Comme depuis quelques temps je vous parle souvent de sorties assez confidentielles avec mes avant premières du dimanche soir (et bien sûr, on n' oublie pas de précipiter sur  l'excellent Les Grandes ondes), j'ai parfois tendance à vouloir contrebalancer en insistant plus, lors de ma sélection des sorties du mercredi, sur les films à plus gros budget et plus grosse précense médiatique...

Et il se trouve que ce mercredi, de très gros morceaux, que ce soient en termes de budget, de casting ou de marketting sont à l'affiche, et ces gros morceaux, pour au moins 2 d'entre eux font donc partie de ma sélection du jour :

1. les Trois frères le retour

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Le pitch :
Ils sont trois,
Ils sont frères,
Ils sont de retour.
15 ans après, Didier, Bernard et Pascal sont enfin réunis... par leur mère...
Cette fois sera peut-être la bonne.

Pourquoi je veux y aller :

-parce que si la présence de ce film, parmi  mes films les plus attendus de 2014 ,avait pu surprendre mes fidèles lecteurs ( et moi même un peu, surtout au vu des 9 autres à coté, pas de la meme veine), le fait de le revoir dans la sélection de la semaine devrait ce coup ci être plus prévisible;

- parce que le premier LesTrois Frères, sorti en 1995 a marqué une génération de français (et près de 7 millions de spectateurs séduits) dont je fais indubitablement partie,  souvenant à quel point cette première incursion au cinéma du trio d'humoristes connus alors pour le détournement de parodies télévisuelles m'avait fait hurler de rire;-

-et parce que j'aimerais tant, même si j'y crois moyennement que le film soit fait pour des raisons plus artistiques que commerciales et qu'il me fasse autant rire que celui d'il y a 20 ans

2. La belle et la bete

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1810. Après le naufrage de ses navires, un marchand ruiné doit s'exiler à la campagne avec ses six enfants. Parmi eux se trouve Belle, la plus jeune de ses filles, joyeuse et pleine de grâce.
Lors d'un éprouvant voyage, le Marchand découvre le domaine magique de la Bête qui le condamne à mort pour lui avoir volé une rose.
Se sentant responsable du terrible sort qui s'abat sur sa famille, Belle décide de se sacrifier à la place de son père. Au château de la Bête, ce n'est pas la mort qui attend Belle, mais une vie étrange, où se mêlent les instants de féerie, d'allégresse et de mélancolie. Chaque soir, à l'heure du dîner, Belle et la Bête se retrouvent. Ils apprennent à se découvrir, à se dompter comme deux étrangers que tout oppose. Alors qu'elle doit repousser ses élans amoureux, Belle tente de percer les mystères de la Bête et de son domaine.
Une fois la nuit tombée, des rêves lui révèlent par bribes le passé de la Bête. Une histoire tragique, qui lui apprend que cet être solitaire et féroce fut un jour un Prince majestueux.
Armée de son courage, luttant contre tous les dangers, ouvrant son coeur, Belle va parvenir à libérer la Bête de sa malédiction. Et se faisant, découvrir le véritable amour.

Pourquoi je veux y aller :

- pour retrouver la flamboyance du cinéma de Christophe Gans, ancien critique de cinéma culte, qui a explose avec Le Pacte des loups,  blockbuster ambitieux et d'une belle audace formelle, et qu'on a un peu perdu depuis;

- pour voir si cette nouvelle adaptation du conte de Perrault est du niveau des deux classiques du genre, celle de Jean Cocteau avec Jean Marais et Josette Day (magnifiquement restauré en 2013) ou bien encore la version de Disney, standard nommé aux Oscars en 1993,

- pour son casting royal du moins sur le papier, avec notamment, Léa Seydoux en Belle, Vincent Cassel en Bête, Dussollier dans le rôle du père de la Belle, Audrey Lamy, Eduardo Noriega..

 La Belle et la Bête, version 2014, ça donne quoi ?

3. Abus de faiblesse

 

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LE PITCH :
Victime d'une hémorragie cérébrale, Maud, cinéaste, se réveille un matin dans un corps à moitié mort qui la laisse hémiplégique, face à une solitude inéluctable. Alitée mais déterminée à poursuivre son projet de film, elle découvre Vilko, arnaqueur de célébrités, en regardant un talk-show télévisé. Son arrogance crève l'écran avec superbe : Maud le veut pour son prochain film. Ils se rencontrent. Il ne la quitte plus. Elle aussi, il l'escroque et lui emprunte des sommes astronomiques. Il lui prend tout mais lui donne une gaieté et une sorte de chaleur familiale. Ce film raconte l'abus de faiblesse dont Maud est victime.

Pourquoi je veux y aller :

 -   parce que cette histoire est très fortement inspirée par la relation authentique et très perverse, qui s'est terminée devant les tribunaux, entretenue entre la réalisatrice Catherne Breillat et l'escroc Christophe Rocancourt, un type assez machiavélique, et de ce projet de film avorté dont j'avais parlé il ya trois ans dans un billet

- pour voir comment cet ancien escroc, a profité  de sa faiblesse psychologique à la suite d’un accident vasculaire cérébral, lui soutire plus de 800 000 euros

 - car je suis très curieux de voir  Kool Shen, le co-fondateur du groupe de rap NTM, dans  le rôle de Vilko ( l'escroc inspiré par Rocancourt, et voir si dans un rôle sur le papier fort charismatique, il arrive à se débrouiller aussi bien sur un plateau de cinéma que  JoeyStarr, son ex comparse du groupe.

Abus de Faiblesse - Bande Annonce

Bon, comme je l'ai déjà fait une ou deux fois, j'ai un peu triché, il y a un de ces trois films que j'ai eu la chance de voir en avant première, et comme je n'en ai pas parlé dans ma chronique du dimanche soir, il vaut en déduire que je ne l'ai pas autant apprécié que les Grandes Ondes...:o) verdict d'ici quelques jours...Et encore une semaine où les films d'animation sont particulièrement en forme, de Tante Hilda à M Peaboy et les voyages de Sherman, et il est possible que j'en voie au moins un...

et vous alors, ces 3 gros films français vous tentent aussi ou pas vraiment?