Baz'art  : Des films, des livres...
23 juillet 2012

To rome with love: le Woody romain déçoit

to-rome-with-loveMercredi dernier, est sorti la comédie romantique Paris Manhattan, film dans lequel une jolie jeune fille ( Alice Taglioni), folle de Woody Allen, se chamaille avec son beau soupirant ( Patriiick Bruel) qui visiblement, ne partage pas les mêmes gouts cinématographiques qu'elle.

A la sortie de To rome with love, j'ai eu quelque peu l'impression d'avoir rejoué une scène de ce film, tant j'ai passé mon chemin du retour à détruire le dernier Woody allen, vu en couple, alors que; de son coté, ma compagne le défendait becs et ongles (elle en a même fait un billet qui a eu un beau succès sur son blog, je vous laisse le chercher pour les curieux).

Car autant j'avais beaucoup aimé les précédents Woody ( vous allez épouser un beau et sombre inconnu et  surtout Midnight in Paris), autant je fais partie des - nombreux- déçus de sa cuvée romaine.

Après Londres, Barcelone et Paris, poursuit sa donc sa tournée européenne avec , et le moins qu'on puisse dire est que l'office de tourisme romain a du être enchanté, tant le film ne fait qu'exalter les merveilles de cette cité que j'ai visité à Paques dernier. Le problème est que Minuit à Paris était bien plus qu'un voyage touristique sympathique, car il fourmillait, comme la plupart des films alléniens, de mille idées de scénario et de mise en scène, alors que dans To Rome with love, l'ensemble donne quand même une nette impression de paresse et de ronronemment, pas désagréable du tout, mais très rarement exaltant.to-rome-with-love-2012-22395-1928289030

Le film est en fait constitué de 4  histoires totalement indépendantes, bien qu'elles s'entremelent dans le film : deux tournent autour de la fidélité des couples, une autre sur un italien moyen devenu super star du jour au lendemain, et la dernière la  plus barrée et la plus originale nous raconte l'histoire d’un croque-mort qui se révèle un chanteur d’exception … mais uniquement sous la douche (oh la belle idée, surréaliste en diable, mais qui fonctionne parfaitement!!).

 Si ce dernier segment est bien supérieur aux autres, c'est aussi car c'est dans celui ci que Woody joue, 5 ans après sa dernière apparition en tant qu'acteur. Du coup, on a l'impression qu'il s'est réservé les répliques les plus crousillantes, et surtout celles qui représentent le mieux les thématiques alléniennes : la peur de mourir, l'inactivité, le manque d'inspiration ...du déjà vu, certes, mais tellement drôle et réjouissant qu'on ne s'en lasse pas.

Le reste (excepté peut etre de l'autre partie plus américaine, avec Jesse Eissenberg et Eillen Page, délicieux marivaudage bien allénien également) n'est pas à la hauteur, et frôle même parfois avec l'indigent :  la partie avec Roberto Benigni (toujours aussi insupportable qu'avant) est vraiment anecdotique, et surtout ne dit rien sur la célébrité qu'on ne sache déjà, tandis que celle avec Penelope Cruz a tout du mauvais vaudeville téléphoné, et pas très drôle.

Pour ces deux intrigues là, on a carrément l'impression que c'est un vulgaire tacheron qui a pris la place de Woody tant l'inspiration lui manque terriblement.

Bref, deux bonnes shistoires sur 4, ca fait un film à 50% raté...ou à 50% réussi...ca dépend où on se place :o)...

Evidemment, si le film n'était pas signé Woody Allen, je n'aurais pas fait autant la fine bouche. En même, c'est normal qu'on soit exigeant avec  les plus talentieux d'entre nous? Vous l'êtes bien également, de votre côté, lorsque je livre un billet moins réussi que ceux de d'habitude; non? 

 

Commentaires
F
@potzina : tiens je t'avais pas répondu à celle la...non la bande annonce ressemble bcp au film hélas<br /> <br /> @nio : ah mais pour moi ca ne fait pas l'ombre d'un doute, baldwin joue évidemment un fantome, une sorte de conscience qui est uniquement vu par jesse eissenberg<br /> <br /> c'est vrai que baldwinest exxcellent dans ce role ( comme il l'était dans rock forever) mais qu'il a morflé le pauvre!!!
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N
Avec beaucoup de retard j'ai enfin vu ce Woody. Et je te rejoins pas mal dans ta chronique dans laquelle je me retrouve également. Pour la partie Page/Eisenberg, j'ajouterais que le rôle du mentor Baldwin s'avère assez délicieux. Le bonhomme est constamment là que je me suis demandé à un moment s'il n'était pas un fantôme dans l'univers Allénien (fantômes qui apparaissent tout bonnement au naturel avec des visages d'humains, cf Match Point en espérant ne pas spoiler si tu ne l'as pas déjà vu). ;)<br /> <br /> <br /> <br /> Et je suis d'accord avec toi sur Benigni. Mérite des baffes celui-là...
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P
Je ne peux pas te donner mon avis puisque je ne l'ai pas encore vu mais je ne m'attends pas à du grand Woody Allen depuis que j'ai vu la bande-annonce qui est un cliché géant à elle toute seule. Note que la bande-annonce peut être ratée et le film très bon mais j'ai dû mal à croire que Allen puisse laisser diffuser une bande-annonce éloignée de son film... L'avantage c'est que j'irai le voir en m'attendant à du mauvais, je serai donc peut-être agréablement surprise ! ;)
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F
ah là je te suis pas...le bel et sombre inconnu, j'avais beaucoup aimé...j'avais adoré sa mélancolie sous jacente totalement absente ici..ma copine aussi d'ailleurs avait beaucoup aimé...le seul allen récent qu'elle a pas aimé, c whaterver wroks...woody fait débat comme tjrs...c en ca qu'on reconnait les grands cinéastes
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A
Je me range du côté de ton amoureuse, c'est indéniable que j'ai trouvé ce denrier opus bien au dessus du bel et sombre inconnu. Bon, en revanche Mignight in paris restera pour moi l'un des plus marquants.<br /> <br /> Au moins ce Woody est loin d'avoir fait l'unanimité !
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Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

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