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Dans les grosses déceptions cinéma de cette rentrée 2017, figure incontestablement le dernier Téchiné, nos années folles  sorti le 13  septembre 2017, qui  pourtant sur le papier,  avait toutes les cartes en main pour séduire profondément.

ON  a toujours  aimé et défendu  le cinéma de Téchiné, ce cinéma plein de romanesque, voire de lyrisme sur des sujets au départ plus terre à terre, du quotidien parfois cruel, voire morbide et, avec son précédent film "Quand on a 17 ans", Téchiné signait un film sublime sur l’adolescence et ses premiers amours, un film plein de vie, qui conjugue désirs et souffrances.

 En utilisant pour  trame de départ l'histoire véritable  de Paul Grappe exhumée par les historiens Fabrice Virgili et Danièle Voldman. et avait  déjà inspiré la bande dessinée de Chloé Cruchaudet "Mauvais genre" publiée en 2013,   une bande déssinée très réussie  et une formidable histoire mélangeant confusion des sexes et confusions des désirs.  le réalisateur de Rendez vous et des témoins  avait matière à réaiser un drame historico-romanesque d'une ampleur et d'une richesse considérables.

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Malheureusement, le film s'avère être un ratage sur toute la ligne qui laisse assez pantois: la réalisation très académique et terne donne un coté très télfilm à cette reconstitution historique , et toutes les grandes problématiques que soulevait le scénario, notamment celle du genre et de l'identité sexuelle   et des traumatismes de guerre sont survolées et totalement effleurées.

On ne croit hélas jamais vraiment à la transgression du personnage central, d'autant plus que la composition  de Pierre Deladonchamps pourtant très bon dans le fils de Jean   manque de conviction et chez ses partenaires, idem : même Michel Fau et Cécile Salette ont été plus impressionnants ailleurs.

Une adaptation trop confuse et terne d'une histoire aux ramifications pourtant très prometteuse. et on préfère largement quand Téchiné opte pour  un cinéma contemporain, âpre, intense, romanesque que ce cinéma historique et ennuyeux.