Baz'art  : Des films, des livres...
20 mars 2024

[CRITIQUE] Paternel: pardonnez moi mon fils, j'ai péché

 

 

­Dans une petite ville du centre de la France, Simon est un prêtre dévoué à sa paroisse. Au cours d’une messe, Louise, qu’il n’avait pas revue depuis son séminaire, il y a des années, refait surface. Elle lui présente Aloé, enfant de 11 ans, dont il est le père. Cette nouvelle va bouleverser son quotidien : peut-il être un bon prêtre pour ses fidèles, et un bon père pour son enfant ? Simon va tenter de convaincre les plus hautes instances de l’Église que sa vocation est compatible avec l’amour paternel.

Les films qui osent poser des questions taboues dans la communauté ecclésiastique ne sont pas nombreux mais commencent peu à peu à faire leur trou dans le cinéma français

Après Magnificat qui abordait le sujet des femmes prêtres dans l'église et pose des questions essentielles  sur la place des femmes dans le clergé  qui ne suivent pas encore les évolutions sociétales , Paternel raconte l'histoire d'un  prêtre qui découvre tardivement sa paternité.

Pour son premier passage derrière la caméra, Ronan Tronchot  tisse un drame s’interrogeant avec simplicité et humanité sur le sens de la vocation. Lorsque l’on consacre son existence à aider son prochain, peut-on aspirer à une vie privée ?

Paternel  se concentre sur le cheminement intérieur d’un homme  de foi ne sachant plus à quel saint se vouer et se demandant s’il peut être à la fois un bon prêtre pour sa paroisse mais également un père pour ce fils qu’il doit apprendre à connaître.

Accompagné à l’écriture de Ludovic du Clary, Ronan Tronchot tisse un scénario un peu convenu mais délicat et qui cherche plus à sonder les relations intimes que poser un débat de société sur les mutations nécessaires de l'institution catholique. La mise en scène reste particulièrement sobre et impersonnelle, mais l'important est assurément plus dans la narration que dans la réalisation.

Dans un rôle totalement fait pour lui  Grégory Gadebois porte le film sur ses larges épaules, réussissant à transmettre la palette d'émotion constratée qui le traverse/ Le toujours excellent  Lyes Salem en prêtre maghrébin mais catholique apporte un contrepoids léger bienvenu dans une histoire  grave et sérieuse.  

 


© Les Films du Clan/Micro Climat Studios

En salles le 27 mars 2024

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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

mauvais gones
 

Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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