Baz'art  : Des films, des livres...
1 avril 2026

« Quais du polar » : les 3 coups de cœur de nos rédacteurs qui nous amènent hors de la France

Avec 133 auteurs et autrices venus de 21 pays, le festival Quais du polar investira les lieux emblématiques de la Presqu’île de Lyon et bien au-delà pour trois jours de rencontres, de débats et d’animations. Près de 100 000 festivaliers sont attendus dès ce vendredi 3 au dimanche 5 avril 2026. Nos rédacteurs  passionnés de polars nous donnent leurs conseils de lecture qui , coiencidence ou pas, nous amènent loin des rives hexagonales.

 

Retour au Pays Basque avec l’excellent Celles qui ne dorment pas

 

Bonheur de lectrice : s’apercevoir qu’une de ses écrivaines de roman noir préférées a sorti un nouveau livre, Celles qui ne dorment pas. Je ne savais pas que ce titre était le deuxième volume d’une tétralogie des Vallées Tranquilles, ouverte avec le très sombre et très bonEn attendant le déluge (source : Le Monde). Avant Dolores Redondo avait écrit la trilogie de Batzan dont je n’ai pas encore lu tous les tomes.

L’intrigue de Celles qui ne dorment pas
Dans la scène d’ouverture de Celles qui ne dorment pas, l’héroïne, spéléologue et psychologue médico-légale (profil déjà peu commun), lors de fouilles dans un gouffre dans la région de Batzan, retrouve le corps d’une adolescente disparue il y a 3 ans.

S’ouvre alors une enquête qui a tout pour que, nous lecteurs, rejoignons Celles qui ne dorment pas même si le polar compte plus de 500 pages et n’a rien d’un page turner avec ses grosses ficelles (pas de chapitre court, pas un coup de théâtre à la fin de chaque chapitre pour donner envie de lire la suite).

Qualité d’écriture, richesse de l’intrigue où le fil de l’histoire d’Andréa, l’adolescente disparue et retrouvée, se mêle à des éléments de la vie personnelle de l’héroïne, région qui est bien plus qu’un décor mais un personnage à lui tout seul avec ses croyances et ses traditions, suspense et rebondissements, ambiance glaciale et brumeuse.

Dolores Redondo joue aussi avec nos peurs enfantines : peur du noir, peur de ce gouffre dans lequel on peut tomber, peur des fantômes et cela fonctionne diablement bien !

Le personnage de Nash est très attachant tout comme ces femmes qui s’occupent des morts dans le petit village où se déroule l’intrigue et qui donne tout son sens au mot sororité, souvent galvaudée.

Celles qui ne dorment pas ce sont elles, c’est Nash qui ne trouve le sommeil qu’en prenant des somnifères, c’est Helena la mère d’Andrea, ce sont toutes celles qui ne trouvent pas la paix, vivantes ou mortes et à qui la plume précise et sensible de Dolores Redondo donne la parole.

Autre plaisir de lectrice : retrouver le personnage d’Amaia Salazar, enquêtrice dans la trilogie de Batzan et qui va prêter main forte à notre héroïne. L’écrivaine va encore plus loin, mettant en abîme sa propre personne (et rôle) dans certains passages du livre et se permettant même un clin d’œil final jouissif.

Bref encore un grand cru de Dolores Redondo !

Rédactrice: Chocoladdict

 

Partons en Islande avant l'envoutant "Celles qui ne dorment pas"  de Eva Björg Ægisdóttir 

 

Bienvenue dans les fjords de l’ouest de l’Islande. Marsí, 14 ans, entretient une correspondance secrète avec un garçon qui vit à l’autre bout du pays, sous l’identité de sa soeur Stína, âgée de 16 ans.

Le jour où ils se décident enfin à se rencontrer, Marsí est empêchée de se rendre au rendez-vous. Dans la nuit, sa soeur disparaît. Son anorak taché de sang est retrouvé à l’endroit où Marsí et son correspondant avaient prévu de se rencontrer.

Dix ans plus tard, l’affaire n’a pas été élucidée. Marsí, qui s’est réfugiée à Reykjavík, revient dans la maison familiale, perchée sur les hauteurs de la ville.

Les murs de la vieille bâtisse abritent toujours leur poids de secrets. Lorsque Marsí reçoit une lettre signée de son ancien correspondant, l’espoir et la culpabilité se ravivent - mêlés à la terreur d’être elle-même en danger.

L'autrice islandaise de polar Eva Björg Ægisdóttir a publie "Avant que tombe la nuit" déjà élu Meilleur polar de l'année en Islande • aux éditions de La Martinière. 

 

Dans ce thriller psychologique, Eva Björg Aegisdottir alterne deux époques et deux points de vue, celui d’une adolescente, Stína, qui disparaît mystérieusement en 1967, et celui de sa soeur, Marsí, qui dix ans plus tard revient chez ses parents et enquête sur ce qui s’est passé.

L’autrice réussit à nous mener en bateau du début à la fin, en nous laissant penser qu’on détient le fin mot de l’histoire .l' alternance entre  les deux époques : 1967 et 1977, rend la lecture prenante du début à la fin et les paysages islandaises sont envoutants, forcément envoutants. 

