Baz'art  : Des films, des livres...
11 septembre 2016

Fronteras : de bonnes intentions mais à la fin un voyage au bout de l'ennui...

NDLR  : la chronique qui suit  est de notre jeune collaborateur Pablo et on tient à dire qu'on ne pense pas du tout la même chose u cinéma espagnol qu'on trouve en excellente forme- de truman à La Isla Minima l'an passé et sans oublier notamment  Julieta qu'on avait vraiment adoré à sa sortie.

 

fronteras_outplayfilms_01

Fronteras qui est sorti le 31 août dernier est un film espagnol réalisé par Mikel Rueda et qui comporte malheureusement beaucoup trop d'imprécisions pour espérer la perfection et la preuve que le cinéma espagnol ne se porte vraiment pas bien en ce moment! Car après le singulier et inachevé "Julieta" du (pourtant!) géant Almodovar (que j'ai trouvé d'une mièvrerie sans nom), c'est "Fronteras" de Mikel Rueda qui rate le coche.

 La faute à un jeune réalisateur ayant beaucoup (trop!) d'idées, et rendant donc son script surchargé et illisible. En effet, le metteur en scène basque raconte l'histoire d'Ibrahim, un sans-papiers marocain, qui se refugie en Espagne pour de meilleurs conditions de vie, et de Rafa, adolescent local qui mène une vie banale, alternant l'école, le foyer et les boîtes de nuit, qui vont se rencontrer, apprendre à se connaître et finalement s'aimer d'amour.

fronteras_outplayfilms_05

Comme vous l'aurez compris, Rueda traite de deux sujets assez importants: la clandestinité et l'homosexualité.

Si le cinéaste espagnol arrive à poser les bases du projet pour cette attirance émotionnelle et sexuelle pour une personne du même sexe (rejet des amis, absence des parents), celui qui signe son 2e long-métrage ne possède une intensité dramatique suffisante dans sa mise en scène, presque inexistante, pour jongler entre ces deux thèmes "chocs" et son propos devient alors flou et approximatif. il filme au final des images vides et dépourvues de sens.

De plus, il a envie d'atteindre un tel allant lyrique qu'il se perd dans un cacophonie pathétique avec une caméra que l'on croirait atteinte de Parkinson et une musique insupportable. 

Une prise de risque était aussi présente quant à l'interprétation des différents personnages, notamment les adolescents. Certes, avec ce scénario en manque de finesse, on n'attendait pas grand chose de ce casting inexpérimenté.

Mais le résultat est quand même très embarrasant. German Alcarazu (Rafa) semble très mal à l'aise à l'écran.

Afficher l'image d'origine

 Quant à Adil Koukouh (Ibrahim), il aterne la virtuosité et le trouble déficient. On retiendra tout de même la belle performance de Joseba Ugalde,dans le rôle de Guille (le meilleur ami de Rafa), adroit et très sincère.

 Pour résumer le film, il ne suffira que d'une seul séquence: une heure s'est écoulée dans ce voyage au bout de l'ennui, Ibrahim s'est enfui avec Rafa des services sociaux pour ne pas être arrêté par la police. Il dit alors:

"-Et maintenant, on va où?

-Je ne sais pas", lui répond Rafa.

Où va et où veut aller ce film, franchement on ne le sait pas non pluset c'est sans doute le gros problème de ce "Fronteras"..

 FRONTERAS Bande Annonce VOST

Pablo C..

Commentaires
M
D'accord avec Pablo, Fronteras est un film plein de bonnes intentions mais raté, c'est lent, patapouf,et ennuyeux, les acteurs font ce qu'ils peuvent mais à l'impossible nul n'est tenu....par contre je ne suis pas d'accord avec Pablo sur l'Almodovar, mais ça c'est une autre histoire....
Répondre
A
Ah oui, je me disais que l'avis sur Julieta était très étrange, il me semblait qu'on avait le même avis ! <br /> <br /> Précisez peut être au début de l'article qui en est l'auteur ! :)
Répondre
Qui sommes-nous ?

 

Webzine crée en 2010, composé d'une dizaine de rédacteurs qui partagent  la même envie : transmettre notre passion de la culture sous toutes ses formes : critiques cinéma, de littérature adulte et jeunesse, critiques de pièces de théâtre, concert , expositions, musique, interviews et portraits d'artistes, comptes rendus de spectacles,  tests de jeu de société., couverture de festivals de cinéma ou de musique...

Visiteurs
Depuis la création 8 247 317

 

Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

mauvais gones
 

Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

Nous contacter

Une adresse mail : philippehugot9@gmail.com 

Newsletter
169 abonnés