CHRONIQUE DES ANNÉES DE BRAISE : la palme d'Or un peu oubliée de Mohamed Lakhdar-Hamina de retour au cinéma
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Il est des coïncidences que seul le cinéma permet. Le réalisateur Mohamed Lakhdar-Hamina s'est éteint le 23mai dernier, soit le jour où Cannes Classics célébrait les 50 ans de la Palme d'or décernée en 1975 son long métrage "Chronique des années de braise", une fresque épique de près de trois heures.
En distribuant en salles ce 6 août la version restaurée de Chronique des années de braise, le distributeur Les Acacias rendent un hommage fort, sincère et nécessaire à Mohamed Lakhdar Hamina, (dont dans notre jeunesse on se souvient surtout de son film "La dernière Image", avec Véronique "Pause cafée Jannot en 1986- et à une Palme d’or que la mémoire collective a un peu tendance à oublier.
Tout l'enjeu de cette chronique cinématographique réside dans la nationalité du réalisateur seul Algérien à ce jour à avoir remporté une palme à Cannes.
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Mohammed Lakhdar-Hamina
En 1975, la blessure algérienne ne s'est pas refermée.
Le film ne prend pourtant pas partie ni ne juge la colonisation. Il relate une partie de l'histoire du pays, sur six tableaux distincts, depuis les premiers mouvements de résistance jusqu'à l'insurrection de 1954.
.Un exercice qui s’est avéré dangereux pour Mohammed Lakhdar-Hamina : lorsque son film a été projeté au Festival de Cannes, il a été menacé de mort par des anciens de l’OAS, au point que le ministre de l’Intérieur de l’époque a décidé de faire assurer sa sécurité et celle des ses trois enfants présents au festival par une brigade de sécurité.
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S’agissant d’une chronique, le déroulement du temps y est convoqué et représenté en plusieurs étapes. Années de cendre, année de la Charrette, années de braise, année de la charge, années de feu : cette succession aboutit à la date historique de la Toussaint rouge du 1er novembre 1954 au cours de laquelle le FLN réalise sa première série d’attentats marquant le début de la guerre.
Le scénario peut paraitre parfois confus mais assurément Lakhdar-Hamina soigne sa mise en scène, épique, et distille tout du long quelques scènes chocs assez proches d'un cinéma Hollywoodien à la David Lean ou Sergio Léone, malgré des moyens évidemment plus restreints.
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Dans cette version restaurée, conforme à la copie originale, se dégagent un souffle historique et une empathie encore puissants.
Sa reprise en salles ce 6 août, est une excellente nouvelle pour la conquête d'un nouveau public qui ne doit pas s'effrayer de la longueur, près de 3 heures, de cette œuvre essentielle aussi bien au niveau cinématographique qu'historique.
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CHRONIQUE DES ANNÉES DE BRAISE de Mohamed Lakhdar-Hamina de retour au cinéma le 6 août
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