La rentrée des salles de spectacles de Lyon et ses environs (6) : TNP, derniers feux avant nouvelle ère
/image%2F1371318%2F20260904%2Fob_3a6188_tnp-facade-2020-2-jacques-grison.jpg)
Les salles de spectacle présentent leur saison 2026-2027
Avant de partir diriger le Théâtre de Carouge à Genève à compter du 1er janvier 2027, et de laisser place nette au duo Laëtitia Guédon et Thomas Jolly, Jean Bellorini a dévoilé avant les vacances une saison 26-27 du TNP particulièrement passionnante à plus d'un titre.
« Le TNP s’est ouvert à toutes les esthétiques et va mieux aujourd’hui » a revendiqué le directeur en partance, en rappelant un taux de fréquentation de plus de 90 %, chiffre exceptionnel dans le milieu du théâtre.
/image%2F1371318%2F20260904%2Fob_9f0634_salle-jean-vilar-michel-cavalca.jpg)
/image%2F1371318%2F20260904%2Fob_b14204_memoire-de-fille-2-marie-clauzade.jpg)
Création théâtrale de Veronika Bachfischer, Sarah Kohm, Elisa Leroy mise en scène Sarah Kohm avec Suzanne de Baecque
Mémoire de fille, roman sorti en 2016 chez Gallimard, est emblématique de la manière dont Annie Ernaux, Prix Nobel de littérature en 2022, touche ses lecteurs. De son écriture sobre et dépouillée, elle raconte, 58 ans plus tard, sa jeunesse et son adolescence. Et surtout sa première relation sexuelle.
C’est ce récit que la metteuse en scène allemande Sarah Kohm, épaulée par la comédienne Veronica Bachfisher, a adapté pour la scène, il y a quatre ans, à Berlin. Elle recrée ce spectacle pour la France, pour le TNP, avec l’excellente Suzanne de Baecque. La comédienne incarne tour à tour la jeune Annie Ernaux de 1958 et l’écrivaine de 2016 (qui a alors 76 ans). Mais aussi elle-même puisqu’elle raconte sa propre « première fois ».
d’après Seul dans Berlin de Hans Fallada traduction Laurence Courtois mise en scène Jean Bellorini
29 septembre – 17 octobre 2026
/image%2F1371318%2F20260904%2Fob_0c4b9d_capture-d-ecran-4-9-2026-17215-www.jpeg)
Écrit en 1947, Seul dans Berlin, dernier roman d’Hans Fallada, brosse le portrait de deux vieux amoureux inséparables, offensés par l’injustice qui les touche, convaincus qu’ils peuvent changer le monde. Leur simple existence et leur détermination infaillible rééquilibrent
la balance morale d’une humanité en perdition.
La lecture de Seul dans Berlin offre ainsi un exemple où s’interroger sur la capacité du roman à transcrire l’expérience de l’histoire.
Comme un chant du cygne, Jean Behttps://www.tnp-villeurbanne.com/spectacle/rapport-pour-une-acadmie/llorini crée au TNP Seul dans Berlin d’après le roman de Hans Fallada (1893-1947).
. Jean Bellorini réunit sur scène Clara Mayer et Camille de La Guillonnière, complices de la
première heure du théâtre-récit qui lui est cher. Ensemble, ils nous conteront le destin singulier de ces deux citoyens apparemment sans histoire et bouleversant d’humanité
Un spectacle qui face au nazisme éclaire la résistance ordinaire, dérisoire et grandiose d’un couple berlinois.
de Franz Kafka mise en scène Georges Lavaudant
9 – 17 octobre 2026
/image%2F1371318%2F20260904%2Fob_0d0d7f_rapport-pour-une-academie-2-marie-cla.jpg)
Georges Lavaudant revient au TNP adapter l’œuvre de Kafka, poursuivant son exploration des méandres humains
Après avoir présenté une mise en scène saisissante de Phèdre la saison dernière, le grand metteur en scène Georges Lavaudant explore l’univers sombre et profond de Franz Kafka. Un singe roux, nommé Rotpeter (« Pierre le Rouge ») a été capturé jadis par des braconniers. Depuis, il s’est humanisé au point de pouvoir s’exprimer à haute voix devant une Académie et raconter son existence. A-t-il écrit lui-même sa conférence, malgré sa main sans pouce opposable, ou l’a-t-il simplement dictée ? En tout cas, son corps est toujours simiesque. Sexuellement, il reste attaché à une femelle de son espèce, avec laquelle il continue à s’accoupler. Mais il parle. Il raisonne. Il rit, il nous toise et nous ressemble. À moins que notre héros ne veuille pas tant que cela devenir notre semblable. Peut-être qu’il veut seulement nous le faire croire...
Rapport pour une académie a valeur d’allégorie et tend un miroir à une humanité incertaine. Derrière la porte, ce peut être l’enfer.
Amadoca d’après le roman de Sofia Andrukhovych
du 4 au 6 novembre 2026
traduction de la version scénique Jules Audry et Yuriy Zavalnyouk
mise en scène et adaptation Jules Audry
/image%2F1371318%2F20260904%2Fob_6020cb_amadoca-1-christophe-raynaud-de-lage.jpg)
Dans une scénographie de Juliya Zaulychna conçue comme un diorama, habitée par les images de Pierre Martin Oriol, le metteur en scène Jules Audry nous plonge dans les méandres de la reconstruction d’une mémoire, entre thriller et récit intime.
Le tout porté par l’interprétation magnétique de Yuriy Zavalnyouk et Alexandra Gentil, subtilement accompagnés par les compositions musicales live de Jean Galmiche.
/image%2F1371318%2F20260904%2Fob_da3f54_amadoca-2-christophe-raynaud-de-lage.jpg)
/https%3A%2F%2Fwww.tnp-villeurbanne.com%2Fapp%2Fuploads%2F2026%2F07%2Factu-laetitia-guedon-thomas-jolly-nomination1.jpg)
Ils succèderont à Jean Bellorini et prendront leurs fonctions en janvier 2027.
https://www.tnp-villeurbanne.com/thomas-jolly-et-laetitia-guedon-nommes-la-direction-du-tnp/
/image%2F1371318%2F20260204%2Fob_515b1d_1000063170.jpg)
/image%2F1371318%2F20260810%2Fob_56a39c_unnamed-4.jpg)
/image%2F1371318%2F20260722%2Fob_ab5943_250529-deae-visuel-2026-insta.jpg)
/image%2F1371318%2F20260624%2Fob_3687e4_2026-ffi-affiche-a4-portrait-210x297-b.jpg)