[Critique] "L'AGE D'OR" DE BÉRENGER THOUIN
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Premier long métrage de Bérenger Thouin, L’âge d’or a pour ambition de bousculer le cinéma français.
Il s’agit en effet d’un premier long-métrage particulièrement ambitieux, qui traverse le XXe siècle en mêlant images d’archives et prises de vue contemporaines.
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Bérenger Thouin n’a clairement pas choisi la facilité en se lançant dans l’exercice périlleux de convier le réel à la fiction, les archives aux prises de vues cinématographiques, tant une telle entreprise nécessite une maîtrise totale de son art.
Au sein de son histoire romanesque, sorte de fresque stendhalienne, des images documentaires gravitent autour des séquences fictionnelles et servent de point d’ancrage au récit.
Ce projet hybride et vertigineux, mêlant des images d’archives restaurées et des scènes tournées aujourd’hui, traverse le XXe siècle à travers une grande histoire d’amour incarnée par Vassili Schneider et Souheila Yacoub.
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Le réalisateur signe une fresque historique audacieuse, un film d’aventure au féminin fusionnant prises de vues réelles et images d’archives pour composer un récit inédit et singulier.
Dans le rôle principal, Souheila Yacoub impressionne, éblouit la pellicule d’un jeu tout en nuances, où les multiples facettes de son personnage ne semblent jamais artificielles ni même jouées.
Si l’œuvre de Bérenger Thouin doit beaucoup à son interprète, elle est également un pêle-mêle de représentations diverses, où les illustrations d’antan fusionnent avec la caméra contemporaine, où il n’est pas toujours facile de discerner les annales des scènes tournées, les contours sont flous, les juxtapositions tantôt volontairement appuyées tantôt invisibles
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L’Âge d’or pourrait être l’archétype du film de 2026. Premièrement, et formellement, le film rejoint une longue liste d’œuvres qui offrent à la texture des images un rôle primordial. un surplus de sensorialité et réduire le plus possible la distance entre l’histoire et son incarnation visuelle.
Pour son premier long métrage, .le réalisateur français livre en effet une œuvre impressionnante, élaborée sur dix ans, qui mêle une profusion et une variété extraordinaire d’images d’archives avec des images filmées, pour composer un récit continu bluffant par sa fluidité, en forme de saga autour d’un personnage féminin hors norme comme le film qui l'abrite.
"L'AGE D'OR" DE BÉRENGER THOUIN AVEC SOUHEILA & VASSILI SCHNEIDER // SORTIE LE 11 NOVEMBRE
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