[CRITIQUE] Alter ego, la comédie française qu'il faut voir actuellement au cinéma!!
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Dans Alter égo, en salles depuis deux semaines et qui connait un beau succès en salles pour une comédie à l'absurde affichée, Nicolas Charlet et Bruno Lavaine (auteurs de trois films décalés en 20 ans, dont "La Personne aux deux personnes" et "Le Grand Méchant Loup"), va entraîner leur personnage principal, Alex, père de famille à la calvitie affichée voyant d’un mauvais œil l’installation de son nouveau voisin, Axel, son sosie avec des cheveux, au charisme indéniable et à la femme d’une beauté confondante dans une descente aux enfers aussi malaisante qu'inéluctable.
Devant la caméra de Nicolas Charlet et Bruno Lavaine (alias Nicolas et Bruno, les auteurs du programme court Message à caractère informatif, sur Canal+), Laurent Laffite se dédouble pour jouer Alex et Axel, deux personnages apparaissant comme les faces d’une même pièce. Le premier, chauve et rabougri, hallucine en découvrant son nouveau voisin, qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau… avec des cheveux, une musculature plus imposante, et une tchatche à toute épreuve — une ressemblance qu’il est le seul à percevoir.
Jouant d’abord sur l’effet de miroir (prénoms anagrammes, maisons identiques à la déco différente, embauche dans la même entreprise, poste de travail sur le même bureau face à face…), la première partie, mise en place en réalité un peu longue du fait de son rythme, permettra de mieux mettre en évidence le déraillement attendu, alors qu’Axel deviendra franchement agaçant, étalant ses connaissances multiples (on ne vous dira pas sur quoi…).
Nicolas Charlet et Bruno Lavaine (aussi appelés « Nicolas et Bruno ») signent une comédie d'une intelligence folle et vraiment à hurler de rire. Sans jamais s'essouffler, leur hilarante idée de départ rebondit en permanence. Dans les rôles d'Alex - pathétique de jalousie et de mesquinerie - et d'Axel - exaspérant de perfection -, Laurent Lafitte , entouré des excellents Blanche Gardin et Marc Fraize, offre un double numéro époustouflant, qui lui aura valu le Prix d’interprétation masculine au dernier Festival de l’Alpe D’Huez
A mi parcours, le film bascule dans une tonalité fantastique assumée, miroir de la paranoïa du personnage et de son sens du déclassement
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Ce conte irrévérencieux et moderne, brocardant la performance et le culte de l'image de soi, fourmille également de mille idées saugrenues , largement de quoi réjouir les spectateurs amateurs d’un humour décalé et audacieux.. En ayant la bonne idée de ne pas utiliser ou si peu d’effets spéciaux, exploitant de simples champs contre champs, ou l’angle d’une maison pour accentuer la folie grandissante du personnage les réalisateurs parviennent à créer une ambiance étrange,..
Un des incontournables du Printemps du cinéma qui commence ce week end.
En salle depuis le 4 mars.
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