Les polars de votre été : Léo de Deon Meyer
Arrivé sur Nelson Mandela boulevard, Griessel admire le coucher de soleil sur la mer, des nuages spectaculaires d'un orange profond et le soleil une auréole derrière Signal Hill. A sa gauche, les façades en verre des immeubles du Cap réfléchissent toutes ces couleurs comme mille facettes de diamant.
Cela le remplit d'une sorte de mélancolie, un étrange mélange de tristesse, de regrets et de joie. Quelle ville ! Elle l'a fait, elle l'a détruit. Il l'aime intensément. C'est le dernier bastion d'un pays qui se délabre. L'ultime espoir
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Un casse qui tourne au bain de sang pyrotechnique.
Une vététiste retrouvée morte sur un chemin de randonné, les mollets lacérés par les morsures de rottweilers.
Un avocat, propriétaire de chiens d'attaques torturé et assassiné dans sa villa cossue. Des hauteurs du Cap, Afrique du sud, aux collines sabines de la campagne romaine, le lecteur est embarqué dans le prologue d'un thriller éparpillé façon puzzle, en se demandant comment le romancier va bien pouvoir l'emmener durant six cents pages sans le perdre en route.
Une enquête menée par un duo de policier attachants, l'un préparant avec anxiété son mariage, l'autre se battant avec ses kilos en trop, des anciens militaires, barbouzes et mercenaires à leurs heures préparant le deuxième casse du siècle, le premier s'étant mal terminé dans le prologue, des politiciens vendus au plus offrant dans le décors d'un pays ruiné par une corruption endémique à tous les étages du pouvoir.
" Leo " est un polar social mené à deux cents à l'heure, un " go fast " littéraire qui ausculte la géopolitique Sud Africaine avec une précision qui force l'admiration.
Un roman captivant et instructif comme en écrivait jadis le grand John le Carre.
Leo", le nouveau roman de DEON MEYER Gallimard série noire
La charge d'un lion, raconte-t-elle, c'est le plus souvent du bluff. Un test. Son rugissement est assourdissant et très intimidant. Il veut vous coller la peur au ventre pour vous faire fuir. Si vous fuyez, vous deviendrez de la pâtée pour chat. Il s'agit de lui faire face."
Elle se lève de sa chaise de camp. Plante largement ses jambes athlétiques dans ses bottes à lanières, lève haut les bras, ouvre les paumes. " Vous vous faites le plus grand possible. Vous lui rugissez à la gueule. Aussi fort que vous pouvez. Vous claquer des mains. Ne montrez pas de peur. Il arrêtera sa charge. Comme tous les lions. Ça les perturbe. Quand il s'arrête, vous reculez. Très, très lentement. Toujours face à l'animal. S'il bouge, vous stoppez. S'il arrête, vous reculez. "
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