{FESTIVAL OFF D'AVIGNON 2026} – 5 coups de coeur vus et approuvés
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De quoi ça parle?
Tout commence dans les bureaux de la mairie de Miremont. L'assistant du maire attend l'arrivée d'une nouvelle recrue. Une Parisienne, croit-il. Jusqu'à ce qu'il découvre que « Valery » est en réalité… un homme. Ce quiproquo aussi drôle qu'attachant marque le début d'une rencontre improbable entre deux êtres que tout semble opposer. Très vite, les habitants de Miremont défilent devant nous. Et avec eux, une galerie de personnages aussi drôles que profondément humains.
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Pourquoi ca nous a plu?
À travers ces portraits, Solitude à Miremont ne se moque jamais de ses personnages. Elle les regarde avec une infinie tendresse. Car derrière chaque situation cocasse se cache une même quête : celle d'un lien avec l'autre.
Sans prétendre révolutionner la comédie, Solitude à Miremont réussit quelque chose de plus précieux : elle nous fait regarder autrement celles et ceux que l'on croit connaître.
Elle rend hommage à cette France des villages que l'on caricature parfois, mais où les liens humains continuent de se tisser autour d'une fête communale, d'un café partagé ou d'un simple bonjour.
Une comédie généreuse, drôle et profondément bienveillante, qui rappelle que les plus belles histoires naissent parfois là où l'on ne les attend plus.
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Ca se joue où et quand?
Solitude à Miremont
De : Léon Jaubert, William Wright
Mise en scène : Lili Chadenat
Avec : Léon Jaubert et William Wright
LAURETTE THÉÂTRE AVIGNON
Du 4 au 25 juillet - 16h30
2. Marcelle au théâtre de la TACHE D'ENCRE
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De quoi ça parle?
Chez Marcelle, l'inaction est une fatigue.
Aider est une nécessité.
Mère de quatorze enfants, dont quatre adoptés après le décès de leurs parents, elle ouvre ensuite les portes de sa maison à celles et ceux que la vie a laissés de côté. Quelques jours, quelques mois, parfois plusieurs années… Peu importe le temps. Tant qu'il reste une place, quelqu'un pourra y trouver un refuge.
Puis une deuxième maison. Puis une troisième. Jusqu'à en faire cinq, simplement parce que la détresse des autres ne lui laisse jamais de répit.
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Pourquoi ca nous a plu?
On pourrait croire assister au portrait d'une héroïne hors du commun.Pourtant, Marcelle ne cherche jamais à fabriquer une sainte.Elle dessine le visage d'une femme profondément vivante, drôle, débordante d'énergie, parfois étourdie, toujours en mouvement.Et c'est précisément ce qui rend le spectacle si lumineux.
Marie Tartrais ne se contente pas d'interpréter Marcelle.Elle l'habite. Son regard, son énergie, sa générosité communicative envahissent peu à peu le plateau. En quelques secondes, elle fait naître une dizaine de personnages avec une aisance remarquable, sans jamais perdre le fil émotionnel de son récit. On oublie rapidement la performance technique pour ne plus voir qu'une femme qui en raconte une autre, avec une admiration infinie.
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Ca se joue où et quand?
Marcelle
De : Marie TARTRAIS
Mise en scène : Claire MOREAU
Interprétation : Marie TARTRAIS
TACHE D'ENCRE (THÉÂTRE DE LA)
Du 3 au 14 juillet - 18h00
3. Ivresse : mémoires électroniques à la COMÉDIE SAINT ROCH
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De quoi ça parle?
Lorsqu'on lui propose d'écrire ses mémoires, Ivresse refuse. Elle préfère les raconter de vive voix.Les chanter.
Les revivre une dernière fois. Coupe au carré blond platine, lunettes noires, rouge à lèvres écarlate, elle apparaît comme une silhouette surgie d'une autre époque. Égérie des nuits parisiennes, créature de cabaret, femme fatale aux allures d'Amanda Lear, elle a connu les projecteurs, les fêtes qui ne finissaient jamais et cette sensation grisante que le téléphone sonnerait toujours. Entre anecdotes, confidences et chansons francophones revisitées sur des sonorités électroniques, Ivresse déroule les chapitres de son existence. Les projections qui accompagnent le spectacle prolongent cette plongée dans une esthétique délicieusement rétro, où flottent les fantômes des années 1980, de la nuit, de l'art et de la pop culture.
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Pourquoi ca nous a plu?
