Baz'art  : Des films, des livres...
31 juillet 2025

Critique d'album - Veronica Electronica : il est comment le dernier album de Madonna ?

 

 

Veronica Electronica : le projet fantôme qui aurait peut-être dû le rester

 

À la fin des années 90, alors que Ray of Light marquait un tournant spirituel et sonore dans la carrière de Madonna, un projet parallèle voyait le jour dans l’ombre : Veronica Electronica.

Pensé comme un prolongement plus radical de l’esthétique electronica de l’album, ce recueil de remixes réunissait certains des producteurs les plus en vue de l’époque.

Sur le papier, l’idée avait tout pour séduire. Mais il aura fallu attendre plus de vingt-cinq ans pour que cette initiative, entourée d’un certain mystère, soit enfin dévoilée officiellement.

 

Sorti il y a quelques jours sous la  forme d’un coffret de huit titres, Veronica Electronica laisse un goût amer. Non pas qu’il soit foncièrement mauvais, mais après des décennies de rumeurs et d’attente, le résultat paraît étonnamment mince.

Sept remixes, une seule démo inédite (Gone Gone Gone), et une impression persistante de rendez-vous manqué.

Beaucoup de morceaux circulaient déjà sur Internet depuis des années – et leur officialisation n’apporte finalement que peu de valeur ajoutée.

 

 

 

Côté production, la qualité est au rendez-vous, certes, mais l’ensemble manque de souffle. BT et Sasha livrent une version solide mais attendue de Drowned World/Substitute for Love, tandis que leur relecture de Ray of Light accentue la dimension club sans véritablement la réinventer. Peter Rauhofer et Victor Calderone font le travail, mais leurs remixes de Skin, Nothing Really Matters et Sky Fits Heaven sonnent aujourd’hui datés, voire génériques.

Seule la relecture tribale et cinématographique de Frozen par William Orbit, et les accents drum’n’bass inquiétants ajoutés à The Power of Good-Bye par Fabien Waltmann, apportent un peu de relief.

Quant à Gone Gone Gone, la seule nouveauté réelle du lot, elle s’écoute avec plaisir, mais n’a ni l’impact émotionnel ni la fraîcheur qu’on aurait pu espérer d’un titre resté dans les tiroirs depuis plus de deux décennies.

 

 

Au final, Veronica Electronica ressemble davantage à un artefact de collection qu’à une redécouverte essentielle. Les fans les plus fidèles apprécieront peut-être cette plongée nostalgique dans l’univers de Ray of Light, mais pour les autres, cette sortie tardive – malgré toute la promesse qu’elle portait – tient davantage de la curiosité que de la révélation.


Rédacteur de l'article : Maxime Doria

Commentaires
Qui sommes-nous ?

 

Webzine crée en 2010, composé d'une dizaine de rédacteurs qui partagent  la même envie : transmettre notre passion de la culture sous toutes ses formes : critiques cinéma, de littérature adulte et jeunesse, critiques de pièces de théâtre, concert , expositions, musique, interviews et portraits d'artistes, comptes rendus de spectacles,  tests de jeu de société., couverture de festivals de cinéma ou de musique...

Visiteurs
Depuis la création 8 360 169
LE FESTIVAL DU FILM DE LAMA DÉVOILE SA PROGRAMMATION !
 

 

Cette année encore, pour sa 32ème édition, le Festival du Film de Lama vous propose une programmation qui ravira petits comme grands, faisant une belle part aux œuvres présentées au Festival de Cannes avec des films venus du monde entier. Comme l'indique la devise du festival, rendez-vous aux "Chroniques d'un village monde" !
 
Le festival s'ouvrira sur le film de Sarah Arnols L'espèce explosive, présentée à la Quinzaine des Cinéastes cette année et mené par Alexis Manenti, Ella Rumpf et Vincent Dedienne.
 
Pour continuer sur cette lancée cannoise, le festival aura l'honneur de vous présenter La vie d'une femme de Charline Bourgeois-Tacquet mais aussi Notre Salut (Prix du Scénario - Festival de Cannes 2026) d'Emmanuel Marre, Minotaure (Grand Prix de Cannes 2026) de Andreï Zviaguintsev, La Bola Negra (Prix de la mise en scène - Festival de Cannes 2026) de Javier Calo et Javier Ambrossi ou encore Histoires de la nuit de Léa Mysius.
 

Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

 

 

Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.

 

Le festival rendra aussi hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dans L’avventura ou Le désert rouge.

DE L'ÉCRIT À L'ÉCRAN MONTELIMAR FILM FESTIVAL 15 ème édition

DU VENDREDI 18 AU JEUDI 24 SEPTEMBRE 2026- Montélimar


Le festival De l'écrit à l'écran revient en septembre 2026 pour sa quinzième édition.
Véritable temps fort de l'action culturelle menée par l'association éponyme, le festival conjugue au présent cinéma et littérature, crée des ponts inter-culturels et interartistiques stimulants et enrichissants. Il s'articule autour de 3 axes fondamentaux: ce qui s’écrit, ce qui se dit et ce qui se pense, sur la toile comme au-delà, et les met en lumière. En 2025, le festival a accueilli plus de 147 invités, organisé 140 événements dont 89 séances de cinéma et réuni plus de 33 000 spectateurs.

De l'écrit à l'écran - Cinéma Festival - Montélimar - 2024 | De L'écrit à l'écran

Nous contacter

Une adresse mail : philippehugot9@gmail.com 

Newsletter
170 abonnés