Baz'art  : Des films, des livres...
17 mars 2026

Derrière les palmiers de Meryem Benm’Barek : Critique du film

A Tanger, Mehdi voit sa relation avec Selma bouleversée lorsqu’il rencontre Marie, une riche Française dont les parents ont acheté une villa luxueuse dans la kasbah. Attiré par sa vie mondaine, il délaisse Selma, feignant d’ignorer que ses choix le rattraperont.

 

Critique du film

 

Cela fait déjà quelques années que le film Sofia de Meryem Benm’Barek est sorti en France mais cette histoire qui racontait les difficultés d'une jeune femme qui se retrouve enceinte, dans son pays, le Maroc, où les relations sexuelles hors mariage sont interdites par la loi nous avait profondément ébranlé parce qu'il racontait sur la la parole empêchée des femmes au Maroc.

Si le personnage principal de Derrière les palmiers, son second film est un homme, il est toujours question de cette tension qui existe  entre suppression et parole étouffée, émancipation et affirmation de soi,

Meryem Benm'Barek ausculte, à travers un film qui commence en romance plutôt légère tout en virant dans sa dernière partie au thriller psychologique tendu, les rapports de classe et de domination hérités du passé colonial et explore la manière dont le désir et les sentiments se construisent au croisement de l’intime et du politique.

Derrière les palmiers parvient largement à dessiner un contraste abrupt entre deux univers opposés: l’étroitesse des maisons et des ruelles face à l’ampleur des villas, le tumulte des mariages populaires contre l’élégance des soirées mondaines.

Il n'épargne pas le réflexe colonialisme des français qui viennent s'installer au Maroc, tout en n'occultant pas les contradictions de ce Maroc avec une jeunesse qui prie et boit en même temps, religieuse et transgressive, dévorée par un double désir, celui du permis et celui de l’interdit.

Au milieu d'un casting parfait, les marocains et les français confondus, Nadia Kounda dans le rôle de la campagne délaissée impose  une présence d’une sincérité rare et une vérité intérieure étonnante.

Dans une mise en scène élégante, portée par une lumière douce et des tons chauds Derrière les palmiers, long métrage  ambigu et complexe,  ne juge jamais ses personnages, même dans ses failles et ses décisions malencontreuses et surtout explore avec force comment l’amour révèle les forces sociales, culturelles et historiques qui structurent nos vies. 

1er avril 2026 – Un film de Meryem Benm’Barek :

Festival Des rencontres du Sud d'Avignon– Compétition

 

 

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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

mauvais gones
 

Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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