ALPHA de Julia Ducournau un des grands films incompris de 2025 en vidéo
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Présenté en compétition à Cannes 2025, Alpha est le film qui a fait parler autant qu’il a divisé. Dans une uchronie tragique, la réalisatrice de Titane explore à vif une épidémie métaphorique qui pétrifie les corps et déchire les liens familiaux, porté par des acteurs puissants (Mélissa Boros et Tahar Rahim)
Au Festival de Cannes, Alpha s’est vu assigner au peloton d'exécution, complétement foudroyé par la plupart des critiques. .
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Personnellement nous aimons le cinéma de Julia Ducournau et c'est notre jeune chroniqueur de 19 ans qui a été désigné pour défendre Alpha dune réalisatrice au talent unique qui décidait là de se mettre à nue. Une œuvre qui polarise autant qu’elle fascine.
Je trouve Alpha très réussi, certes moins gore et grandiloquent et peut être moins tape à l'œil que Titane mais tout autant intéressant.
Cela se ressent autant dans les visuels assez marquants ou bien encore dans le propos que le film veut tenir, et la narration est plus solide que dans les films précédents.
Certains reprochent le flou et la non mise en contexte par rapport à ce virus qui n'aura jamais vraiment trop d'explications et le côté aussi trop symbolique mais selon moi c'est clairement ce qui fait le charme du film.
L'esthétique est encore une fois un des points fort du film, que ce soit pour représenter les malades qui se transforme petit a petit en statue de marbre, ou bien pour des scènes marquantes comme celle du cauchemar ou le plafond se baisse de plus en plus, ou bien la scène de la piscine ou alpha est entouré d'une flaque de sang ce qui fait fuir tout ses camarades.
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Comment parler de ce film sans souligner la performance des acteurs, tout d'abord Tahar Rahim qui signe sûrement son meilleur rôle, avec Le Prophète bien sur.
Profondément habité,- à des années lumières de la cata Aznavour- il nous aura semblé profondément touchant dans ce rôle de toxicomane rongé par le virus, et face à lui, Golshifteh Farahani épatante en mère névrosée mais combattante qui doit s'occuper de sa fille et de son frère, impressionne comme souvent.
Le côté énigmatique où l'on se perd un peu dans les temporalités au point de se demander ce qui est réel ou non m'a vraiment emballé.
Par ailleurs, je trouve la tension rudement bien maîtrisée lors de certaines scènes- ah ses images de corps malades se figeant peu à peu en statues de marbre- mêlé a un visuel et un propos parfois glauque qui donne une ambiance très particulière au film.
Bref, j'ai beaucoup beaucoup aimé alpha, qui pour ma part va me marquer un bon bout de temps.
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ÉDITEUR : DIAPHANA ÉDITION VIDÉO
ALPHA de Julia Ducournau en DVD, BRD, VOD le 6 janvier 2026
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