On vous propose de partir à la découverte  de Tracy  de Sá, une  jeune artiste très  talentueuse et profondément attachante, qui sort demain, le vendredi 17 mai, son tout premier album, " Commotion" .

Tracy a un parcours bien peu commun pour une artiste qui produit un disque en France: née en Inde, elle est partie très jeune au Portugal où elle a passé une partie de son enfance, puis a grandi en Espagne avant de s'implanter en France à Montpellier et désormais, depuis quelques années maintenant, dans notre belle ville de Lyon .

Toutes ces influences et ces origines se retrouvent dans ce très entrainant premier album, et une fois qu'on a écouté l'album, on a eu envie d'en savoir plus. sur sa créatrice.

Comme l'artiste est lyonnaise, on a pu facilement la rencontrer en début de semaine et échanger avec elle pour un long moment d'entretien aussi décontracté que jubilatoire :

 Interview de la rappeuse Tracy De Sá

pour son album Commotion

TracydeSa_Photopresse3(c)JeanBaptisteBarbier

 Crédit Photo: Jean baptiste BARBIER

Baz'art : Bonjour Tracy et merci d'accorder un peu de ton temps pour les lecteurs de Baz'art.Ton album "Commotion" est particulièrement diversifié :on y entend des influences de musiques latines,indiennes, rn'b, même un peu de reggaeton.. Est-ce que c'était une volonté clairement assumée de ta part, pour ton premier album, de montrer toutes les facettes de ta personnalité et de ton parcours migratoire particulièrement riche?

Tracy de Sá : Ah oui absolument, c'est vraiment ce que j'ai voulu montrer dans mon premier disque, c'est un album dans lequel je voulais me présenter aux personnes qui me connaissent pas, en y dévoilant mes nombreuses personnalités et mes origines.

Je me suis totalement imprégnée de tous les pays dans lesquels j'ai a vécu, l’Inde (même si je suis quitté très tôt le pays, la culture indienne est fortement ancrée en moi),  le Portugal, l’Espagne, la France, et cela entraine forcément une  grande ouverture d’esprit,  une mosaïque de cultures, de sonorités que j'ai digérées et que j'ai voulu retranscrire .

C'est pour cela que dans " Commotion", on entend un peu de cithare indienne, de guitare espagnole très flamenco,  du reggaeton et du  R & B, qui ont nourri mes  premières années de  musique car mon frère écoutait à fond Lauryn Hill ou Salt'n pepa, et ça a forcément nourri mes inspirations..

Bref, toutes ces musiques font totalement partie de ce que je suis et j'avais très envie de les intégrer dans cet album.

Baz'art: Le risque, c'est qu'on ait un peu de mal à te cataloguer dans un genre particulier?

Tracy de Sá  Tu sais, je n'ai pas du tout envie d'être enfermée dans des cases, j'aime l'idée d'être une sorte de "caméléon"  qui évolue et qui s'adapte en permanence,  en fonction de mes rencontres et de mes goûts musicaux.

Pour "Commotion",  je souhaitais démontrer que quelquun qui rappe ne se contente pas de débiter des paroles,comme on a trop tendance à le penser parfois. 

Du coup, je  voulais mettre en valeur tout ce que je savais faire et non faire du buzz  avec un trop plein de featurings ou d'autres morceaux de ce genre..

Il y a des titres comme "Wall’s profond » qui montre un peu  l'étendue de  ma technique de flow d'autres comme  « Temple », un  peu plus dansant et festif, « Por aqui ",  qui témoigne que je peux chanter en  français avec quelques influences espagnoles en toile de fond, et plein d'autres choses encore ....

TRACYDESA_COVER-COMMOTION

Baz'art : Mais est ce que cela n'a pas été trop difficile d'imposer cette grande diversité à ton label, vu qu'en France on n'a pas forcément cette dimension multiculturelle et multi genres dans la musique, et notamment dans le milieu du rap?

Tracy de Sá : Cela n'a pas forcément été facile en effet, car en France on n'a pas cette culture là; on a tendance à faire rentrer des gens dans des cases et c'est très difficile de décoller ces étiquettes.

