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"Comme je suis le premier enfant que mes parents ont eu, c'est moi qui ai reçu de plein fouet leur ferveur catholique religieuse d'où mon prénom, Makepeace". 

👢On s'attend à voir passer des bottes de paille et à entendre le son d'un harmonica comme dans un western (dit celle qui n'en a jamais regardé un)).

👢Dans les premières pages, avec son cheval, ses flingues et ses rondes, Makepeace a tout d'un shérif. Sauf qu'ici, on ne sait pas trop qui sont les brutes et les truands.

👢Comment survivre dans cet endroit désert, désolé, violent? Le filet d'espoir de Makepeace est de prendre la route, en quête d'un meilleur ailleurs et ce qui ressemble à une dystopie devient aussi un roman d'aventures.  

👢 La pugnacité de Makepeace face aux épreuves traversées, son destin marqué tragiquement dès sa jeunesse, ses "presque" morts m'ont fait penser au personnage de la série La servante écarlate avec une dose d'humour en plus, respiration salutaire dans ce monde sans grande humanité.


👢Si le style ne m'a pas particulièrement charmé ( sur un sujet proche, l'extraordinaire "Dans la forêt " était bien plus émouvant), mille questionnements ont jailli au fur et à mesure de ma lecture tant sur le futur de notre planète.

Des questionnements qui portent sur nos sociétés entièrement axées autour de la consommation et le "toujours plus" (travailler plus, produire plus) creusant les inégalités sociales, terreau de bien des colères que sur l'instant de survie (est il si puissant qu'il donne envie de vivre même lorsqu'on se retrouve absolument seul, sans ami, sans famille, sans aucune relation sociale ?). 

Au nord du monde,  Marcel Theroux, Zulma éditions 

Roman traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Stéphane Roques – Postface de Haruki Murakami