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"Quand ils quittaient le salon ivres morts je rangeais tout : le tapis vert replié dans le tiroir les jetons dans la boite. Je vidais les cendriers et rangeais les verres. Avant de regagner le dortoir, je faisais une promenade jusqu'au vignoble . Seuls les animaux sauvages étaient réveillés à cette heure là ."

Teresa,  passe l'été chez sa grand-mère, dans les Pouilles. Dans la maison d'à côté vit une tribu hétéroclite : Cesare, sa femme, et les trois jeunes garçons qu'ils élèvent  en proximité avec la nature, et une relation particulière se forme entre Térésa et les trois garçons 

 Dans la solitude des nombres premiers,  on avait apprécié il y a déjà plus de 10 ans  tout le talent de Paolo Giordano, alors à peine 25 ans,  pour éviter  les stéréoptyes et les situations convenues, tout en parvenant à decrire des scénes d'amour fou  qui marquent les esprit longtemps après l'avoir lu 

Son nouveau roman  dix ans plus tard " Dévorer le ciel"  lui permet de récidiver tant il trousse à nouveau  un incroyable roman d'amour,, un roman d'absolu qui suit une narration fluide  rythmée dans . le décor de la campagne italienne, ses paysages reculés  l'exposé de l'amitié sans bornes,  l'éveil de sens, le poids de la religion 

Un livre d'apprentissage par excellence pour une saga familiale et amicale ambitieuse et dense. 

Dévorer le ciel, Paolo Giordano, traduit de l'italien par Nathalie Bauer, Seuil, 464 p., 22,50 euros