Heureusement qu'Ivresse n'a pas écrit ses mémoires. Elle nous les raconte. Et c'est infiniment plus vivant.
Portée par une interprétation habitée, une esthétique soignée et une bande-son qui fait dialoguer la chanson française avec les musiques électroniques, cette création est un véritable cabaret de la mémoire. Une parenthèse à la fois élégante, drôle et mélancolique qui célèbre une génération ayant fait de la nuit un art de vivre.
Une très belle façon de terminer une soirée au Festival Off d'Avignon.
Parce que certaines histoires méritent moins d'être lues… que d'être écoutées.
Ca se joue où et quand?
Ivresse : mémoires électroniques
De : Fabien Walet
Vidéo : Daniel S
Compagnie : LE BURLESQUE KLUB
COMÉDIE SAINT ROCH
Du 4 au 14 juillet - 21h30
4. Malgré la distance qui nous sépare au Théâtre Transversal
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De quoi ça parle?
Dans ce seule-en-scène d'une bouleversante sincérité, Frédérique Roudier ne raconte pas seulement l'histoire de son père.Elle raconte ce moment où l'on perd quelqu'un... alors même qu'il est encore vivant.
Avant, il y avait cet homme passionné de culture, curieux de tout, généreux, profondément humain. Un père qui lui a appris à regarder la vie avec intensité, à protéger cette « petite flamme » intérieure sur laquelle il faut souffler chaque jour pour qu'elle ne s'éteigne jamais.
Puis il y a ce simple appel téléphonique.« Bonne nuit, papa. À demain. »Le lendemain, un double AVC bouleverse tout.
Pourquoi ca nous a plu?
On ressort de Malgré la distance qui nous sépare avec davantage de questions que de certitudes. Et c'est précisément ce qui fait la force du théâtre :nous obliger à regarder autrement ce que nous pensions avoir déjà compris.
Un témoignage profondément humain, d'une rare honnêteté, qui bouleverse autant qu'il fait réfléchir.
L'une de ces œuvres dont on ne sort pas avec des réponses. Mais avec l'envie de continuer la conversation, longtemps après que les lumières se sont rallumées.
Ca se joue où et quand?
Malgré la distance qui nous sépare
De : Frédérique Roudier
Mise en scène : Camille Prioul
Avec : Frédérique Roudier
Théâtre Transversal
Du 4 au 25 juillet – 12h20
5. POST ! AU THÉÂTRE ESSAÏON-AVIGNON
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De quoi ça parle?
Quatre comédiens nous entraînent dans une succession de tableaux où les applications deviennent des personnages à part entière. Après une rupture ? Une application de rencontre apparaît aussitôt. « Blender », plateforme anonyme où chacun choisit un fruit pour afficher son humeur avant de venir « passer sa pêche au blender », détourne avec beaucoup d'humour les codes des applications de dating.
Mais derrière la satire surgissent très vite des questions autrement plus profondes.
Peut-on vraiment oublier celui ou celle que l'on croyait être l'amour de sa vie ?
Et si notre véritable âme sœur était finalement notre meilleur ami ?
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Pourquoi ca nous a plu?
Sous les éclats de rire, la pièce ne cesse d'interroger notre époque. Google Maps, Instagram ou d'autres applications prennent littéralement vie. Elles racontent comment elles nous observent, nous guident, nous influencent parfois davantage que nous ne l'imaginons. Sans jamais devenir moralisateur, le spectacle nous pousse à regarder nos téléphones d'un œil différent.
Entre théâtre, concert et comédie musicale, les quatre artistes enchaînent dialogues, chansons et chorégraphies avec une énergie communicative. On sent qu'ils prennent un immense plaisir à être sur scène, et ce bonheur de jouer se propage immédiatement dans la salle.
La mise en scène épouse parfaitement son sujet. Les lumières des smartphones deviennent parfois l'unique source d'éclairage, plongeant les personnages dans une étrange pénombre numérique où le réel semble peu à peu s'effacer derrière les écrans.
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Ca se joue où et quand?
POST !
ESSAÏON-AVIGNON (THÉÂTRE)
Du 4 au 25 juillet - 21h55
De : Victor Bourigault, Alex Todo
Mise en scène : Victor Bourigault
Chorégraphie : Maud Saint-Jean, Ellie Van Gele
Avec : Axel Beros, Stanislas De Lachapelle, Laure-Marie Harant, Maud Saint-Jean
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Redacteur :
Maxime Dorian
Correspondant culturel
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