Chronique Polar : La cellule, Arthur Frayer-Laleix: peine exemplaire?
T’es pas trop vieux pour faire ton bois tout seul ? demanda Horatio, cherchant à le taquiner.
– Y a pas moins cher et ça fait de l’exercice. Tu sais qu’y a des cons qui payent de l’argent pour du chauffage électrique et qui vont ensuite courir sur des tapis en salle de sport parce qu’ils sont pas assez fatigués de leur journée ?
/image%2F1371318%2F20260520%2Fob_3be370_image-1371318-20260510-ob-516d7b-la-ce.jpeg)
Arthur Frayer-Laleix, La Cellule
Max, surveillant pénitentiaire à Vieilleville, a quitté Paris après la mort brutale de son jeune frère. Dans ce bourg isolé, bordé de marais, il espère trouver un semblant d’apaisement. Mais une nuit de service supplémentaire, alors qu’il veille depuis la tour de contrôle, un détenu solitaire disparaît. La cellule est intacte. Aucune effraction, aucune image exploitable : la seule caméra est hors service. Il ne reste qu’un vide inquiétant… et le nom de Max sur le registre.
/image%2F1371318%2F20260520%2Fob_bc55ae_image-0405240-20260202-ob-0b4804-captu.jpeg)
Ancien reporter habitué aux immersions en milieu fermé, l’auteur restitue avec précision le quotidien carcéral : tensions permanentes, trafics souterrains, violences tues, solidarités fragiles.
La cellue est un roman court et direct, où la mélancolie et un coté assez contemplatif sont au détour de presque chaque page, le monde carcéral et poisseux dans cette région marécageuse plonge le lecteur dans une ambiance propice à un thriller flirtant avec l'ésotérisme qui propose une belle montée en puissance au fil du récit qui offrira un dénouement bien amené.
On sent la maîtrise derrière chaque rebondissement, chaque révélation, et l'intrigue est assez nerveuse et tortueuse pour séduire, même si on aurait pu aussi vouloir des personnages un peu plus fouillés ( notamment ce Max, dont la personnalité restera finalement un peu trop à la surface) et un style global un peu moins dépouillé et minimaliste même s'il colle pleinement à l'univers carcéral.
La Cellule - Arthur Frayer-Laleix - Rivages
Arthur Frayer-Laleix est reporter indépendant et auteur de plusieurs enquêtes : Dans la peau d'un maton (Fayard, 2011), Dans la peau d'un migrant (Fayard, 2015), Et les Blancs sont partis (Fayard, 2021). Correspondant pour Le Monde,
/image%2F1371318%2F20260204%2Fob_515b1d_1000063170.jpg)
/image%2F1371318%2F20260509%2Fob_9502ed_mmexport1777037463936.jpeg)
/image%2F1371318%2F20260515%2Fob_bee9fc_capture-d-ecran-15-5-2026-11744-www.jpeg)
/image%2F1371318%2F20260501%2Fob_a9e582_681624409-18054680474723835-6998064161.jpeg)
/image%2F1371318%2F20260501%2Fob_fcb71d_logo-besancon.png)