Baz'art  : Des films, des livres...
6 octobre 2012

Un guetteur qu'on voit sans gaieté

A ma chère Potzina, qui m'avait trouvé bien méchante avec le pauvre film du pauvre Philippe Lellouche la semaine passée, je préviens d'emblée que je serais (bien) moins sévère cette semaine avec le film qui va passer sur le grill...

Eh non, mauvaises langues, ce n'est pas parce que j'ai peur de prendre un tweet sévère de la part du serial twittos, j'ai nommé Mathieu Kassovitz en personne qui joue dans le film en question, car je ne pense pas que la toute petite renommée de mon blog aille jusqu'à ses oreilles.

C'est tout simplement que le guetteur, le film en question, n'est pas un navet (euh, celui de Lellouche si quand même), il est même plutot plaisant à regarder, mais souffre quand même d'un facheux problème  : deux heures aprés l'avoir visionné, on ne se souvient plus grand chose du film, c'est tout juste si on se souvient l'avoir vu...

On pouvait pourtant s'attendre à du lourd au vu de l'affiche : Michele Placido, l'auteur de l'excellent Romanzo Criminale derrière la caméra, et un trio d'acteurs explosif  devant:  Auteuil, Kassovitz, donc, et Olivier Gourmet que j'avais laissé à son meilleur dans l'exercice de l'état. Ici, hélas, son rôle n'a rien à voir avec celui du film de Pierre Scholler, puisqu'il joue un peu crédible ex chirurgien qui traine avec des truands, et surtout, qui se révèle à la fois ( attention spoiler) serial killer et totalement pourri par l'appat du fric!!!! Un peu trop pour un seul homme, et ce personnage achève de plomber un scénario qui prenait un peu l'eau de toute part...

Le commissaire joué par Auteuil n'a pas beacoup plus d'épaisseur, et problème plus conséquent, il le joue avec peu de motivation, il faut dire que son personnage fait énormément penser à des rôles qu'Auteuil a déjà tenu récemment notamment 36 quai des Orfèvres ou MI 36 d'Olivier Marchall.

Le parrallèle avec Olivier Marchall va plus loin que la simple précense d'Auteuil (et celle de Francis Raynaud un autre acteur fétiche de Marchall) car la mise en scène de Placido a beaucoup de similitude avec celle du réalisateur des Lyonnais, notamment par l'usage de filtres de couleur,  un jeu sur trois couleurs blafardes: gris, gris-bleu, marron, ou également dans sa façon de filmer les scènes d'action, plutôt honnêtes au demeurant. Mais on voit que Placido lorgernait plutot sur le cinéma de Michael Mann que Marchall au départ, mais le résultat ne suit pas...

Cependant, ce n'est pas la réalisation n'est pas forcément ce qui pêche le plus dans le film, on voit que Michele Placido a du métier, mais sincèrement, il aurait du mieux resserer son scénario qui part vraiment dans tous les sens et qu'on a tendance à ne plus vraiment  réussir à suivre dans la dernière partie....

Finalement, le seul qui tire vraiment son épingle du jeu,  mais là je ne vais pas faire plaisir à Potzina qui émet visiblement quelques doutes sur son jeu d'acteur, c'est bien Kassovitz, à la fois sobre et plein de malice dans un rôle, qui est aussi, à sa décharge, le mieux écrit du film...

Bon là, je devrais définitivement échappé aux tweets assassins de mister Kasso, non?