Mais j'ai la chance de travailler depuis que j'ai commencé la musique avec quasiment la même équipe, notamment  COMIX DELBIAGIO, mon beatmaker/ DJ  attiré auquel je tiens particulièrement et qui connait totalement mes gouts et ce penchant pour l'écléctisme musical, donc comme cette équipe me soutient énormément ,c'était plus facile pour moi d'imposer cela à mon label.

Et d'alleurs, pour parler de  ce label ( Ovastand), sache qu'ils me suivent  depuis que j'ai fait les Inouis du Printemps de Bourges au printemps 2018 , avec, en face, la mention “potentiel explosif, c’est j'ai choisi de continuer  avec eux pour produire mon premier album, car , ils me font une confiance absolue.

Très récemment,  ils ont accepté de me voir partir à Goa pour tourner mon nouveau clip "RickShaw,"  ils ont compris que c'était très important que j'aille là bas pour retrouver mes racines indiennes, et je ne suis pas certain que beaucoup de labels accepteraient cela, surtout pour un premier album.

Baz'art : Tu es entrée assez tardivement dans l'univers du rap, puisque tu  viens d'abord du milieu de la danse hip hop . Est ce que la danse a pu t'apporter un plus te permettant de t'imposer dans ce monde du rap pas toujours évident ou pas vraiment ?

Tracy de Sá :   Si, incontestablement, la danse m’a beaucoup aidée pour  pas mal de choses.

En tant qu’ancienne danseuse,  je cherche toujours à élaborer la musicalité des chansons afin de pouvoir transmettre à travers la voix et la musique mais aussi à travers le corps.

En fait, c'est en 2011 à Montpellier alors que je faisais pas mal de breakdanse, que j'étais plutôt reconnue dans le milieu, un jour,  des rappeurs sont venus me voir pour me dire qu'il fallait que je rappe car j'avais les gestes d'une rappeuse, je ne savais pas trop ce que cela voulait signifier mais j'ai écouté ses conseils , je me suis mise alors mettre des mots sur ce que j'éprouvais,  et à les scander et effectivement cela m'a bien plu .

Je me suis rapidement aperçue que je pouvais exprimer des choses d’une autre façon, complémentaire,  que l’expression corporelle.

Et par ailleurs, la danse, et notamment le monde des battles, m'a aussi inculqué plus ou moins consciemment un coté compétitif, une volonté de ne pas me laisser marcher dessus, et dans ce milieu où ce n'est jamais évident lorsque tu es une fille, cela m'a été parfois d'un précieux secours c'est certain ( sourires) ...

Baz'art :  Comment fonctionne ta collaboration avec les beatmakers qui bossent avec toi ? Tu pars d'un texte précis au départ et ils te proposent un son qui correspond, ou bien tu pars d'abord du son et tu cales ensuite tes mots dessus?

Tracy de Sá  : A vrai dire, rien n'est figé,  ma façon de travailler les productions  change tout le temps.

Je  travaille beaucoup au feeling,  en général,  j'ai une thématique qui me vient en tête, je vais dire au beatmaker que je souhaite parler de telle chose sans que cela soit très concret, juste une couleur générale et il me propose donc rapidement une production.

Si elle me plait, je peux commencer à écrire dessus dans mon coin, mais ca ne fonctionne pas toujours tout de suite, parfois ca matche  quelques mois après seulement, et cela arrive aussi que même si le son me plait beaucoup, je ne trouve jamais le bon flow qui va avec, donc je laisse tomber...

Parfois j'interviens de manière plus active dans le son, si je ressens l'envie de travailler avec des instruments de fanfare pour  avoir un son plus festif, ou si je sens qu'il faut accélerer telle ou telle partie de la production,j e vais le proposer au beatmaker, et on voie ensemble si cela fonctionne ou pas.

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Crédit photo : Just music.fr

Baz'art :  Tes textes sont parfois très profonds, ils parlent de sujets comme la condition de la femme ou de ton parcours migratoire complexe. Toutefois, comme les paroles sont en anglais et que tes musiques très festives, ne regrettes-tu pas le fait que les gens ont certainement tendance à ne pas les écouter et se laissent juste porter par la dimension dansante de tes morceaux ?

