[CRITIQUE] GIRL: ILvaut quoi le premier long de la comédienne Shu Qi?
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Lors du tournage de l’épopée historique « The Assassin » il y a plus d’une décennie, son réalisateur — le grand cinéaste taïwanais Hou Hsaio-Hsien, a conseillé à la star Shu Qi de prendre la caméra pour elle-même.
Qi a sagement suivi ses conseils. Elle a passé des années à écrire et réécrire cette histoire forcément éprouvante car basée sur les souvenirs de son enfance conflictuelle au sein d’une famille empreinte de violence, entre un père alcoolique et une mère toute en tension.
Ce "Girl” est le produit de ces durs labeurs — et un signe que Qi a eu raison de prendre le flambeau que lui tendait son mentor.
L’histoire sombre et difficile d’une mère maltraitée qui ne peut s’empêcher de plaquer sa souffrance sur sa jeune fille..
« Girl » est un premier lieu courageux, aussi formellement ambitieux que rugueux, qui réussit à embraser plusieurs dimensions : partie drame domestique, partie même horreur psychologique , partie film d’apprentissage, avec tous les aspects de chacun d’eux.
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Elle nous touche, cette mise en scène naturaliste, finalement assez proche du regard sociétal posé dans les premiers films de Hou Hsao Hsien, on voit bien que Shu Qi a été formée à la la bonne école.
Il faut voir cette œuvre sensible et sans esquive, de celles qui capture l’énergie et l’agitation d’un pays, Taiwan, qui déborde de vie et qui dresse, in fine une promesse de temps meilleurs juste hors de portée de la prison de la vie familiale de Hsiao-lee.
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