Le premier tome de sa saga à succès avec son enquêtrice Elma (Elma, Les Filles qui mentent, Les Garçons qui brûlent, Les enfants qui blessent) vient d'être adapté en série TV, déjà en cours de tournage.

Une enquête où la profondeur psychologique des personnages et les rebondissements rappellent l’œuvre de la grande Ruth Rendell.

Paru aux Editions de la Martinière

Eva Björg Aegisdottir sera présente aux Quais du Polar

Rédacteur: Philippe H

Virée à L.A avec Tout le monde sait de Jordan Harper

Tout le monde sait  s’aventure au cœur de Los Angeles moderne, une ville pulsant des courants sous-jacents du secret et de la décadence morale.

En son cœur, le roman tourne autour de Mae, une experte en résolution de problèmes dans une agence de gestion de crise, et de Chris, un ancien shérif adjoint qui est passé à un rôle de gros bras. Les deux personnages sont profondément ancrés dans le réseau de pouvoir et de manipulation qui définit l’élite de LA.


Harper présente Mae et Chris comme des individus imparfaits mais convaincants, chacun luttant avec ses démons personnels tout en naviguant dans les eaux troubles des cercles influents de la ville. Leurs personnages complexes offrent aux lecteurs des aperçus poignants de leurs dilemmes moraux, évoquant un sentiment de proximité malgré la grisaille morale de leurs actions.

Dans l’histoire de Harper, les héros ne sont pas intacts ; au lieu de cela, ils naviguent dans un monde traître où les choix éthiques ne sont pas toujours clairs.

Tout le monde sait,  tient fièrement la comparaison avec des classiques néo-noirs comme le ‘L.A. Confidential’ d’Ellroy et le chef-d’œuvre cinématographique ‘Chinatown.”.

Il immerge les lecteurs dans un paysage sombre et impitoyable, les confrontant à un profond sentiment de prémonition et d’ambiguïté morale.

Le récit de Harper pousse les lecteurs à affronter les nuances troublantes du gris au sein d’une société profondément imparfaite. Avec ce polar Jordan Harper, nous plonge dans le monde des riches et des puissants par le regard de ceux qu'on ne voit jamais mais qui entendent tout. A la fois sordide et intelligent, le texte nous tient en haleine sans jamais utiliser de cliffhangers capillotractés .
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Paru aux éditions Actes Sud (janvier 2026)

Rédacteur : Michelio

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Depuis vingt-six ans, le Festival Cinémas du Sud, organisé par Regard Sud, offre un panorama du cinéma contemporain du Maghreb et du Moyen-Orient, à travers des œuvres rares

(Fictions, documentaires) avec la présence exceptionnelle de leurs cinéastes.

 Cette 26e édition qui se tiendra du 15 au 18 avril 2026, permettra de découvrir aussi des œuvres du patrimoine arabe, comme le film Gare Centrale de Youssef Chahine, et Said Effendi du cinéaste irakien Kameran Hosni (né en Irak et décédé en 2004 à Los Angeles) et le film du cinéaste marocain Ahmed El Maanouni, Alyam, Alyam.

Cet évènement sera aussi l’occasion de découvrir des œuvres inédites, des premiers long-métrages et d’assister à une avant-première. Elle accueillera des invités témoignant de l’importance du Festival Cinémas du Sud à l’Institut Lumière.

https://www.institut-lumiere.org/25e-festival-cinemas-du-sud

 

mauvais gones
 

Les Mauvais Gones 2026 : Lyon au cœur du cinéma criminel du 20 au 24 avril

Du 20 au 24 avril 2026, Lyon accueillera la 8e édition du festival Les Mauvais Gones, un rendez-vous désormais installé dans le paysage culturel lyonnais, dédié au cinéma policier et de gangsters.

Pendant cinq jours, le cinéma UGC Ciné Cité Confluence se transforme en véritable immersion dans l’univers du crime à l’écran, avec une programmation de films cultes, des soirées thématiques et des échanges avec des invités du monde du cinéma.

 https://www.lesmauvaisgones.fr/

 

 

Festival Caravane des Cinémas d’Afrique

La 18e édition du Festival Caravane des Cinémas d’Afrique aura lieu du 21 au 26 avril 2026 au Ciné Mourguet et dans 30 salles partenaires à travers la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Créé en 1991, le Festival Caravane des Cinémas d’Afrique avait initialement lieu chaque année avant d’adopter un rythme biennal dès 1992. En 2026, il retrouvera son format annuel, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire. Ce retour à une périodicité annuelle permettra au festival d’accompagner plus étroitement la vitalité et la diversité du cinéma africain contemporain, en écho à la richesse de sa production et à l’enthousiasme croissant de son public.

Le Festival en quelques chiffres : une trentaine de films présentés, 30 salles partenaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes, une vingtaine de nationalités et invités, environ 80 séances, 6 films en compétition pour le Prix du Public, 10 courts métrages pour le Prix du Jury Jeune. 

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