Critique d'album-Flux : Alison Goldfrapp : la beauté en apesanteur
De Felt Mountain à Supernature, Goldfrapp a façonné un univers où l’électro rencontre le rêve. Seule désormais, elle ne cherche pas à remplacer Will Gregory : elle transforme leur complicité passée en une autonomie apaisée. Après la disco euphorique de The Love Invention, Flux se tourne vers l’intérieur.
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La production de Richard X sublime cette élégance hypnotique : les synthés scintillent, la voix respire. Play It et Cinnamon Light rayonnent d’une douceur céleste ; Reverberotic ose la folie poétique.
Parfois, cette perfection retient le souffle : la beauté, trop polie, frôle l’immobilité. Mais Flux reste un disque solaire et contemplatif, à écouter la nuit, quand la voix d’Alison devient presque tangible. Un album de maturité, raffiné et sincère — l’éclat doré d’une artiste en pleine apesanteur.
Rédacteur : Maxime Dorian
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