[CRITIQUE] Au cinéma en 2026 : LES LUMIÈRES DE NEW YORK de Lloyd Lee Choi
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Dans LES LUMIÈRES DE NEW YORK Lloyd Lee Choi capture la dualité de l’expérience des immigrants dans un émouvant premier long métrage.
Se déroulant dans une ville de New York décapée de ses illusions, le film suit un immigrant chinois dont le vélo de livraison de nourriture est volé la veille de l’arrivée de sa femme et de sa fille aux États-Unis après une séparation de cinq ans.
À travers une série d’événements de plus en plus malheureux, le spectateur est témoin des défis uniques auxquels les immigrants sont confrontés aux côtés des joies d’une famille s’unissant face aux possibilités.
Son quotidien déjà incertain matériellement, pénible physiquement, prend une tournure cauchemardesque le jour où on lui vole son précieux instrument de travail.
À l’image de Boris Lojkine dans «L’histoire de Souleymane», le réalisateur canado-coréen Lloyd Lee Choi, installé à Brooklyn, suit donc les tribulations du livreur aux abois .
Un peu comme chez Lojkine on y suit Lu, lui aussi livreur façon Uber Eats, dont le vélo est volé alors qu’il est en pleine tournée.
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Il est particulièrement émouvant pour les cinéphiles de voir l'immense comédien Chang Chen dans le rôle principal; en tant que père fatigué du monde; après l'avoir grandi à l'écran avec lui dans les films de Wong Kar-Wai, Edward Yang et Hou Hsiao-Hsien.
L’épuisement sur son visage est palpable dans les nombreux gros plans du film, alors que ses plans échouent tous à lui procurer l’argent dont il a besoin pour payer le loyer et que son niveau de désespoir augmente lentement.
LES LUMIÈRES DE NEW YORK expose également un New York dévoilé ici dans sa forme la plus froide, avec une palette bleu ciel qui cache en quelque sorte un courant sous-jacent de désespoir à travers le brouillard.
Il semble que le réalisateur a souhaité mettre en évidence le tumulte des vies d’immigrants à travers le temps livrant des épreuves sans fin qui révèlent lentement la nécessité d’une véritable amitié, de liens familiaux et de bénédictions comme alternatives prometteuses pour avancer.
Pourtant, le film remet également en question la responsabilité de chacun, montrant comment chaque décision prise dans le passé a un effet vulnérable sur l’avenir
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La caméra de Lloyd Lee Choi encadre souvent certains des échanges les plus déchirants à une certaine distance, comme s’il avait peur d'être trop voyeuriste.
C’est un parti pris qui aligne Choi avec un autre joli premier long métrage récent centré sur la communauté chinoise de New York, Blue Sun Palace (2024) de Constance Tsang, qui accordait également à ses personnages un respect compatissant.
Une seule lumière persiste dans ce film : celle du lendemain, qui éclaire l’espoir de chacune des scènes de ce récit de survie contemporain.
LES LUMIÈRES DE NEW YORK, en salles le 7 janvier 2026
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