Commentaires
A
Et bien j'ai vu les affiches mais je n'ai pas eu envie d'aller le voir, vraisemblablement c'est pas bien grave ^^
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F
@renette : ah tu es àpeine plus sympa que moi avec ce film...non c pas désagréable à voir, mais le lendemain on se demande un peu de quoi ca parlait au juste :o)<br /> <br /> @potzina : oui c parfait pour une soirée dvd d'un samedi soir :o) de rien potz, je suis tres gentil comme type, meme dans mes coups de griffe :o)<br /> <br /> @corineb: peu de gens avaient tres envie de le voir me semble t il :o)
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C
Bonjour<br /> <br /> ça me conforte dans mon choix car je n'avais pas non plus très envie de le voir<br /> <br /> <br /> <br /> bon dimanche
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P
Hello Filou !<br /> <br /> <br /> <br /> Avant toute chose, merci pour la citation et le lien vers le blog, c'est très gentil de ta part :)<br /> <br /> Effectivement, ce coup de griffe n'est pas la grosse mandale de la semaine dernière ;) Je n'ai pas vu Le Guetteur, je ne vais pas donc pouvoir apporter ma pièce à l’édifice. Je n'avais pas plus que ça envie de le voir en salles, je vais me le garder pour une de mes soirées DVD.<br /> <br /> <br /> <br /> Bon week-end filou !
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R
Bonjour, bonne critique. Si je suis allée voir ce film c'est avant tout au départ pour les acteurs que j'apprécie beaucoup, il est vrai qu'après une demi heure de film, j'ai perdu d'attention et il fallu que je m'accroche un peu. Je ne peux pas dire que je n'ai pas apprécié, mais il est vrai que je ne l'ai pas recommandé à mon entourage car le lendemain je n'y pensais même plus !! Bon week-end.
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LE FESTIVAL DU FILM DE LAMA DÉVOILE SA PROGRAMMATION !
 

 

Cette année encore, pour sa 32ème édition, le Festival du Film de Lama vous propose une programmation qui ravira petits comme grands, faisant une belle part aux œuvres présentées au Festival de Cannes avec des films venus du monde entier. Comme l'indique la devise du festival, rendez-vous aux "Chroniques d'un village monde" !
 
Le festival s'ouvrira sur le film de Sarah Arnols L'espèce explosive, présentée à la Quinzaine des Cinéastes cette année et mené par Alexis Manenti, Ella Rumpf et Vincent Dedienne.
 
Pour continuer sur cette lancée cannoise, le festival aura l'honneur de vous présenter La vie d'une femme de Charline Bourgeois-Tacquet mais aussi Notre Salut (Prix du Scénario - Festival de Cannes 2026) d'Emmanuel Marre, Minotaure (Grand Prix de Cannes 2026) de Andreï Zviaguintsev, La Bola Negra (Prix de la mise en scène - Festival de Cannes 2026) de Javier Calo et Javier Ambrossi ou encore Histoires de la nuit de Léa Mysius.
 

Festival du Film Italien de Villerupt

49e édition - Du 23 octobre au 8 novembre 2026

www.festival-villerupt.com

 

 

 

Hommage à Monica Vitti et rétrospective autour de la figure du père, la 49e édition du Festival de Villerupt dévoile ses premiers éléments de programmation et son affiche officielle.

 

En 2026, le Festival de Villerupt a souhaité, dans le cadre de sa rétrospective thématique, mettre en avant la figure paternelle. D’autorité structurante dans l’Italie d’après-guerre, cette dernière dérive progressivement vers une figure fragile, déplacée, voire problématique, révélatrice des mutations sociales, économiques et culturelles du pays. Une évolution qui sera illustrée travers une sélection d’une dizaine de films.

 

Le festival rendra aussi hommage à l’une des plus grandes icones du cinéma mondial : Monica Vitti, disparue en 2022. Reine de la comédie à l’italienne et égérie de Michelangelo Antonioni, elle est notamment célèbre pour ses rôles dans L’avventura ou Le désert rouge.

DE L'ÉCRIT À L'ÉCRAN MONTELIMAR FILM FESTIVAL 15 ème édition

DU VENDREDI 18 AU JEUDI 24 SEPTEMBRE 2026- Montélimar


Le festival De l'écrit à l'écran revient en septembre 2026 pour sa quinzième édition.
Véritable temps fort de l'action culturelle menée par l'association éponyme, le festival conjugue au présent cinéma et littérature, crée des ponts inter-culturels et interartistiques stimulants et enrichissants. Il s'articule autour de 3 axes fondamentaux: ce qui s’écrit, ce qui se dit et ce qui se pense, sur la toile comme au-delà, et les met en lumière. En 2025, le festival a accueilli plus de 147 invités, organisé 140 événements dont 89 séances de cinéma et réuni plus de 33 000 spectateurs.

De l'écrit à l'écran - Cinéma Festival - Montélimar - 2024 | De L'écrit à l'écran

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