[CRITIQUE] Mauvaise pioche/Gérard Jugnot; un perd et passe?
Comme son désormais regretté compère du Splendid Michel Blanc, Gérard Jugnot a depuis longtemps eu envie de se frotter à la réalisation.
Mais contrairement au comédien de Monsieur Hire, Jugnot cinéaste aura au mieux livré des longs métrages parfois intéressants et touchants et qui ont parfois connu un beau succès public ( "Monsieur Batignole", "Casque Bleu", "Une Époque formidable") au pire, ou des films ratés voire insignifiants ("C’est beau la vie quand on y pense", Fallait pas !", "Boudu"…)
Assurément, Mauvaise Pioche, en salles depuis hier, et qui était programmé en sa présence en ouverture du dernier festival du cinéma européen de Meyzieu, fait partie de la seconde catégorie.
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En effet, sur une idée pas plus bête qu'une autre (inspirée du calvaire de Guy Joao, arrêté par erreur par la police britannique), mais déjà exploité au cinéma avec infiniment plus de peps et de malice par les Chiens de Navarre dans les Pistolets en Plastique, Mauvaise Pioche se rate en beauté et donne l'impression de ne jamais choisir les bonnes cartes.
Gérard Jugnot livre ici un film bien poussif qui grille très rapidement sa (seule...) bonne idée de départ.
Malgré la pléthore de seconds rôles connus venus souvent faire un petit coucou (Lhermitte, Lachaud, Daroussin, Gasteuil, Morel...) on a plutôt l'impression que le récit se dilue en une succession d’anecdotes jamais articulées entre elle et empêche le film de trouver un quelconque rythme et de maintenir l’intérêt passé les vingt premières minutes.
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Si globalement Mauvaise pioche donne l'impression d'être aussi pataud, c'est déjà car la réalisation se traine terriblement mais sans doute aussi parce que le scénario a la main lourde, notamment dans sa charge contre les médias qu’il affuble globalement de tous les mots, entre chasse au scoop, intervenants peu experts et autres bandeaux défilant ( qui pourraient être mordant, mais on a déjà vu cent fois cela ailleurs en plus drôle) sans oublier la prestation ?) d'une Reem Kherici en présentatrice arrogante qui en fait beaucoup trop.
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Plus largement, Mauvaise Pioche est soit anodin et pépère, soit excessif et populiste utilisant d’un coup de ce qu’il veut dénoncer.
On sauvera quelques scènes, souvent celles avec Zabou en ancienne ou François Morel en camarade de cellule, mais dans une partie ( celle de la prison) qui achève de faire tomber ce film dans le beau N'importe quoi.
Bref, une comédie ratée qui ne fait par jamais rire, à peine sourire et qui se laisse voir mais sans beaucoup plus.
On sauvera du marasme ambiant à peine quelques scènes, souvent celles avec Zabou en ancienne ou François Morel en camarade de cellule, un rôle sympathique certes mais englué dans une partie (celle de la prison) qui achève de faire tomber ce film dans le N'importe quoi.
Bref, une comédie ratée qui ne fait par jamais rire, à peine sourire et qui se laisse voir mais sans beaucoup plus.
Même si les voies du box office sont souvent impénétrables, on serait bien surpris que Jugnot retrouve son éclat d'antan auprès du public avec ce film aussi vu aussitôt oublié.
A voir (?) en salles depuis le 1 er avril 2026
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