Baz'art  : Des films, des livres...
17 décembre 2011

Les petits mouchoirs : Mon festival de Cannet

Les-Petits-Mouchoirs_fichefilm_imagesfilmAlors là, je sais pertinement que, contrairement à samedi dernier où mon coup de griffe a presque fait l'unanimité, celui ci va déclencher des torrents de commentaires outrés car je m'attaque quand même à un des énormes cartons du cinéma français de ces dernières années, que tout le monde a vu (ou presque), et que tout le monde a adoré (ou presque)... Je sais par exemple que My Little discoveries l'a cité, au détour d'un quelconque tag, comme le film qui l'a la plus marqué cette année, pour plein de raisons. Et bien moi, je suis désolé, j'ai vu, comme  plus de 5 Millions de Français, Les petits mouchoirs au cinéma, et j'ai pas vraiment partagé cet enthousiasme  quasi général.

Et dieu sait pourtant que j'aime ce genre de films de copains: peut - être car, dans la vraie vie, je n'ai jamais vraiment fait partie d'un  de ces groupes de potes qui passent leur vie et leur vacances ensemble, liés à la vie, à la mort (mes amitiés à moi étaient plus exclusives et souvent sous la forme de binomes mal assortis), et que du coup j'ai beaucoup projeté ce manque au cinéma. Car, c'est un fait acquis, plusieurs films de potes font partie de mes films de chevet.

 En premier lieu figure le duo des films réalisés par Yves Robert, Un éléphant ca trompe énormémement et Nous irons tous au paradis : j'ai bien du voir une dizaine de fois ces deux films, éblouissants dans sa manière de confondre moments de complicité énorme entre ces 4 potes, et moments plus douloureux (oh la scène où les 3 amis de Bedos viennent sur le quai de gare annoncer la mort de sa mère). Et je fais partie de ceux qui vouent un culte au seul excellent film du tandem Poiré- Clavier "Mes meilleurs copains" avec une brochette d'acteurs au top (Lanvin, Bacri), et notamment Daroussin, et ses "y' pas mort d'hommes". Et évidemment le cinéma anglo saxon a livré aussi son lot de trés grands films sur l'amitié masculine, des Copains d'abord à Peter's Friend.

 D'ailleurs, Guillaume Canet, si on en croit ses interview, a visiblement pris pour référence les modèles étrangers plutot que les français, et je trouve que cette influence ne lui sied pas forcément. Le gros problème du film pour moi réside dans le  faible degrès d'empathie avec les personnages. Lorsqu'on va voir un films de potes, on a envie de rester avec ces types au moins deux heures, et on sort du cinéma en étant content d'avoir partagé un bout de la vie de ses mecs là. Et, en ce qui me concerne, les héros des Petits Mouchoirs, ce ne sont pas pas des personnes qui m'ont semblé super interessantes et passionnantes à voir vivre.

Egoistes, peu cultivés, superficiels, se prenant la tête pour des broutilles, ces gens là ne sont pas vraiment tréscotillard aimables, surtout les mecs (mais les filles, à part le personnage de Marion Cotillard, sont de simples faire valoirs). Alors, certes, rongé par le remords de voir leur ami sur un lit d'hopital se battre entre la vie et la mort, ils vont faire un travail sur eux- meme. Et faire en sorte que leur égocentrisme naturel disparaisse pour laisser place à la vraie valeur de la solidarité, mais ce cheminement intérieur m'a semblé trop être un artifice de scénario.

La faute peut etre à ce personnage de Jean Louis, ostréiculteur dans la vie et sur l'écran qui est chargée d'apporter la belle parole, et qui représente les vraies valeurs contre cette société individualiste et matérialiste que les autres personnages incarnent. Pas forcément faux, mais la charge manque de subtilité. Et si beaucoup de gens se sont gaussés sur la performance de Cluzet, j'ai trouvé qu'il en faisait des tonnes dans  le rôle de cet odieux personnage de stressé qui se pourrit la vie et  surtout celles des autres. Et du coup, j'ai pas cru du tout au soi disant flash amoureux que ressentait Magimel à son sujet.

Bon, certaines scènes sont quand même assez  réussies, notamment grâce à Laurent Laffite (vous savez, le sosie de Michel Leeb) qui distille une certaine fraicheur, et la fin, lacrymale juste ce qu'il faut a de quoi émouvoir.

