[CRITIQUE] Obsession: Quand exaucer notre vœu le plus cher tourne à l'horreur
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Il y a eu beaucoup de buzz depuis des mois dans la presse spécialisée cinéma de genre et sur le circuit des festivals concernant le film d’horreur Obsession, du scénariste/réalisateur Curry Barker, à voir en salles dès ce mercredi 13 mai*.
Une production Blumhouse, spécialistes des films d’horreur fauchés mais malins (The Purge, M3gan, Split ou encore Get Out).
Écrit et réalisé par Curry Barker, qui avait attiré l’attention avec sa chaine You Tube That's is a bad idea et son film d’horreur voir en ligne Milk and Serial (2024), cette histoire simple d’un timide maladif qui ne parvient pas à déclarer son amour à sa collègue de travail et amie de toujours, aurait pu donner corps à une romance gnangnan
Mais, sous la plume de Curry Baker, les personnages prennent corps et deviennent le centre d’un conte horrifique avec une bonne dose d’humour particulièrement noir et méchant.
Car plutôt que de prendre son courage à deux mains et d’être honnête, Bear prend une voie peu orthodoxe pour gagner l’affection de Nikki, et les choses, bien sûr, vont sérieusement déraper.
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Obsession insuffle une dimension moderne autour des questions très actuelles du consentement, au conte classique d’un vœu mal réalisé.
Comme dans des films tels que La Main du diable (1943), La Patte du singe (1948) ou Contes de la crypte (1972), pour n’en citer que quelques-uns, l’objet magique accorde le désir du protagoniste mais d’une manière tordue qui conduit à des conséquences ruineuses et imprévues.
Le film pose aussi un regard acéré sur les dynamiques de pouvoir dans les relations amoureuses et du coup pas mal de questionnements sur le consentement car sous ses airs de film d’horreur pour ados, se cache en réalité une métaphore assez fine de l’emprise masculine.
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Mêlant fort habilement les genres, Obsession alterne tour à tour explosions intenses de violence sanglante et de malaise social, un humour hilarant et une horreur viscérale.
Obsession est traversé de touches comiques franches, d'un humour noir qui surgit au moment où on l'attend le moins et qui crée une tonalité résolument singulière.
Dans le rôle de Nikki, Inde Navarrette passe des larmes au sourire le plus flippant possible, et joue de ses mouvements saccadés pour mieux nous stresser.
On n’oubliera pas de sitôt sa façon de regarder dormir son chéri ou de lui préparer des lunch boxes avec amour.
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On pense à des classiques récents du cinéma d'horreur comme GET OUT, WEAPONS, HEREDITARY mais aussi à Liaison Fatale et l'on se dit qu'un bon film d’horreur est souvent un film qui fait peur tout en ayant du fond, qui nous parle du monde qui nous entoure.
Obsession remplit ce contrat allègrement, sans pour autant oublier de nous faire terriblement flipper.
Un véritable tour de force à conseiller évidemment aux amateurs du genre!
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*en contre programmation idéale au Festival de Cannes qui commence en même temps.
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