56e rencontres de la photographie d'Arles : Focus sur nos 5 expositions les plus....(seconde partie)
A la recherche du père », de Camille Lévêque
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Camille Lévêque s'est livrée à une enquête iconographique sur la figure paternelle. A partir d'archives historiques, d'entretiens, de photos de familles anonymes, de cartes postales, d'objets, l'artiste visuelle interroge la notion de paternité et le patriarcat dans nos sociétés occidentales.
Une exploration décalée de la figure paternelle sous toutes ses formes. Entre archives, détournements et récits intimes, cette exposition questionne le rôle du père dans nos sociétés.
Ce travail au long cours très fouillé et teinté d'humour prend une autre tournure quand la photographe partage son histoire personnelle avec un père longtemps absent et aujourd'hui décédé. En rétrécissant la focale sur son intimité, Camille Lévêque touche à l'universel. Lieu : Ground Control. Publication : « A la recherche du père », de Camille Lévêque.
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Les présages d'une lueur intérieure », de Todd Hido
Les images de Todd Hido ont une qualité cinématographique ambivalente. Ces maisons photographiées entre chien et loup dans des paysages désolés, simplement éclairées de l'intérieur, sont-elles un refuge pour des voyageurs perdus ou bien une menace ?
On ne sera pas étonné de découvrir dans une vitrine qu'un cliché de l'Américain a été utilisé pour la couverture d'une édition de « De sang-froid » de Truman Capote.
Todd Hido présente aussi des compositions réalisées avec d'anciennes photos de familles. Elles sont comme les protagonistes d'un scénario de film noir (un livre est annoncé en novembre chez Atelier EXB). Lieu : Espace Van Gogh
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La plus samba
« Retratistas do morro. João Mendes et Afonso Pimenta.
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Reflets de la communauté de serra, Belo Horizonte (1970-1990) » Ici, de la vie de la communauté de Serra, l'une des plus grandes favelas du Brésil située à Belo Horizonte.
Sans misérabilisme, João Mendes et Afonso Pimenta ont documenté pendant des décennies le quotidien des habitants : anniversaires, mariages, remises de diplômes. Leurs portraits d'hommes et de femmes allient élégance et dignité.
Lieu : Croisière Publication : « Retratistas do Morro », Editora Primata. ----
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L'immersion de la photographe brésilienne au sein du peuple amazonien Yanomami à partir des années 1970 est sans doute la facette la plus connue du travail de Claudia Andujar.
Cette rétrospective arlésienne se penche sur différentes séries antérieures, réalisées notamment pour le magazine brésilien « Realidade ». Se dévoile ici une approche sociale et avant-gardiste pour traiter de sujets controversés comme les techniques de guérison d'un médium, la recherche scientifique sur les cauchemars, l'usage des stupéfiants, la vie quotidienne des gays et personnes transexuelles à Sao Paulo et Rio.
Claudia Andujar propose à chaque fois une interprétation personnelle en se lançant dans des expérimentations visuelles (double exposition, filtre de couleur) qui dépassent les perceptions habituelles de la réalité. Lieu : Maison des peintres
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« Le Syndrome de Stendhal », de Nan Goldin
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Dans un diaporama de vingt-six minutes, la photographe américaine, célèbre pour la mise en images de sa vie et de ses addictions, synchronise des clichés de ses proches avec des représentations classiques des mythes d'Hermaphrodite,
Orphée, Narcisse ou Psyché. Nan Goldin, lauréate du Prix Kering Women in Motion 2025, transforme l'histoire de l'art et les « Métamorphoses » d'Ovide en récit de l'intime.
Goldin examine parfaitement nos relations les uns avec les autres en jouant sur les métaphores complexes de la condition humaine, et à notre tour nous ne voyons pas seulement sa perspective sur la vie, mais aussi la nôtre. C’est tout à fait brillant.
Lieu : Eglise Saint-Blaise.
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