gorbo

 "Quand le père de Mimmo ammena Nana au Borgo vecchio,  tout le monde était aux fenêtres.giovanni avait téléphoné en donnant l 'rdre qu on l'attende sur les balcons.et qu on le dise aussi au voisins : Giovanni arrive avec une surprise ! "

Décidemment, à croire que quand les journalistes italiens se mettent à la littérature tout ce qu'ils touchent se transforment en or... on connaissait déjà les grandes oeuvres de Roberto Saviano et de  notre chouchou Valerio Varesi, voici maintenant qu'on va apprendre à faire connaissance avec Giosuè Calaciura dont le  Borgo Vecchio est déjà la 5ème roman traduit en français.

Un roman  qui frappe un grand coup avec ce roman qui devrait faire parler de lui lors de la prochaine rentrée littéraire, dans trois semaines  ( certes, on commence un peu vite à parler de rentrée littéraire,  cette année, on avoue, mais pour les autres on attendra un tout petit peu plus :o).

 Borgo Vecchio, nom d'un quartier très pauvre de Palerme raconte, dans un récit aussi court qu'intense la destinée de Mimmo et Cristofaro, deux gamins liés par une amitié.  à la vie à la mort, un peu à la manière d'une saga comme "l'amie prodigieuse ", en moins ample et en plus masculin...

Ces deux héros, dont l'innocence liée à l'âge va vite être ternie par les réalités de la vie pourraient être des héros des longs métrages de Vittoria de Sica  ou Roberto Rosselini, bref tous les papes du  genre néoréaliste italien. Une fable poignante et lyrique, qui réussit totalement son mélange entre poésie fantaisiste et réalisme  assez terrifiant.

On est totalement immergés dans ce Palerme aux odeurs et au foisonnement assez unique, et l'auteur, qui connait son île natale comme sa poche sait bien plus que quiconque nous y faire totalement plonger. 

« La langue de Giosuè Calaciura est unique, objectivement unique : c’est une langue très belle, dense, poétique, baroque, traversée de constantes inventions métaphoriques. »

 Jérôme Ferrari, qui oppose son avis enthousiaste sur le quatrième couverture du roman ne s'y est pas trompé, et gageons que les lecteurs de la prochaine rentrée littéraires, avides de belles découvertes littéraires ne s'y trompent pas non plus. 

 Borgo Vecchio, de Giosuè Calaciura, Traduit de l’italien par Lise Chapuis, Notabilia, 152 p., 16 € (à paraître le 22 août 2019)

 

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