né quelqueAprès deux petites semaines de pause du à une actualité cinématographique un peu en dessous, ma sélection de la semaine revient  pour vous parler - en plus des Beaux jours dont j'ai chanté les louanges hier ( wouah j'ai carrément fait la une d'Hellocoton avec )-  de trois films, pas forcément d'un abord facile, mais à qui j'avais envie de donner un petit coup de pouce, justement aussi parce qu'on en parle pas forcément partout ailleurs :

1. Né quelque part :

Le pitch :
Farid, jeune Français de 26 ans, doit aller en Algérie pour sauver la maison de son père. Découvrant ce pays où il n’a jamais mis les pieds, il tombe sous le charme d’une galerie de personnages étonnants dont l’humour et la simplicité vont profondément le toucher. Parmi eux, son cousin, un jeune homme vif et débrouillard qui nourrit le rêve de pouvoir rejoindre la France...

Pourquoi je veux y aller: 

- Parce que le film est un projet  intimement personnel, le jeune cinéaste Mohamed Hamidi d'origine algérienne étant  retourné dans le village natal de son père après vingt-et-un ans afin d'y découvrir la maison que ce dernier avait construite et eu l'idée de ce scénario, nourri de souvenirs autobiographiques;

Car le film traite de  thèmes essentiels et toujours aussi salutaires dans notre société actuelle, à savoir  l'intégration, les différences culturelles,  et le retour à ses racines;

- pour la présence du facétieux Jamel Debbouze dans un rôle  complexe, et a priori éloigné des clowneries qu'il a fait - plus ou moins bien- sur grand écran;

bambi2. Bambi

Le pitch :

Dès sa plus tendre enfance à Alger, Marie-Pierre ne veut s’habiller qu’en robe et refuse obstinément son prénom de naissance : Jean-Pierre. A 17 ans, sa vie bascule lorsqu’elle découvre la revue d’un cabaret de travestis en tournée : le Carrousel de Paris. En quelques années, elle devient « Bambi », figure mythique des cabarets parisiens des années 50-60.

Pourquoi je veux y aller:

- car, avec ce témoignage d’une des premières transsexuelles françaises, Sébastien Lifshitz poursuit le  superbe travail entamé avec « Les Invisibles » et trace le destin d’une personnalité hors du commun de par sa différence et la façon dont elle la vit;

- parce que le film est passé il ya quinze jours sur Arte, et que je me maudissais de l'avoir raté avant de voir qu'on pouvait le rattraper en salles.

- parce que le distributeur n'est autre qu'Epicentre Films,société avec laquelle je travaille en collaboration étroite, et c'est normal que je renvoie l'ascenseur en conseillant ce très beau projet, non?

 

People-Mountain-People-Sea23. People Mountain People Sea

Le pitch : 

Dans une carrière d’exploitation en Chine a lieu un meurtre au couteau. La police ayant laissé le meurtrier s’échapper, le frère de la victime, Lao Tie, décide de partir sur ses traces, espérant au passage toucher une récompense qui lui permettra de payer une partie de ses dettes.

Pourquoi je veux y aller :

- parce  que le film  avait frappé les esprit reçu le Lion d'Argent à la Mostra de Venise 2011,  avec Darren Aronofsky en tant que président du jury, et  il avait obtenu le Lion d'argent de la mise en scène et qu'on est heureux de le voir sortir en France deux ans après, grâce au fabuleux travail de la Société Aramis

- parce que ceux qui l'ont déjà vu ont été souvent frappés par la splendeur visuelle de l'oeuvre, western rural chinois faisant l'effet d'un uppercut à l'estomac.

- et parce que je parle assez peu de cinéma chinois sur ce blog, et j'avais envie que ce cinéma exigeant mais extremement ambitieux et diversifié soit mis à l'honneur.

 People Mountain People Sea

 Voilà une sélection délibérement très exigeante, voire radicale... j'avais hésité à y inclure Joséphine, adapté de la BD de Pénélope Bagieu, que j'aime bien et que j'ai croisé au salon de la BD ce week end ( mimi comme tout, la Pénélope), mais je me suisi dit que ca collait pas bien aux autres films... mais il est possible que j'aille quand même y jeter un oeil...même les deux!!!