La décision; Karine Tuil : une passionnante plongée dans la psyché et le quotidien d'une juge anti-terroriste.
"Toute notre vie durant, on essaye de tenir le malheur à distance, et c'est encore plus vrai dans une société qui a fait de l'exhibition d'un bonheur factice le gage d'une intégration réussie, une société qui cache ses morts, ses pauvres, ses malades, qui réclame de la vitalité, de la jeunesse, de la beauté, rien de déformé, rien d'âpre ; on développe nos propres subterfuges, on espère passer entre les mailles du filet, et un jour, on reçoit un appel et on comprend que c'est fini, on a été pris dans la nasse."
Dans son dernier roman, "La décision", Karine Tuil, une de nos plus passionnantes romancières françaises nous plonge en immerson dans la psyché et dans le quotidien d'une juge anti-terroriste.
Un quotidien violent, aussi bien dans les actes à juger, que dans les réactions auxquelles elle doit faire face : celles des proches des victimes qui réclament justice, celles de ceux qui lui envoient des insultes quotidiennement car elle représente l'Etat.
Karine Tuil décrit très bien cette pression incessante, ce manque de souffle, cette vie presqu'entièrement consacrée au travail et comme dévouée à une cause : rendre justice.
En parallèle, s'insère un interrogatoire entre cette juge et un prévenu, un jeune homme parti en Syrie, incarcéré à son retour en France.
Face à lui, la juge Alma Revel doit prendre LA décision : le garder en prison et commettre peut-être une injustice juste par principe de précaution (avec le risque d'un endoctrinement plus grand encore) ou le libérer et courir le risque qu'il passe à l'acte.
Dans sa vie privée, Alma aussi doit prendre une décision mais celle-ci s'impose finalement plus naturellement et avec moins de conséquences.
Karine Tuil a réussi à insuffler dans son dernier roman, une tension croissante et nous emmène dans un milieu professionnel dont on ne peut que saluer le courage.
J'ai pressenti la fin et j'ai trouvé que le rebondissement dans le dernier tiers du livre était un peu trop énorme pour être crédible.
Cela n'a pas gâché pour autant mon plaisir de lecture et m'a donné envie de lire Les choses humaines, joliment adapté en salles par Yvan Attal comme on a pu le vérifier en salles il y a quelques mois .
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