Tracy de Sá : Ah non pas du tout, j'accepte parfaitement le fait qu'il y ait  plusieurs grilles de lectures à l'écoute de mes titres .

Certaines personnes m'ont effectivement reproché au départ que je chantais en anglais et que c'était tellement rapide niveau du rythme qu'on ne comprenait rien au contenu du texte, c'est assez français cette démarche, puisqu'on a une grosse culture du texte, notamment dans le rap français , qui n'est pas forcément présente à ce point chez les anglo saxons...

Si je ne chante pas en français ( sauf pour "Por Aqui") c'est que  ce n'est pas ma langue natale, contrairement à l'anglais.

Tu sais, je n'ai appris le français qu'en arrivant ici, il n'y a même pas dix ans, donc je ne peux pas encore faire des punchlines ou des figures de style comme les rappeurs francophones peuvent le faire, en tout cas pas sur la durée complète d'un morceau, quand tu vois la taille d'un texte sur un morceau de hip hop, par rapport à un morceau de pop, tu ne peux pas faire illusion si tu ne maitrises pas parfaitement la langue.

Mais je sais aussi que pas mal d'auditeurs ou de spectateurs ont d'abord tilté sur le coté festif de mes morceaux et ensuite ils ont pris la peine d'écouter  ( et de traduire parfois) ce que j'avais à dire et ont été très agréablement surpris, et cela me plait énormément car c'est vraiment ce que je cherche..

Tout d'abord  je mets surtout en avant la musicalité de mes morceaux, comme je te le disais tout à l'heure , mais le texte n'est pas du tout superflu, c'est vraiment un ensemble, après si les gens ne voient qu'une partie de l'iceberg, ce n'est pas grave du tout l'important est qu'ils voient quelque chose et qu'ils aiment ce qu'ils voient ( sourires) ..

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 Crédit Photo: Jean baptiste BARBIER

Baz'art :Ton flow est absolument démentiel : tu arrives à le moduler dans pas mal de morceaux, et tu te laisses aller à quelques fulgurances qui laisseraient pantois certains de tes holologues du rap français..c'est quelque chose qui est inné ou que tu as beaucoup travaillé?

Tracy de Sá : Merci pour le compliment ( sourires) .... 

Pour arriver à t'épater, sache qu'il y a énormément de travail derrière :  je crois énormément à la valeur du travail et les rappeurs qui te diront que tout est acquis d'avance, il ne faut pas les croire ils bluffent. Il y a souvent un petit complexe chez le rappeur qui n'a pas appris la musique de façon classique avec solfège et tout le toutim, mais si il ya du boulot derrière on peut vite rattraper le coup... 

Bien sûr qu'au départ, on a un petit talent ( pour ne pas dire un don) pour la chose, si ,dans les premiers temps que j'ai essayé mon flow avait été minable,  j'aurais laissé tomber évidemment, mais ensuite cela continue à se travailler quotidiennement :  je tente toujours des choses , sur tel ou tel vibe, voir si je peux me permettre un flow que je ne pensais pas réussir.

Tu sais,  je donne des cours dans des ateliers pour apprendre à faire du rap, donc j'ai quelques techniques, mais comme mon principe c'est la musicalité avant tout, je leur conseille de faire comme je pratique de mon coté, à savoir que je chante beaucoup en "yaourt" des que j'ai un son qui me tente.

Et c'est ensuite une fois que j'ai bien pratiqué en mode yaourt et que j'ai bien appréhendé la musicalité du morceau que je peux me lancer dans un flow, même si le texte n'est pas démentiel au départ, l'important c'est vraiment de réussir à le coller au son...

Baz'art : Tu as été revélée au grand public cette année grâce à l'émission « Destination Eurovision » il y a quelques années., une émission où l'on n'imaginait  pas forcément une rappeuse ...Est-ce que le morceau « Por aqui " qui figure sur l'album existait déjà ou bien elle a été créée pour l'émission?

