« Quais du polar » : les 3 coups de cœur de nos rédacteurs qui nous amènent hors de la France
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Bonheur de lectrice : s’apercevoir qu’une de ses écrivaines de roman noir préférées a sorti un nouveau livre, Celles qui ne dorment pas. Je ne savais pas que ce titre était le deuxième volume d’une tétralogie des Vallées Tranquilles, ouverte avec le très sombre et très bonEn attendant le déluge (source : Le Monde). Avant Dolores Redondo avait écrit la trilogie de Batzan dont je n’ai pas encore lu tous les tomes.
L’intrigue de Celles qui ne dorment pas
Dans la scène d’ouverture de Celles qui ne dorment pas, l’héroïne, spéléologue et psychologue médico-légale (profil déjà peu commun), lors de fouilles dans un gouffre dans la région de Batzan, retrouve le corps d’une adolescente disparue il y a 3 ans.
S’ouvre alors une enquête qui a tout pour que, nous lecteurs, rejoignons Celles qui ne dorment pas même si le polar compte plus de 500 pages et n’a rien d’un page turner avec ses grosses ficelles (pas de chapitre court, pas un coup de théâtre à la fin de chaque chapitre pour donner envie de lire la suite).
Qualité d’écriture, richesse de l’intrigue où le fil de l’histoire d’Andréa, l’adolescente disparue et retrouvée, se mêle à des éléments de la vie personnelle de l’héroïne, région qui est bien plus qu’un décor mais un personnage à lui tout seul avec ses croyances et ses traditions, suspense et rebondissements, ambiance glaciale et brumeuse.
Dolores Redondo joue aussi avec nos peurs enfantines : peur du noir, peur de ce gouffre dans lequel on peut tomber, peur des fantômes et cela fonctionne diablement bien !
Le personnage de Nash est très attachant tout comme ces femmes qui s’occupent des morts dans le petit village où se déroule l’intrigue et qui donne tout son sens au mot sororité, souvent galvaudée.
Celles qui ne dorment pas ce sont elles, c’est Nash qui ne trouve le sommeil qu’en prenant des somnifères, c’est Helena la mère d’Andrea, ce sont toutes celles qui ne trouvent pas la paix, vivantes ou mortes et à qui la plume précise et sensible de Dolores Redondo donne la parole.
Autre plaisir de lectrice : retrouver le personnage d’Amaia Salazar, enquêtrice dans la trilogie de Batzan et qui va prêter main forte à notre héroïne. L’écrivaine va encore plus loin, mettant en abîme sa propre personne (et rôle) dans certains passages du livre et se permettant même un clin d’œil final jouissif.
Bref encore un grand cru de Dolores Redondo !
Rédactrice: Chocoladdict
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Bienvenue dans les fjords de l’ouest de l’Islande. Marsí, 14 ans, entretient une correspondance secrète avec un garçon qui vit à l’autre bout du pays, sous l’identité de sa soeur Stína, âgée de 16 ans.
Le jour où ils se décident enfin à se rencontrer, Marsí est empêchée de se rendre au rendez-vous. Dans la nuit, sa soeur disparaît. Son anorak taché de sang est retrouvé à l’endroit où Marsí et son correspondant avaient prévu de se rencontrer.
Dix ans plus tard, l’affaire n’a pas été élucidée. Marsí, qui s’est réfugiée à Reykjavík, revient dans la maison familiale, perchée sur les hauteurs de la ville.
Les murs de la vieille bâtisse abritent toujours leur poids de secrets. Lorsque Marsí reçoit une lettre signée de son ancien correspondant, l’espoir et la culpabilité se ravivent - mêlés à la terreur d’être elle-même en danger.
L'autrice islandaise de polar Eva Björg Ægisdóttir a publie "Avant que tombe la nuit" déjà élu Meilleur polar de l'année en Islande • aux éditions de La Martinière.
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Dans ce thriller psychologique, Eva Björg Aegisdottir alterne deux époques et deux points de vue, celui d’une adolescente, Stína, qui disparaît mystérieusement en 1967, et celui de sa soeur, Marsí, qui dix ans plus tard revient chez ses parents et enquête sur ce qui s’est passé.
L’autrice réussit à nous mener en bateau du début à la fin, en nous laissant penser qu’on détient le fin mot de l’histoire .l' alternance entre les deux époques : 1967 et 1977, rend la lecture prenante du début à la fin et les paysages islandaises sont envoutants, forcément envoutants.
Le premier tome de sa saga à succès avec son enquêtrice Elma (Elma, Les Filles qui mentent, Les Garçons qui brûlent, Les enfants qui blessent) vient d'être adapté en série TV, déjà en cours de tournage.
Une enquête où la profondeur psychologique des personnages et les rebondissements rappellent l’œuvre de la grande Ruth Rendell.
Paru aux Editions de la Martinière
Eva Björg Aegisdottir sera présente aux Quais du Polar
Rédacteur: Philippe H
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Tout le monde sait s’aventure au cœur de Los Angeles moderne, une ville pulsant des courants sous-jacents du secret et de la décadence morale.
En son cœur, le roman tourne autour de Mae, une experte en résolution de problèmes dans une agence de gestion de crise, et de Chris, un ancien shérif adjoint qui est passé à un rôle de gros bras. Les deux personnages sont profondément ancrés dans le réseau de pouvoir et de manipulation qui définit l’élite de LA.
Harper présente Mae et Chris comme des individus imparfaits mais convaincants, chacun luttant avec ses démons personnels tout en naviguant dans les eaux troubles des cercles influents de la ville. Leurs personnages complexes offrent aux lecteurs des aperçus poignants de leurs dilemmes moraux, évoquant un sentiment de proximité malgré la grisaille morale de leurs actions.
Dans l’histoire de Harper, les héros ne sont pas intacts ; au lieu de cela, ils naviguent dans un monde traître où les choix éthiques ne sont pas toujours clairs.
Tout le monde sait, tient fièrement la comparaison avec des classiques néo-noirs comme le ‘L.A. Confidential’ d’Ellroy et le chef-d’œuvre cinématographique ‘Chinatown.”.
Il immerge les lecteurs dans un paysage sombre et impitoyable, les confrontant à un profond sentiment de prémonition et d’ambiguïté morale.
Le récit de Harper pousse les lecteurs à affronter les nuances troublantes du gris au sein d’une société profondément imparfaite. Avec ce polar Jordan Harper, nous plonge dans le monde des riches et des puissants par le regard de ceux qu'on ne voit jamais mais qui entendent tout. A la fois sordide et intelligent, le texte nous tient en haleine sans jamais utiliser de cliffhangers capillotractés .
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Paru aux éditions Actes Sud (janvier 2026)
Rédacteur : Michelio
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