une femme de Charline Bourgeois-Tacquet mais aussi Notre Salut (Prix du Scénario - Festival de Cannes 2026) d'Emmanuel Marre, Minotaure (Grand Prix de Cannes 2026) de Andreï Zviaguintsev, La Bola Negra (Prix de la mise en scène - Festival de Cannes 2026) de Javier Calo et Javier Ambrossi ou encore Histoires de la nuit de Léa Mysius.
 

Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

 

 

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En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.

 

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DE L'ÉCRIT À L'ÉCRAN MONTELIMAR FILM FESTIVAL 15 ème édition

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Le festival De l'écrit à l'écran revient en septembre 2026 pour sa quinzième édition.
Véritable temps fort de l'action culturelle menée par l'association éponyme, le festival conjugue au présent cinéma et littérature, crée des ponts inter-culturels et interartistiques stimulants et enrichissants. Il s'articule autour de 3 axes fondamentaux: ce qui s’écrit, ce qui se dit et ce qui se pense, sur la toile comme au-delà, et les met en lumière. En 2025, le festival a accueilli plus de 147 invités, organisé 140 événements dont 89 séances de cinéma et réuni plus de 33 000 spectateurs.

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