[CRITIQUE] SAM FAIT PLUS RIRE : Drôle de d(r)ame de
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Mais que s'est-il passé pour que Brooke, une adolescente en colère, pléonasme, disparaisse après avoir lancé une pierre contre la porte de Samantha son ancienne " ado'sitter".
Sam qui a veillé sur elle durant la maladie de sa mère et qui l'a réconforté à la mort de cette dernière. Mais Brooke est maintenant en fugue et Sam se demande quelle est sa part de responsabilité.
Sam vedette d'un Comédie Club de Toronto ne fait plus rire, et ne rit plus à leurs blagues, à la grande inquiétude de Philip et Paige, ses colocataires, stand-uppers comme elle. Sam en est sûre, pour retrouver le sourire, elle doit retrouver Brooke.
Ce premier long métrage canadien ne fait pas tant le récit d’un drame que celui d’une reconstruction fragile, d’une tentative de renouer avec le monde et avec soi-même.
Sam fait plus rire, à la fois intime et désorienté frappe fort.
Sa capacité à ancrer sa protagoniste dans une réalité légère tout en l’enfonçant progressivement dans un drame presque insurmontable instaure un pouvoir empathique chez le spectateur.
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Habile construction qui, en mêlant passé et présent, met le spectateur dans la même confusion que la psyché de son héroïne après un drame, que nous ne dévoilerons pas.
La relation naissante entre Sam et Brooke est incroyablement douce et s'appuie sur une jolie idée de scénario : Sam utilise les compétences comiques qu’elle a perfectionnées sur scène pour trouver un moyen de dépasser les défenses têtues de Brooke.
Parfaite direction d'acteurs, jusque dans les seconds, justes et jamais caricaturaux," Sam ne fait plus rire " est une dramédie intelligente, aux dialogues mordants et une réflexion tendre sur l'adolescence, cette douloureuse période où l'être humain à tous les symptômes du grand brulé.
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Rachel Sennott interprète un personnage auquel nous sommes chaque jour confrontés hors de la fiction.
Rachel Senott, comédienne qu'on avait découverte et admirée dans Shiva Baby hélas inédite dans les salles de France, offre une performance de jeu complexe et drôle et déchirante et pleine d’espoir.
Capable de jouer la naïveté aussi bien dans les flashbacks, tout en parvenant à montrer à la caméra d'Ally Pankiw une facette plus endommagée dans les scènes se déroulant brillamment dans le présent.
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Une représentation à la fois fascinante et triste de la façon dont le traumatisme peut affecter une personne.
La mise en scène d'Ally Pankiw couve avec bienveillance, et une fausse légèreté, la difficile reconstruction de Sam après un violent traumatisme.
Le milieu du stand-up et la photogénie de la ville de Toronto, plutôt rare au cinéma, seront des atouts supplémentaires.
Un film qui encapsule parfaitement la phrase du titre «Sam ne fait plus rire », avec tout le désespoir qui l’accompagne.
Sam fait plus rire d’Ally Pankiw, Wayna Pitch (1 h 46), sortie le 30 juillet
Encore un film sur le syndrome post traumatique après un viol, cela devient un genre en soi, et c'est intéressant d'en voir deux à la suite, un drame intime et une vision intérieur du traumatisme pour " Sorry Baby " et une vision plus ancré dans le social et ses conséquences collatérales pour " Sam ne fait plus rire "
Mais dans les deux cas la sexualité masculine pose sérieusement question....
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