[CRITIQUE] Louise: Vive le mélo, quand il est beau!
/image%2F1371318%2F20251203%2Fob_6fd24c_louise-2024-gabman-la-boe-tie-s.jpg)
Premier long métrage de Nicolas Keitel , Louise est un mélodrame assumé- même si dans les premiers instants, il pourrait prendre le chemin d'un thriller psychologique - qui raconte l’histoire d’une jeune femme qui, après un incident familiale, décide de fuir et de changer d’identité.
Plusieurs années plus tard, elle retrouve sa mère et sa sœur qu’elle réapprend à connaître sous sa nouvelle identité, et se confronte au dilemme de rester dans le secret ou de révéler la vérité. À travers ce parcours, et dans la continuité de ses courts métrages, Nicolas Keitel explore la quête de soi et la complexité des liens familiaux.
Nicolas Keitel ose un pari casse gueule pour son premier long, celui du mélodrame, genre sans doute le plus périlleux du cinéma, il y a de très beaux mélos dans l'histoire du cinéma mais il y a aussi énormément de ratages, de films qui vire au lacrymal et de ridicule, l'important étant de savoir doser l'équilibre entre justesse des situations et poids du lyrisme et du romanesque pourrait être contre un peu de romanesque dans nos vies ?
/image%2F1371318%2F20251203%2Fob_0af7c3_louise-2024-gabman-la-boe-tie-s.jpg)
Aidé par un scénario habile et très bien élaboré, en forme de puzzle et d'aller retours entre passé et présent (autre écueil à éviter dans le mélo), Louise réussit à allier simplicité, retenue et originalité et surprise dans la conduite de la narration en sondant- sans trop spoiler- émotions contenues et la quête identitaire.
Louise fonce tête baissée dans le mélo mais quand c'est aussi bien fait, il s'avère difficile voire impossible de résister- pourquoi le faire du reste? -
Les actrices sont formidables, que ce soit Salomé Dewaels, ou ,Cécile de France, qui se sort avec toute son expérience d'un rôle pas forcément valorisant. Et que dire de Diane Rouxel, qu'on avait pas revu au cinéma depuis le confidentiel "Le soleil de trop prè"s de Brieuc Carnaille, et qui incarne ici celle qui revient, et qui ne peut pas exprimer les raisons de son retour
Une Diane Rouxel au jeu toujours intense et habitée, même quand l'expression orale lui fait défaut car d'un regard ou d'un frémissement, elle fait passer lune gamme d'émotion aux spectateurs de ce beau mélo des familles; comme on dit, mais ici en le revendiquant totalement !!
/image%2F1371318%2F20251203%2Fob_c08cd1_louise-2024-gabman-la-boe-tie-s.jpg)
/image%2F1371318%2F20250720%2Fob_b2b433_23909-6750a11c91e22.jpg)
/image%2F1371318%2F20260107%2Fob_7f019f_image-1371318-20260106-ob-125c46-miser.jpg)
/image%2F1371318%2F20251204%2Fob_3c566e_template-cdm-2026-insta-carre-prog-108.jpg)
/image%2F1371318%2F20251226%2Fob_211419_fcem2026-a3-v1-1.jpg)