 Tracy de Sá :  Tout à fait :  "Por aqui"  existait avant l'émission et c'était déjà prévu qu'elle figure dans l'album . On a tout à fait le droit de présenter sa propre chanson. et je ne m'en suis pas privé ( sourires). 

Honntêment j'ai eu pas mal de réticences à me présenter à cette émission car je ne savais pas si ça allait être positif   ou si ça allait me desservir.

On ne voit pas beaucoup de chanson hip hop dans ce genre d’émission et j’ai hésité  à accepter pour pas mal de raisons.

Mais au final, je me suis dit que je devais représenter les artistes comme moi et ceux qui sont aussi issus de l’immigration.

 Baz'art : Plus globalement quelle impression,  gardes tu, avec le recul, de cette expérience télévisuelle assez hors du commun? 

 Tracy de Sá :Dans l'ensemble on peut dire que l'expérience s'est bien passée, elle fut en tout cas très enrichissante, malgré la concurrence et la pression.

J’ai appris beaucoup de choses botamment sur les coulisses d' une émission de télévision, si je suis amenée à en faire d'autres (sourires) ca me servira c’était très enrichissant.

Après,  je reconnais que les réactions que j'ai eu suite à ma prestation sont assez mitigées, il y en a eu beaucoup qui m'ont encouragé et félicité, et puis d'autres très méchantes qui m'ont attaquées sur mon style de musique ou  bien pire, sur mon look et  ma couleur de peau , je reconnais qu'on a beau être blindée, ca pique quand même un peu.

Mais si je devais retenir une chose de l'expérience, ce sont les encouragements  très sympas de Youssoupha qui participait à l'émission puisqu'il aidait une autre concurrente, Noémie.

Il est venu me voir après ma prestation, et m'a dit que c'était génial que j'impose du rap dans ce genre d'émission et qu'il ne fallait que je ne lache rien pour la suite, du coup franchement, rien que pour ce moment là, je suis très contente d'avoir fait  Destination Eurovision »! ( rires) .

Tracy de Sà - Por Aquì / Destination Eurovision 2019 - 2eme demi-finale

Baz'art : Les rappeuses femmes connues du grand public ( Kenny Arkana, Chila, Casey) sont renommées pour leur franc parler et une dimension féministe très affirmée..Tenter d'exister dans ce milieu très macho impose t-il forcément d'être une féministe convaincue?  

Tracy de Sá :Disons plutôt que lorsqu’on est une femme, il faut se dire qu’on peut faire les mêmes choses que les hommes, que ce soit dans le rap ou ailleurs.

Mais bien sûr,  je ne te cacherai pas que cela a été très dur au début car dans le rap, les gens ne s’attendent pas aux mêmes choses lorsqu’ils voient une femme.

Il y a pas mal de clichés sur l’image de la femme et il faut arriver à s’imposer. Lors de mes premiers concerts, c'était vraiment dur, tu avais des mecs qui voulaient prendre le micro à ma place, et il fallait vraiment que je m'impose pour ne pas le lacher le micro, et je n'avais pas forcément la confiance pour cela,.

Petit à petit, j’ai fait des rencontres et produit des choses qui m’ont donné une certaine légitimité, et maintenant je m'impose facilement,  comme quoi c'est important de ne jamais  lâcher et toujours se battre.

Baz'art : A ce sujet,  existe t-il une solidarité entre les artistes féminins de la scène du rap françaises?

Tracy de Sá : Non malheureusement je n'ai pas forcément ressenti de solidarité de la part des autres rappeuses femmes, mais il faut dire que celles que tu cites sont vraiment des artistes qui pèsent lourds et elles sont trop loin de moi (géographiquement, mais pas que) pour que je puisse les atteindre pour le moment.. Peut-être plus tard une fois que j'aurais fait mes preuves avec ce disque et d'autres travaux..

Mais de mon coté, j'essaie vraiment d'aider les jeunes  artistes  femmes qui se lancent dans le rap, en les aidant à faire ma première partie ou autres, j'y tiens énormément à ce renvoi d'ascenseur.

