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22 octobre 2025

Prix Lumière 2025 - Michael Mann "Cinéaste du contemporain"

Michaël Mann fait partie des gens qui, quand bien même ont des succès mondiaux, prennent le temps de défendre leurs confrères, leurs droits, et affirment que le cinéma et la Culture ne sont pas des marchandises comme les autres. En cela, Michael Mann est, aussi, un cinéaste politique."

Thierry Frémaux, lors de la remise du prix lumière, le 17 octobre 2025

Le 17e Prix Lumière fut décerné, le 17 octobre à Lyon, au cinéaste américain, dans l’écrin d’une cérémonie studieuse, marquée aussi par l’anniversaire des 130 ans de l’invention du Cinématographe Lumière.

Comme à son habitude, l’Amphitéâtre 3000 de Lyon était comble pour célébrer le cinéaste américain Michael Mann, lauréat du 17e Prix Lumière dont la cérémonie amorçait ainsi la fin d’une semaine de festivités lyonnaises dédiées au cinéma du patrimoine.

 

Dans la salle, plusieurs personnalités avaient ainsi fait le déplacement. Parmi les artistes, avaient ainsi répondu présents Jérôme Bonell, Sami Bouajila, Christian Carion, Lolita Chammah, Francois-Xavier Demaison, Mathieu Demy, Laetitia Dosch, Emmanuelle Devos, Alice Diop, Marina Foïs, Laurent Gerra, Delphine Glaize, Isabelle Huppert, Thomas Joly, Camelia Jordana, Sandrine Kiberlain, Thierry Klifa, Michèle Laroque, Gilles Marchand, Raphaël Personnaz, Raphaël Quenard, Jérémie Renier, Jean-Paul Salomé, John Woo et Sofiane Zermani.

 


"L’idée de récompenser Michael Mann courrait dans nos têtes depuis longtemps", a ainsi déclaré en préambule Thierry Frémaux, directeur général de l’Institut Lumière et grand orchestrateur de son festival. "Spécialement parce que c’est un cinéaste du contemporain. Il n’a pas été tellement récompensé, notamment par des Oscars, mais il reste l’un des plus grands créateurs de formes du cinéma contemporain."

 


Le cinéaste américain fait son apparition dans l’amphithéâtre de Lyon, et, micro à la main, ouvre le bal en remerciant le public. Il découvre bientôt un montage des précédents prix Lumière, dont Pedro Almodovar, Jane Fonda ou Catherine Deneuve et Quentin Tarantino qui a envoyé un message à son intention : « Je n'ai pas pu venir, mais je dis à Michael Mann : bienvenue dans le club des Prix Lumière ! » Puis, en clin d'œil à Ali : tout le monde découvre Combat de boxe dans un tonneau par les frères Lumière, qui vient d'être restauré, ainsi que le film tourné à Chicago en 1897, ville natale de Michael Mann.

 


 
La cérémonie fut agrémentée de deux intermèdes musicaux orchestrés par Camelia Jordana. La chanteuse a ainsi chanté, accompagnée d’un piano, Parce que de Charles Aznavour, ainsi que le gospel We Shall Overcome dans sa version popularisée par Joan Baez, pour sa part repris a capela "en hommage à Summer Mann et Michael Mann".

 

 
"Je comprends maintenant pourquoi tant de cinéastes ont le souffle coupé en se rendant ici", a pour sa part déclaré, non sans émotion, l’honoré du jour, quelques minutes avant de recevoir sa récompense honorifique. "Cette célébration du cinéma dépasse tout ce que l’on peut imaginer. Elle s’harmonise avec la vie même. Tout ce travail que vous accomplissez avec l’Institut Lumière est formidable."

"Le Festival Lumière est unique, pour rassembler les cinéastes avec une communauté d’individus qui œuvrent sans cesse à célébrer l’art du cinéma", a poursuivi Michael Mann.

 "Je reçois cet honneur formidable avec beaucoup de gratitude, au nom de l’esprit qui nous anime tous pour forger un cinéma dramatique. Ce même esprit qui réside en chaque personne ici, pour lui permettre d’être touchée, transportée et excitée par tout ce que le cinéma crée. Je vais chérir le souvenir de cette soirée, merci beaucoup."

Beau moment que celui de l’interprétation de la chanson "We Shall Overcome" de Peter Seeger par Camélia Jordana,

 

Crédit photo : Fabrice SCHIFF

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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

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Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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