Critique d'album : La fuite en avant : que vaut le nouvel album d’Orelsan ?
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En cette fin 2025, Orelsan revient avec un 5 ème album que j'attendais grandement.
Civilisation m'avait un peu laissé en dehors a cause des tentatives moins rapées et plus chantées, mais on ne pouvait pas lui enlever que c'était très bien exécuté et qu'il y avait quelques réussites évidentes comme "L'odeur de l'essence" et "Manifeste".
Mais globalement, son coté trop sociétal et généraliste m'avait un peu déçu. Il va sans dire, Orel, je le trouve meilleur et moins en surface quand il parle surtout de lui même.
Et dans ce cadre, là, La fête est finie, qui force bien sur l'intime, reste sûrement son meilleur album après réflexion.
Son nouvel opus, La fuite en avant, me semble creuser le même sillon et m'a beaucoup plu dés les premières écoutes
J'ai même vite adhéré aux "chansonnettes" que, de base, je n'écoute pas forcément, comme en témoigne le titre "ailleurs" qui rentre bien en tête avec sa topline très efficace.
Il y a aussi deux sons qui parlent des angoisses de la paternité que je trouve assez touchant, même si c'est un thème que je ne connais pas encore, il y a notamment le son "deux et demi" qui a un bête de texte et une structure très bien construite.
Mais là où Orelsan m'a vraiment conquis, c'est tout d'abord lors du Pacte, le titre qui introduit l'album.
On sait tous l'importance qu'a une intro dans le rap français, et Orel ne déçoit jamais à ce niveau la, que ce soit pour "Perdu d'avance" avec "étoiles invisibles", "le chant des sirènes" avec Raelsan ou encore "la fête est finie" dans l'album "San".
Là encore "Le pacte" n'échappe pas à la règle.
Orelsan nous livre un son 100% rap où il nous parle du revers de la médaille de la célébrité sur une instru de skread assez génial avec un côté épique.
Je n'ai pas encore vu le film Yoroi, sorti récemment en salles, mais je sais que l'album est construit comme si c'est s'en était un et il complète en quelques sortes yoroi dans les thématique et les scènes que contient celui ci, d'ailleurs Le pacte est aussi le titre qui ouvre le long métrage.
Comme je suis particulièrement sensible aux titres plus rappé, plus kické, et Orelsan m'a régalé sur ce point là;
Je retiens particulièrement le son Osaka qui fait un peu penser aux sons d'orel un peu "freestyle" si je puis dire, comme il l'avait fait sur le titre "Discipline", ou encore White snake freestyle.
Je retiendrai aussi le son "La petite voix", dans lequel son monstre intérieur lui dit ses quatre vérités.
On peut voir le titre, n'en déplaise à Kiki, une métaphore des pensées négatives que tout le monde peut avoir, cette petite voix qui critique tout ce qu'on fait.
Orel en profite ici pour s'auto clasher sur les tous points possibles, ce que je trouve très intelligent car il répond a toutes les critiques qu'on a pu lui dire auparavant avec des punchlines plutôt méchantes .
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J'ai également bien apprécié le morceau "Epiphanie" qui sert de pré outro, le son le plus touchant de l'album pour ma part qui fait évidemment penser à de précédents outros de l'artiste, du type "Notes pour trop tard" ou Epilogue" des sortes de morceaux "fleuves" dans lequel Orelsan fait une sorte de constat sur où il en est, sur tout le chemin parcouru et le futur qu'il l'attend.
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L'album se clôt par "Yoroi", le titre du film éponyme qui sert de BO à celui ci, un morceau en featuring avec thomas Bangalter, ex Daft Punk.
"Yoroi," c'est une sorte d'opening d'animé mais en outro, un son punchy qui donne envie de se surpasser, qui donne envie d'aller boxer dans un punching-ball, un son motivant, un sentiment que je peux synthétiser en une phrase tiré du morceau : "Deviens meilleur".
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L'album se finit ainsi avec une touche d'espoir? ce qui fait beaucoup de bien à l'âme, car si il s'était conclut avec le son d'avant, "épiphanie", la note de fin serait un peu plus amer. En conclusion : j'ai été vraiment agréablement surpris par cette album, et c'est un réel soulagement étant donné que j'ai clairement grandi avec la musique d'Orelsan.Il y a encore quelques années, je prenais quasi chaque punch comme un conseil qui m'étais adressé et il a été ma porte d'entrée dans le rap. Bref, réécouter un nouvel album d'Orel me fait toujours extrêmement plaisir et me donne envie de me replonger dans sa discographie que j'ai tant poncé. *Lucas H, 19 ans |
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