 Baz'art : Tu parles de la scène, justement est ce que c'est un endroit que tu préfères au studio..en écoutant ton disque, on se dit qu'il est taillé pour la scène mais qu'en même temps, si tu enchaines chorégraphie et flow fulgurant comme tu fais, cela doit être super crevant à gérer, non?

 Tracy de Sá :Ah oui tout à fait, chanter sur  scène est une chose que j’adore et cette étape est très importante, et en effet, je préfère cette étape là à celle de l'enregistrement en sutdio ., en effet,  on ne peut voir si ça fonctionne qu’en découvrant la réaction du public.

C’est à ce moment-là  seulement qu’on se connecte avec le public et qu’on arrive ou pas à passer nos messages.Tu sais, j’ai déjà testé des sons sur scène et j’ai pu les retravailler en fonction. En studio, on peut « tricher » mais en concert c’est impossible car on ne peut rien cacher !

J’aime jouer à la bête de scène et j’ai beaucoup travailler pour (sourire).

Je suis seule avec mon DJ et il faut que j’occupe tout l’espace; et en même temps lui laisser quelques plages pour l'insturmental me permettant de souffler.

D'ailleurs, là dessus, il  faut encore que je bosse car j'ai tout le temps envie de tenir le micro, il me le reproche parfois ( rires) donc oui tu as raison il faut une énergie de dingue, et être vraiment en bonne forme pour tenir sur la même energie pendant cette période, que ce soit 45 minutes ou plus d'une heure !

 Baz'art :  Tu es actuellement basée à Lyon, envisages-tu de partir prochainement à Paris pour tenter de  faire exploser ta carrière?

 Tracy de Sá : Non,  un départ pour Paris n'est pas prévu du tout pour le moment.. je tiens vraiment à Lyon, c'est une ville que j'ai découvert pour mes études supérieures et je m'y sens tres bien et surtout, en restant à Lyon,  j'essaie de montrer qu’il y a beaucoup de talent dans cette ville, malgré ce que les gens peuvent dire.

Il y a beaucoup de styles différents, même dans le rap, il y a des identités uniques et ça serait bien qu’on se soutienne plus, non seulement entre artistes mais aussi au niveau du public.

Après, au vu du style de musique que je propose,  je t'avouerai que j'ai une visée plus internationale que nationale,  donc si lyon est une étape ce n'est pas forcément pour aller sur Paris..

Et par ailleurs, il faut arréter de penser qu'en France tout part de Paris : de Lyon aussi je suis certaine que je peux atteindre la scène internationale. Par exemple, je sais qu'en Espagne où j'ai habité, ils m'ont découvert grace à destination eurovision.; on  travaille actuellement sur le  clip  de  « Por aqui » que je  vais  tourner en Espagne, à Malaga précisemment,  un coin que je connais très bien..

Si tout se passe bien, on le tourne très prochainement , on va dans tous les coins de France et du monde, tu vois bien que de Lyon c'est très pratique de bouger  et de revenir ensuite ( rires) ..

 Baz'art: Dernière question.. si tu avais un featuring que tu rêverais de faire sur un prochain disque avec un artiste international et un  artiste français, ca serait lesquels? 

Tracy de Sá : Sans trop hésiter, je citerais pour l'international, Busta Rhymesqui est quand même pour moi une sorte de dieu vivant et de modèle absolu...

Et pour l'artiste français, j'aurais envie de dire Rilès, car au niveau du style de musique qu'on fait, ca se ressemble pas mal et je suis sûre qu'on ferait un truc très sympa ensemble..

Mais encore une fois, pour l'instant je n'ai pas réussi à l'approcher... qui sait, ça pourrait se faire bientôt?

Baz'art : Allez on n'a plus qu'espèrer que Rilès lise baz'art et surtout que pas mal de gens vont bien kiffer et danser sur "Commotion", qu'on peut donc trouver dès ce vendredi dans tous les bons disquaires comme on dit..Merci à toi Tracy pour ce long entretien et tout le meilleur pour la suite!

Tracy de Sá : Merci à toi et longue vie aussi à Baz'art !!

Retrouver toutes les infos sur l'artiste sur la page de son label Ovastand.