Visiblement, ce film, qui a connu un énorme succès, a également vu des réactions de rejet assez fortes à son encontre, et d'ailleurs, dans un entretien lu cette semaine, Guillaume Canet en a pleinement conscience et dit en connaitre les raisons. Il prétend que ceux qui ont détesté le film ont eu le dégout de voir une sorte de miroir de leur personnalité, car  ces êtres, reflet de la société actuelle. Je ne pense pas du tout ressembler à un seul des personnages des petits mouchoirs, mais ci c'est le cas, il ya de quoi sortir de la salle bien déprimé.

Commentaires
C
Quel soulagement, je pensais être la seule à avoir trouvé ce film nul... Et la fin, c'est le pompon ! Voilà, j'avais fait un post sur mon blog à ce sujet. Si vous voulez partager... http://mondecocotine.canalblog.com/archives/2010/11/19/19646996.html#comments<br /> <br /> Mais j'ai très envie de voir "Une vie meilleure".<br /> <br /> Bonne soirée et bon ciné !
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F
bon visiblement on est pas d'accord sur tout... aprés le chat potté, les petits mouchoirs... :o) j'accpete les voix disonnantes à la mienne évidemment mais vous pouvez aussi venir dire du bien des films que je défends :o)
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F
Une belle histoire d’amitié interprétée par des acteurs époustouflants dans un contexte parfait ! À voir et revoir sans concession !
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F
salut potz,<br /> <br /> tu passes tard ce soir dis moi :o) disons que c un film qui aurait pu laisser indifférent si il était passez inaperçu en salles, car il ne mérite en toute objectivité ni tout le bien ni tout le mal qu'on peut en dire....<br /> je ne connaissais pas du tout ce cher chat avant aujourd'hui, au moins Canet aura servi à cela, car effectivement, il gagne à etre connu<br /> très bon week end à toi aussi , potz
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P
Je fais partie de ceux qui ne l'ont pas vu. A chaque fois que je vais au vidéo club, je prends le DVD dans les mains, je traîne un peu et vais le remettre pour en prendre un autre ! Je ne sais pas pourquoi mais il ne me tente pas plus que ça... Bizarrement ta critique et celles du Chat et My Little Discoveries me donnent envie de franchir le pas parce qu'elles sont tellement tranchées que je me dis que je ne pourrai pas rester indifférente dans un sens ou dans un autre...<br /> <br /> Bon week-end filou !<br /> <br /> PS : J'ai beaucoup aimé le "Ceci est un navet" du chatmasqué ! :D
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LE FESTIVAL DU FILM DE LAMA DÉVOILE SA PROGRAMMATION !
 

 

Cette année encore, pour sa 32ème édition, le Festival du Film de Lama vous propose une programmation qui ravira petits comme grands, faisant une belle part aux œuvres présentées au Festival de Cannes avec des films venus du monde entier. Comme l'indique la devise du festival, rendez-vous aux "Chroniques d'un village monde" !
 
Le festival s'ouvrira sur le film de Sarah Arnols L'espèce explosive, présentée à la Quinzaine des Cinéastes cette année et mené par Alexis Manenti, Ella Rumpf et Vincent Dedienne.
 
Pour continuer sur cette lancée cannoise, le festival aura l'honneur de vous présenter La vie d'une femme de Charline Bourgeois-Tacquet mais aussi Notre Salut (Prix du Scénario - Festival de Cannes 2026) d'Emmanuel Marre, Minotaure (Grand Prix de Cannes 2026) de Andreï Zviaguintsev, La Bola Negra (Prix de la mise en scène - Festival de Cannes 2026) de Javier Calo et Javier Ambrossi ou encore Histoires de la nuit de Léa Mysius.
 

Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

 

 

Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.

 

Le festival rendra aussi hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dans L’avventura ou Le désert rouge.

DE L'ÉCRIT À L'ÉCRAN MONTELIMAR FILM FESTIVAL 15 ème édition

DU VENDREDI 18 AU JEUDI 24 SEPTEMBRE 2026- Montélimar


Le festival De l'écrit à l'écran revient en septembre 2026 pour sa quinzième édition.
Véritable temps fort de l'action culturelle menée par l'association éponyme, le festival conjugue au présent cinéma et littérature, crée des ponts inter-culturels et interartistiques stimulants et enrichissants. Il s'articule autour de 3 axes fondamentaux: ce qui s’écrit, ce qui se dit et ce qui se pense, sur la toile comme au-delà, et les met en lumière. En 2025, le festival a accueilli plus de 147 invités, organisé 140 événements dont 89 séances de cinéma et réuni plus de 33 000 spectateurs.

De l'écrit à l'écran - Cinéma Festival - Montélimar - 2024 | De L'écrit à l'écran

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