Notre critique de The ugly de Yeon Sang-Ho
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Un squelette est découvert après des travaux de terrassement près d'une usine de textile dans un quartier de Séoul en pleine gentification.
A quarante ans, Im Dong-hwan, apprend que sa mère est décédée, alors que son père lui a toujours affirmé qu'elle avait quitté le domicile familial juste après sa naissance sans aucune explication.
Comment aurait-il pu mettre en doute la parole de ce père courage, aveugle de naissance, qui l'a élevé seul.
Im Yeong-gyn, qui malgré son handicap est devenu graphiste-graveur, un véritable artiste reconnu dans tout le pays, au point qu'une jeune journaliste et réalisatrice a décidé de raconter sa vie dans un documentaire.
Im Dong-hwan apprend aussi par la famille maternelle, arrivée après la découverte du squelette, que sa mère, dont il n'a aucune photo, était d'une laideur repoussante.
Après ces révélations morbides, la journaliste et le fils vont mener l'enquête et aller ensemble de secrets de familles en mensonges sociétaux, mais il n'est jamais trop tard pour que la vérité éclate.
Un très beau film sur la calomnie, la dissimulation et l'asservissement, nous sommes dans un conte à la limite du fantastique.
Comment une jeune femme par sa différence et ses engagements moraux, sociaux et civiques peut cristalliser les haines de toute une communauté et devenir dangereuse dans un pays où seul le rendement économique a sa place.
Décors, mise en scène, rythme soutenu, on le sait déjà depuis " Le dernier train pour Busan " ou " The colony ", ses films les plus connus, Yeon Sang-Ho
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est un réalisateur virtuose, délaissant ses zombies chéris il nous surprend encore.
"The Ugly " est un drôle de film de genre, pas vraiment un thriller, ni un drame familial, ni un film politique ou historique mais il réussit à être tout cela à la fois dans un conte sur la laideur du monde.
Beaucoup plus sur la laideur et les mensonges du monde qui nous entoure que sur la laideur physique, car c'est bien connu , comme le chantait Gainsbourg : " ...la beauté cachée des laids,des laids, se voit sans délai, délai..."
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