Baz'art  : Des films, des livres...
1 octobre 2024

[Critique] MEGALOPOLIS : le plus nanar des classiques?

D'habitude, quand je vais voir un film en salle, j'en sors avec un avis plutôt tranché, bien que c'est parfois compliqué de savoir si on a aimer un film tant les défauts et les qualités s'entremêlent pour ne faire qu'un tout, mais avant d'aller voir le dernier film de Francis Ford Coppola en salles,  je n'avais jamais ressenti aussi forte cette sensation de me demander si j'avais vu un classique du cinéma ou un gros nanar.

Megalopolis raconte l'histoire de deux visons du monde dans la ville de New Rome, entre un artiste,

César, capable d'arrêter le temps tellement il déborde de créativité qui a pour but de créer un espace vert gigantesque dans la ville, son but est de bâtir un avenir utopique, et le maire, Cicéron moins basé sur le futur, avec une vision beaucoup plus conservatrice.

Mégalopolis ou la preuve qu' un film dense et décousu en diable n'est pas du tout forcément mauvais.

ON le voit très vite,  Coppola veut tenter un nombres de choses assez folles, donc une grosse grosse prise de risque a quasi chaque instant dont on ne peut que montrer du respect

Malheureusement, beaucoup de fois dans le film une idée me semblait totalement génial puis ça enchaîne avec une catastrophique, puis ça continue tout le film.

Visuellement parlant , le film alterne à une vitesse ahurissante les partis pris radicalement différents, ce qui fait que l'on a une sensation de changement d'ambiance limite dérangeante

Et en même temps,  on nous propose des styles graphiques sublimes, un étalonnage du plus bel effet , et des plans limites tableaux par moment, avant que le film ne change encore de cap visuel et te montre des atrocités digne des images qu'on nous montre au collège quand on doit fantasmer sur le monde en 2050.

Le film subit le même traitement sur tout, que ce soit les jeu des acteurs où un coup on a un Adam Driver ultra concerné par le rôle, puis la séquence d'après,  il prend des drogues et nous offre un des surjeu des plus hilarants (Big UP a Nicolas Cage dans Longless pour ceux qui savent),

Pour autant je ne comprends pas comment on peut sortir du film en disant que c'est juste une grosse daube comme j'ai trop entendu dans la salle.

Remercions Coppola de sa générosité et de son panache.

Souvenons nous aussi de sa carrière qui a, disons le, changé et marqué le cinéma dans son entièreté.

Pour finir, un point très important, ne vous laissez pas influencer par PERSONNE et vivez le film au cinéma car même si vous détestez Mégalopolis, c'est une expérience toujours importante et assez hypnotisante  pour ma part, j'ai jamais décroché du film, d'aller le voir dans les salles de cinéma, accompagné de la sensation d'un film événement qui donne un engouement assez fou pour le film et créer une ambiance particulière dans la salle.

Alors n'écoutez par les critiques vis a vis de Megalopolis et foncez en salles tant qu'il joue encore,  voir le plus Nanar des classiques.

MEGALOPOLIS a voir actuellement en salles

Rédacteur : Lucas, 18 ans

Edit de Michelio ( quand notre plus vieux rédacteur répond à notre plus jeune)

D'accord avec la chronique de Lucas.J'ajouterais que Mégalopolis a tout du grand film malade, même si la formule est un peu éculée. De bien belles idées parfois plombées par un embrouillamini assez kitsh.

Il y a chez Copolla une philosophie humaniste toujours plaisante.

Et le parallèle entre le déclin de l'empire romain et celui de l'empire américain est une idée des plus pertinente! Une vraie ambition politique, des acteurs investis ( John Voight en Trump un régal) mais une poésie parfois infantile et outrée..

Une vingtaine de minutes sont en trop, car déjà vues ailleurs dans d'autres dystopies. Les références sont quand même sympas: un coté nouvelle vague  dans le jeu décalé des acteurs et aussi un peu du Satiricon de Fellini mais Fellini est plus Fellinien !!!

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