La Déroute, Emma Pattee –Survivre au Chaos
La personne que j’ai réellement envie d’appeler, c’est ma mère. Maman, je suis enceinte. Je prononce les mots sans un son, face à mon écran d’ordinateur, dans le vide. Je les tape dans un brouillon de mail. Les lettres, leurs formes, maman, sont apaisantes à regarder, mais presque encore plus chargées d’électricité à présent qu’elles s’appliquent à moi aussi. Maman.
La déroute Emma Pattee
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D’un coup, c’est le chaos. La terre a tremblé à Portland. C’est « the Big One »,le tremblement de terre redouté dans le Pacific Northwest. Annie, enceinte de 8 mois, est chez Ikéa en train d’acheter un berceau quand la catastrophe arrête tout.
La jeune femme décide alors de rejoindre son mari, de l’autre côté de la ville.
Pendant tout juste 24 heures, elle va poursuivre son objectif. Routes éventrées, ponts effondrés, cadavres, faim, elle avance parmi les autres survivants. Cheminant, elle réfléchit à ses choix de vie, à ce qui l’a poussé à abandonner ses rêves. .
S'adressant à son bébé qu'elle surnomme « Bouchon », Annie traverse un paysage désenchanté, miroir des désillusions de sa vie. Un rêve d'écriture tué dans l'oeuf, une union vacillante...
Récit haletant, mâtiné d'ironie, « La Déroute » prend à la gorge son lecteur dès la première ligne et ne le lachera pas tout au long de ce roman du chaos
Pour son premier roman l'Américaine Emma Pattee, sonde les noirceurs de l'humanité pour mieux en révéler la lumière.
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Comment pouvoir donner la vie alors même qu'on brave la mort? Entre solidarité et instinct de survie, ce roman postapocalyptique au féminin sonde la dualité d’un être humain pris dans le tumulte de l’apocalypse.
Avec une écriture qui ne manque pas d’ironie, Emma Pattee propose un livre rythmé et palpitant.
Un étonnant page turner sur la maternité et l’instinct de survie.
La Déroute, Emma Pattee – ÉDITIONS BUCHET-CHASTEL (trad. Alice Delarbre)
Il n'y a que les personnes âgées, les étudiants et les barmen pour acheter des meubles un lundi. Et bien sûr les autres femmes enceintes. Qui rôdent dans le rayon des berceaux tels des alligators affamés.
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